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Procès d’Ugo Fredette: la sélection du jury a débuté ce matin au palais de justice de Saint-Jérôme

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SAINT-JÉRÔME | Le procès devant jury d’Ugo Fredette, qui est accusé d’avoir commis deux meurtres prémédités la même journée, débutera jeudi matin.

Jeudi, les avocats de la Couronne et de la défense ont mis toute la journée à choisir avec soin 14 candidats jurés parmi près de 500 personnes convoquées au palais de justice de Saint-Jérôme.

Il s’agit de 10 hommes et quatre femmes, âgés de 23 à 72 ans.

Dès jeudi matin, le jury aura un aperçu de la preuve qui lui sera présentée durant les deux prochains mois, puisque la Couronne fera son exposé d’ouverture.

Pour le moment, les médias ne peuvent rapporter aucun détail de l’affaire dont le jury ne serait pas informé.

Si tout se déroule comme prévu, deux jurés seront libérés de leur tâche avant l’audition du premier témoin, prévue lundi. Une trentaine de témoins seront entendus au total.

Ugo Fredette est accusé d’avoir commis les meurtres prémédités de Véronique Barbe et d’Yvon Lacasse.

On reproche à l’homme de 43 ans d’avoir assassiné les deux victimes la même journée, soit le 14 septembre 2017.

« Le fait que M. Fredette soit accusé ne signifie pas qu’il est coupable. La Couronne doit prouver sa culpabilité hors de tout doute raisonnable », a prévenu la juge de la Cour supérieure, Myriam Lachance, jeudi, lors de son allocution aux candidats jurés.

Afin de s’assurer de l’impartialité des membres du jury, la magistrate demandait à chaque personne qui a défilé devant elle jeudi si celle-ci avait déjà entendu parler de la cause dans les médias.

Les candidats devaient ensuite indiquer à la juge s’ils avaient déjà une opinion quant à la culpabilité ou l’innocence de l’accusé, qui était assis dans un box vitré situé à leur gauche.

Opinion préconçue

Enfin, chacun devait dire s’il se croyait capable ou non de mettre de côté une opinion préconçue pour ne déterminer le sort de Fredette que sur la preuve qui sera entendue en salle de cour.

Pendant la procédure, à laquelle Le Journal a assisté, de nombreux candidats ont affirmé être au courant du dossier. Certains ont même candidement répondu qu’ils ne pourraient pas faire abstraction de leur opinion personnelle pour juger l’accusé.

Ceux-ci ont systématiquement été écartés du processus par deux vérificateurs choisis au hasard parmi les candidats.

La Couronne est représentée par Mes Steve Baribeau, Alexis Marcotte-Bélanger et Karine Dalphond, tandis que Me Louis-Alexandre Martin défend l’accusé.