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«Il faut démocratiser le monde de la danse»

Le spectacle Mue érable sera présenté lundi à la Cinquième salle de la Place des Arts. Le Festival Quartiers Danses se terminera quant à lui le 15 septembre. 
Photo courtoisie Le spectacle Mue érable sera présenté lundi à la Cinquième salle de la Place des Arts. Le Festival Quartiers Danses se terminera quant à lui le 15 septembre. 

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Révélé au public québécois grâce à Révolution l’an dernier, Charles-Alexis Desgagnés continue de déployer son univers sur les scènes de la province. Prochain arrêt : le Festival Quartiers Danses où les spectateurs pourront y retrouver le danseur... et ses dizaines de morceaux de tissus multicolores.

Le spectacle Mue érable a connu différentes incarnations avant d’en arriver à celle qu’on pourra découvrir, lundi, dans le cadre du Festival Quartiers Danses. D’abord chorégraphié par Charles-Alexis Desgagnés pour un groupe de 28 étudiants l’an dernier, il a ensuite été adapté en solo, distillé et réduit à deux minutes pour la demi-finale de l’émission Révolution, à l’automne 2018.

« Les gens vont se sentir en terrain connu. Mais ce qu’ils ont vu à Révolution n’était qu’un amuse-gueule. Là, ils vont avoir le repas au complet d’environ 40 minutes », avance en riant Charles-Alexis Desgagnés.

« L’essence est restée la même, mais j’ai sélectionné les segments qui fonctionnaient le mieux, et j’en ai créé d’autres pour raconter l’histoire que j’avais envie de partager, soit celle des nœuds qu’on doit défaire dans différentes sphères de notre vie pour se libérer de certaines peurs », ajoute-t-il.

Cette histoire, Charles-Alexis Desgagnés l’a divisée en trois chapitres, soit la tête, le cœur et le ventre, chacun avec ses propres mouvements et émotions. Mais une fois sur scène, le récit ne lui appartient plus. Il laisse le soin à ses spectateurs de se l’approprier.

« Ma structure à moi est claire, mais je ne force rien. Chaque personne dans la salle va, en quelque sorte, voir un spectacle différent, selon son vécu, ses émotions et la manière dont elle l’interprète. Et c’est ça qui est vraiment le fun de l’art contemporain. C’est très vivant », explique-t-il.

L’après-Révolution

La visibilité que lui a apportée l’émission Révolution, l’an dernier, permettra fort probablement à plusieurs téléspectateurs de faire le saut vers les salles de spectacle, et ce, peut-être même pour la première fois. Ça, Charles-Alexis Desgagnés le sait. Et il l’espérait, même. Car il lui importe de créer chez le public une nouvelle habitude en ce qui a trait au monde de la danse.

« C’est pour cette raison-là que j’ai fait l’émission, pour essayer d’encourager les gens à aller dans les salles pour voir des spectacles de danse, pas simplement pour voir mes spectacles, mais voir ceux des autres danseurs. Il faut démocratiser le monde de la danse ; il est beaucoup plus accessible que ce que les gens pensent », soutient Charles-Alexis Desgagnés.

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