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Dans la cuisine avec Patrice Brisebois: «un bon gâteau au chocolat, c’est imbattable»

Patrice Brisebois
Photo Martin Alarie Patrice Brisebois

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Patrice Brisebois, pour ceux qui l’auraient oublié, a joué plus de 1000 matchs dans la Ligue nationale de hockey pendant 18 ans. Seize saisons pour le Canadien de Montréal avec qui il a gagné la coupe Stanley en 1993. Ça rappelle de bons souvenirs. Patrice est un homme heureux, charmant avec tout le monde, passionné de course automobile, de bons vins et de cuisine italienne. C’est à son restaurant préféré à Montréal, au Bremner, que je le rencontre.

Questionnaire gourmand

Alors Patrice, café ou thé ?

En fait, je vais te faire rire, car j’adore prendre un bon cappuccino lorsque je suis en Italie avec mon amoureuse Nadia, mais pas vraiment le café ici chez nous. Le matin, j’ai toujours gardé ma routine d’athlète. Donc, c’est le gros déjeuner. Des toasts, des céréales, des fruits en bonne quantité, les fruits rouges surtout l’été. J’adore aussi la banane pour ses vertus bénéfiques, dont le potassium. Des jus, des œufs, bref, c’est un gros repas, car il me permet de bien démarrer ma journée chargée.

Donc, café-croissant ou gruau et fruit ?

Tu as bien compris que je vais être plutôt gruau et fruit, que café-croissant, mais je m’adapte. Si je suis en voyage en France, je vais sûrement faire café-croissant. Et en Italie, café-biscotti (rire).

Beurre ou margarine ?

J’ai bien connu la margarine plus jeune, mais je suis maintenant beurre, même sur mes toasts.

Pain tranché ou baguette ?

Le matin, c’est plutôt pain tranché, sinon pour les repas du midi ou du soir, baguette, pain de campagne ou pain panini.

Fromage ou dessert ?

C’est une bonne question, car avant que je rencontre mon amoureuse Nadia [Saputo], je ne mangeais pas de fromage et pour elle, c’était incroyable. Mais je lui fais une grande confiance, car tout ce qu’elle touche en cuisine se transforme en pur bonheur. Alors, petit à petit, avec ses conseils et suggestions, je me suis mis à déguster une grande variété de fromages et c’est aujourd’hui un grand plaisir d’en manger. Voilà pour l’anecdote, sinon, un bon gâteau au chocolat, c’est bien aussi.

Viande ou poisson ?

Je vais avouer que la viande a fait partie de mes grands bonheurs de gourmandise, mais je suis obligé aussi d’avouer que le poisson est aussi une grande source de satisfaction. Il n’est pas rare que je le choisisse au restaurant. Morue, flétan, homard... et un bon gros steak.

Salade ou frites ?

Si ce sont des feuilles de salade verte uniquement, je passe mon tour, si c’est une belle salade composée avec plein d’ingrédients et bien assaisonnée, alors oui. Mais bon, puisque je suis un livre ouvert et que je suis bien honnête, je vais dire frites. Surtout celles du Bremner, malade.

Végé ou Carné ?

J’ai été très carné, mais je comprends que pour être en bonne santé aussi, il faut que j’ajoute plus de légumes à mon alimentation, mon amoureuse se charge de me faire rectifier le tir (rire).

Resto ou livraison ?

Là encore, tout est une question d’occasion. Si je viens de passer quatre jours à sortir, fête, resto, amis, je vais avoir envie de passer une soirée tranquille à la maison et ce sera soit un bon repas maison soit une livraison ou même aller chercher des plats ou sushis et les manger chez nous. Mais j’adore aller au resto autant que j’aime de plus en plus rester chez nous.

Caramel ou chocolat ?

Oh oui, le chocolat. J’adore, même un bon chocolat à croquer de temps en temps.

Huile d’olive ou huile de canola ?

Huile d’olive, je n’ai pas le choix (rire).

Gâteau ou biscuit ?

Un gâteau au chocolat est toujours gagnant !
Photo Adobe Stock
Un gâteau au chocolat est toujours gagnant !

Je vais dire gâteau, car un bon gâteau au chocolat, c’est imbattable.

Gastro ou bistro ?

Je ne suis pas le seul dans ce registre, j’adore aller dans les restaurants gastronomiques, mais je trouve que parfois c’est trop long et trop sage. J’aime aller dans les restaurants ou la nourriture et l’ambiance seront à l’unisson, où tu te sens un peu chez toi, reçu comme un ami. D’ailleurs, c’est souvent le cas, les chefs et les restaurateurs finissent par devenir des amis et c’est chez eux que tu veux aller souvent finalement, plutôt que de passer ton temps à en découvrir d’autres.

Bière ou vin ?

Le vin, c’est un monde merveilleux que je découvre tout le temps avec curiosité, mais sans être un véritable expert. J’ai une belle cave chez moi et je découvre depuis quelque temps le monde du blanc, moi qui ai presque toujours été plutôt rouge.

Justement, c’était ma prochaine question, blanc ou rouge ?

Ce n’est pas encore 50/50, mais je suis beaucoup plus ouvert aujourd’hui au vin blanc et c’est vrai que c’est bien agréable de boire du vin blanc pour commencer le repas.

Bulles ou cocktail pour l’apéro ?

Étrangement, je n’ai jamais été un gros consommateur de bulles, que ce soit champagne, prosecco, cava... En fait aujourd’hui, je redécouvre les cocktails et à Montréal dans les bars et les restaurants il y a de belles découvertes à faire grâce aux talentueux mixologues de la métropole.

Pour toi, un repas et une soirée parfaite, c’est quoi ?

Pour les soirées plus décontractées, ça se passe dans la cuisine autour de l’îlot où une multitude de plats à partager sera déposée. Musiques, bons vins, rires, joie, c’est un bon mix pour relaxer avec les amis. Dans ce cas-là, nous organisons des soirées thématiques, comme dernièrement, une soirée mexicaine : tacos, guacamole, enchiladas... Sinon, dans la salle à manger, ce sera plus formel et le repas sera souvent italien, avec un bon osso buco, des pâtes et pour terminer, un tiramisu.

As-tu une recette chouchoute que tu fais à tes invités ?

J’ai quasiment un chef à la maison avec mon amoureuse, alors, je suis super gâté. Mais je peux te dire que je suis un super sommelier (rire), mes invités ne manquent de rien et je suis à leur service, dans tous les sens du terme.

Raconte-moi la réalisation culinaire dont tu es le plus fier.

Ma sauce à spaghetti est toujours bonne, pas aussi exceptionnelle que la sauce bolognaise de ma douce, mais je ne serais pas gêné de servir ma sauce à mes invités.

Dis-nous que tu rates les choses à l’occasion et qu’il t’est déjà arrivé de servir un plat complètement raté...

Oh, mon Dieu, oui ! La première fois que je me suis fait un steak, c’était de la semelle de botte et c’était bien difficile de le mâcher. C’est sûrement pour cela que j’aime manger un bon steak au restaurant, ça me rappelle comment moi, je l’avais raté la première fois.

Meilleure expérience culinaire à vie ?

Lors d’un voyage, il y a quelque temps à Capri. L’hôtel, la vue magique de la terrasse, manger sous des citronniers, cuisine divine, c’est sûr que des moments comme cela te marquent à tout jamais.

Ça sentait quoi chez toi, dans la cuisine, lorsque tu étais petit ?

Ma maman faisait de bons gâteaux, des sauces à spaghetti, des tourtières aussi, mais son jambon, c’était quelque chose. Ça sentait bon dans la maison et nous étions bien heureux lorsque nous en mangions. Ce n’était pas la richesse chez nous, mais ma mère faisait tout pour que nous ne manquions de rien.

Fromage préféré ?

Le parmesan, j’avoue que c’est difficile de s’en passer, c’est un délice qui se marie à tellement de recettes. Et même en dégustation seule, c’est délicieux avec ses petits cristaux de sel.

Ton livre de cuisine préféré ?

Évidemment, celui de mon amoureuse. Chef Mom : In the kitchen with Nadia Saputo. Le livre est très beau, crois-moi sur parole, les recettes sont tellement savoureuses, je ne suis pas son cobaye puisque c’est toujours incroyable lorsqu’elle prépare un repas. En fait, Nadia n’osait pas cuisiner avant tellement les femmes de sa famille sont d’extraordinaires cuisinières. Elle a affronté ses peurs et aujourd’hui, c’est une vraie chef cuisinière qui nous gâte de ses plats divins.

Carnets d’adresses

Tes restos préférés ?

Le restaurant Maïko. Les meilleurs sushis que je connaisse, c’est situé à Dollard-des-Ormeaux. Sincèrement, c’est une place fabuleuse, toujours pleine, toujours bien fait, d’une grande délicatesse, tout est impeccable. Je ne m’en lasse pas.

Resto préféré pour sortir en tête-à-tête ?

J’aime bien la maison Boulud. J’adore aussi aller au Ritz pour le bal du Grand prix du Canada, ce sont toujours des soirées magiques.

Restaurant chouchou entre tous ?

J’adore Chuck et Danny, les chefs des restaurants le Garde-Manger et le Bremner. Chez eux, je suis pris en charge, je salive avant même d’arriver dans leurs restos. L’accueil, le service, la cuisine et les vins. Ce sont de vrais passionnés et j’aime comment ils prennent soin des clients, tous les clients. Voilà ce qui fait mon bonheur et voilà pourquoi, surtout, j’ai envie d’y retourner encore et encore.

Produits culinaires chouchous ?

Je vais te surprendre, mais j’ai un faible pour Bagel St-Viateur, c’est tellement bon que j’en mange presque tous les matins. Ce n’est pas des farces. Lorsque j’aime quelque chose, j’aime en manger souvent.

Recette fétiche ?

Je t’ai dit en début d’entrevue que je te dirais la vérité, alors voilà, un fantastique burger cuit sur le gril, avec fromage, le tout bien juteux et savoureux. C’est quand même bien bon et je pense que je ne suis pas le seul à aimer ça (rire) !

De quoi ne peux-tu pas te passer en cuisine ?

De Nadia (rire). Blague à part, je ne peux pas me passer de crème glacée, j’en mangerais tout le temps.

Un coup de cœur culinaire ?

Le fromage Tuma. Je ne pensais pas aimer ce genre de fromage à cause de sa texture, mais franchement, c’est vraiment très bon.

Gourmandise coupable ?

Le chocolat, mais ne le répète à personne (rire).

Ton style de cuisine préféré ?

Il y en a deux, la cuisine québécoise, car elle est mon souvenir d’enfance, et puis la cuisine italienne chère à mon cœur.

 

 

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