/news/transports
Navigation

La facture grimpera pour le déneigement

Le coût des nouveaux contrats donnés par la Ville au privé bondit de 19 %

La Ville de Québec reprendra une partie des opérations de déneigement faites par le privé, en régie interne, cet hiver, afin de limiter la hausse des coûts.
Photo d'archives, Pascal Huot La Ville de Québec reprendra une partie des opérations de déneigement faites par le privé, en régie interne, cet hiver, afin de limiter la hausse des coûts.

Coup d'oeil sur cet article

La facture de déneigement sera beaucoup plus salée pour la Ville de Québec, l’hiver prochain, en raison d’un bond de 19 % des nouveaux contrats octroyés au privé par rapport aux estimations.

Le maire Régis Labeaume et le responsable des travaux publics au comité exécutif, Jérémie Ernould, ont convoqué la presse, hier, pour faire le point, déplorant cette hausse « historique » du prix des soumissions pour les contrats. Parallèlement, le nombre de soumissionnaires a chuté de moitié depuis 2016, passant de 20 à 9.

Impossible de savoir, pour l’heure, ce que la hausse représente en argent puisque les contrats renouvelés concernent 13 zones sur 45. Le maire promet des réponses en décembre lors du dépôt du budget.

L’an dernier, le budget de déneigement de 45 M$ a été défoncé de 9,8 M$ en raison de la neige abondante (387 cm).

« On n’aime pas ça, 20 %, mais je pense que ceux qui vont renouveler leurs contrats pour leurs entrées cette année vont sûrement avoir aussi une augmentation [...] On va payer ce que ça coûte, c’est une fatalité », a déclaré le maire de Québec.

Nouvel appel d’offres

Afin d’atténuer la hausse, qui était encore plus élevée à l’ouverture des soumissions (+28 %), la Ville a choisi de lancer un nouvel appel d’offres pour les deux zones où l’écart était le plus important (environ 50 %) par rapport aux estimations, soit Val-Bélair et les « rangs ouest » dans le secteur de l’aéroport.

De nouvelles zones seront par ailleurs reprises en régie interne par les employés municipaux, qui entretenaient déjà 54 % des rues de la Ville. La Ville n’exclut pas d’augmenter ce ratio dans l’avenir.

Une étude sera même lancée pour tenter d’avoir un état des lieux plus complet. Déjà, on pointe du doigt la pénurie de main-d’œuvre en raison des horaires atypiques peu attrayants, les contrats à risques partagés (avec un seuil de 295 cm) qui peuvent rebuter des fournisseurs, la durée des contrats ou la distance plus longue à parcourir pour les dépôts à neige.

Le maire ne croit pas que la collusion puisse expliquer la flambée des prix. « Avec les critères mis en place par l’UPAC et que nous, on applique, ça serait assez compliqué. C’est une hypothèse qui est quasiment exclue. On va avoir une entreprise indépendante qui va évaluer tout ça », a-t-il néanmoins indiqué.

Projets pilotes cet hiver

La Ville lancera, par ailleurs, quelques projets pilotes cet hiver. Elle réduira la fréquence de soufflage dans certaines rues à faible densité, elle déneigera des pistes cyclables et expérimentera un système d’alternance pour les interdictions de stationnement dans les quartiers dotés de feux clignotants.

Une nouvelle politique de déneigement sera dévoilée au printemps.

 
Visitez qub.radio pour ne rien manquer de notre programmation quotidienne et de nos baladodiffusions