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Cinq galas, c’est des galas en ta!

David Lemieux est dans une forme splendide.
Photo courtoisie David Lemieux est dans une forme splendide.

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David Lemieux contre Canelo Alvarez. Ou David Lemieux en demi-finale du combat entre Canelo Alvarez et Sergey Kovalev.

Camille Estephan ressemble à un jongleur depuis quelques semaines. Il tente d’arriver à une entente avec Golden Boy Promotions pour que Lemieux fasse partie du gros show de l’automne. Probablement dans les deux premières semaines de novembre. Un immense gala qui mettra en vedette Alvarez, l’homme de 360 millions $ US. Probablement à Las Vegas.

C’est loin d’être bouclé. Faut d’abord que Kovalev et Alvarez arrivent à s’entendre. Puis, malgré des victoires spectaculaires contre Curtis Stevens et Gary Spike O’Sullivan, Lemieux devra convaincre les sceptiques qu’il a retrouvé la santé et la forme.

« Ce sera un combat à 168 livres, ça enlève de la pression », explique son promoteur Camille Estephan.

Ça fait des années que Lemieux soigne tant bien que mal des blessures aux mains et à une épaule. Sans parler de son problème chronique de poids. Selon Estephan, il n’a jamais été dans une aussi bonne forme. Les photos de lui qu’on voit circuler sur les réseaux sociaux sont pour le moins surprenantes. Il a enfin un six pack, diraient les Calinours.

Lemieux est prêt, mais il faut attendre la décision d’Alvarez, c’est lui le vrai patron dans cette histoire.

FRACTURE POUR BAZINYAN

Quant à Erik Bazinyan, il a soigné une vilaine fracture au petit doigt de la main gauche. Le Lavallois a subi cette blessure lors de son combat contre Alan Campa à Las Vegas en mai. Fracture multiple tellement vilaine qu’on a craint à un moment de devoir amputer le bout du doigt. Finalement, le jeune homme a fini par guérir et est maintenant prêt à reprendre le chemin du ring.

Les rumeurs l’envoient contre Billy Joe Saunders, le déplaisant champion qui a battu Lemieux à Laval, mais Estephan juge que Bazinyan a besoin d’une couple de combats avant d’être fin prêt. En attendant, il est déjà aspirant obligatoire au titre WBO de Saunders.

Dans le cas de Bazinyan, Golden Boy Promotions a de grands projets pour lui en Californie.

« La communauté arménienne est très importante et Golden Boy aimerait faire d’Erik [Bazinyan] un favori local », souligne Estephan.

Effectivement, on estime entre un demi-million et un million le nombre d’immigrants arméniens à Los Angeles, Glendale et les autres villes de l’État soleil.

Mais ça voudrait dire aussi que les amateurs de boxe québécois pourraient perdre un autre de leurs favoris. Ça commence à faire plusieurs.

Les gens de Shawinigan et Roger Lavergne vont être déçus. Shawi devait présenter un gala de poids lourds dans la dernière semaine de novembre. Avec Simon Kean en finale.

À RIMOUSKI

Tout indique que c’est Rimouski qui va hériter du gala. Estephan a été très satisfait par le choc mettant en vedette Steven Butler l’an dernier en novembre. Les dirigeants de l’Océanic, Alexandre Tanguay et Éric Boucher, aussi.

« Je dirais que c’est réglé à 99 %. Dépendamment de la date, le 23 ou le 30 novembre, le gala pourrait être présenté à TVA Sports. Sinon, ce sera à Punching Grace, notre réseau de télévision, et nos abonnés, nombreux et loyaux, seront comblés de toute façon », de dire Estephan.

Avec un grand gala prévu au Centre Bell le 16 décembre, c’est cinq solides soirées qu’Eye of the Tiger Management a dans ses cartables.

Cinq galas, c’est des galas en ta ! dirait le Moose Dupont...

Négos féroces autour de Rivas

C’est une affaire de millions de dollars. De pouvoir. De monstrueux ego. Une affaire qui pue la complaisance, pour ne pas parler de corruption.

Une de ces histoires de boxe qui font de bons films, mais qui font lever le cœur aux vrais amateurs.

Yvon Michel a quitté Montréal hier soir pour un voyage de repos en Israël, mais le connaissant, entre deux chemins de croix et le Mur de Jérusalem, il va avoir l’œil rivé sur son cellulaire.

C’est que Michel, avec sa compagnie bien modeste, est impliqué dans un énorme bras de fer avec le Goliath de la boxe depuis deux ans, l’Anglais Eddie Hearns. C’est Hearns qui a hérité du contrat de 1,6 milliard $ de DAZN (streaming). Ce faisant, il devenait le tsar de la boxe, surtout avec le retrait du réseau HBO de la boxe.

En fait, il reste Bob Arum de Top Rank et ESPN, Oscar de la Hoya de Golden Boy avec Showtime et Al Haymon avec Fox. Kathy Duva survit là-dedans avec son contrat la liant à Sergey Kovalev.

FAIRE PAYER LE DOPÉ

En apparence, Michel est sans défense dans cette jungle. Mais il peut compter sur un point majeur. Hearns savait trois jours avant le combat contre Oscar Rivas que son boxeur avait été testé positif. Dillian Whyte était dopé. Jamais Michel et Rivas n’ont été prévenus.

Depuis, six semaines après le duel, on est toujours sans nouvelle de l’échantillon B prélevé chez Whyte. Les avocats de GYM tentent par des voies légales d’obtenir des informations.

En fin de semaine dernière, Mauricio Sulaiman était à Londres pour l’affrontement de Vasyl Lomachenko. C’est évident que le président de la WBC a discuté du problème avec Hearns. Tout le monde est offusqué par le sans-gêne arrogant des Anglais.

Voilà que Michel prépare le pas suivant. Aller devant un tribunal britannique.

Personne ne veut confirmer quoi que ce soit, mais les messages se sont déjà passés. Hearns n’a pas du tout le goût d’étaler devant un tribunal ses comptes bancaires et ses combines de dopage.

Pourquoi ne pas en arriver à un arrangement ? Comme il y en a tant dans la boxe. Pourquoi ne pas donner un gros combat de championnat du monde à Rivas, qui de toute façon n’a pas mal paru du tout contre Whyte ?

Quelque part au printemps... si Anthony Joshua reprend son titre en Arabie saoudite...

Sans parler de Bob Arum qui a retrouvé le numéro de téléphone d’Yvon Michel.

On peut rêver...

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