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La fébrilité de la chasse au chevreuil

Qui n’a pas déjà rêvé de déjouer de beaux bucks comme ceux-ci provenant de la réserve faunique de Papineau-Labelle.
Photo courtoisie Qui n’a pas déjà rêvé de déjouer de beaux bucks comme ceux-ci provenant de la réserve faunique de Papineau-Labelle.

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Certains amateurs de cerf de Virginie sillonnent les forêts depuis plusieurs mois déjà afin de localiser les meilleurs endroits potentiels de leur territoire.

Il y en a même qui recherchaient des signes dès la fonte des neiges, avant la floraison printanière, afin de découvrir des indices laissés au cours de la dernière saison des amours. Il y a aussi d’autres types d’adeptes qui ne s’intéresseront à l’activité que quelques jours avant. Il est important de se remémorer que normalement, à la chasse, plus on investit de temps à se préparer, plus on a de chance de récolter le cervidé qui nous fait rêver depuis belle lurette.

Après un été aussi génial, il est difficile de réaliser qu’à certains endroits la saison débutera dans deux semaines à peine.

Un site giboyeux

Papineau-Labelle est subdivisé en 67 secteurs de chasse. Leur taille moyenne se situe autour de 18,83 km² par lot attitré. Les forfaits proposés sont d’une durée de 5,5 à 7,5 jours. Sur cet immense site, l’activité de prélèvement n’est permise que 20 jours, soit du 28 octobre au 16 novembre 2019. C’est tout ! Tout le reste de l’année, il n’y a pas de pression de chasse et aucune période particulière en fonction du type d’arme. Certains secteurs seront visités par à peine un ou deux groupes sans jamais dépasser trois.

Joé Bélanger et Érik Constant, de cette réserve faunique, en ont vu de toutes les couleurs au cours de leur carrière à cet endroit que je considère comme étant le meilleur sanctuaire de chasse au cerf de Virginie, trophées de la Belle Province. C’est d’ailleurs au Pap-Labelle, comme plusieurs l’appellent, que mes compagnons et moi avons récolté nos plus gros bucks à vie.

M. Bélanger expliquait ce qui suit : « Lors de l’achat d’un séjour de chasse au cervidé, l’adepte reçoit un code promo de 50 % applicable pour une visite de prospection avec hébergement qui peut très bien se transformer en forfait au petit gibier ou en villégiature d’automne. » Il terminait en précisant que « malgré ces incitatifs, peu de nemrods se donnent la peine de découvrir leur futur territoire attitré ».

Selon le technicien de la faune Érik Constant, « à la suite d’un résultat négatif lors du tirage au sort hivernal de la Sépaq, de nombreux passionnés croient à tort qu’il n’y a plus de possibilité de chasser dans Papineau-Labelle ». Il continuait en indiquant que « pourtant, il y a encore une foule de forfaits disponibles, dont certains dans des secteurs performants comme le 46, le 361, le 31, etc. Il y a même un rabais applicable de 20 % qui se nomme last call ».

Conseils de pros

Messieurs Bélanger et Constant ainsi que le chasseur émérite Michel Charbonneau ont bien voulu dresser une liste de suggestions pour aider les lecteurs du Journal à obtenir les résultats escomptés. Voici l’essentiel de leurs propos :

Afin de ne pas alerter tout le cheptel de votre arrivée, laissez votre voiture et votre quad à une distance minimale d’un kilomètre de votre site nourricier ou de chasse. De plus, évitez de claquer les portes et de faire révolutionner le moteur.

Ces trois spécialistes pensent que bien qu’il soit tentant de partir très tôt, à la noirceur, pour se rendre à son spot, il est préférable d’attendre la levée du jour pour se déplacer et ainsi avoir une chance de voir et même de faire feu en direction du gibier que vous n’auriez pu apercevoir autrement.

Quand vous installez votre abri au sol ou votre tree stand, positionnez-le si possible à au moins 100 mètres du site ciblé d’où proviendront les cerfs. Évitez aussi d’enlever trop de branches aux alentours, ce qui pourrait vous rendre beaucoup trop visible aux yeux des cervidés.

À l’affût, on ne bouge pas. Une journée passée dans un mirador peut être longue. Il est impératif de gesticuler au minimum et de le faire le plus lentement possible. Plusieurs préfèrent la tente de chasse qui camoufle la plupart de nos mouvements.

De nombreux sportifs quittent leur cache entre 11 h et 15 h afin d’aller casser la croûte ou pour faire un somme. Les données recueillies au fil du temps démontrent hors de tout doute qu’un grand nombre de gros mâles sont prélevés lors de cette période. Vous auriez vraiment intérêt à demeurer sur place jusqu’à la toute dernière minute légale.

Déficit d’attention

En fin de journée, lorsque la chasse est terminée, plusieurs personnes fatiguées sortent de leur affût avec insouciance. La très probable présence de cerfs à proximité fait en sorte que même si ces derniers ne sont pas apeurés par le chasseur, ils sont avisés du danger potentiel et éviteront le secteur pour quelques jours.

Chasser requiert une attention continue à l’environnement qui nous entoure pour espérer y déceler un cerf avant qu’il ne nous ait vus. Lorsque l’on est à l’affût, les journées peuvent nous paraître interminables. Il est facile de nous laisser distraire, par moment, par notre téléphone intelligent ou par un livre lors de périodes plus tranquilles.

Vous devez toujours être prêt. Il ne faut évidemment pas avoir le doigt sur la gâchette à tout moment. Cependant, que ce soit à l’affût ou à la chasse fine, avoir son arme à portée de main, en bandoulière ou déposée près de soi est un atout. Il est important de limiter au maximum les mouvements requis pour l’épauler et ensuite faire feu.


► Pour en apprendre plus, composez le 819 454-2011 poste 24 ou visitez le site. www.sepaq.com/rf/pal.

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