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Le tour du monde au rythme du soccer

À Londres, à l’âge de 28 ans.
Photo courtoisie À Londres, à l’âge de 28 ans.

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Patrice Bernier a l’habitude des voyages ! À seulement 10 ans, il traversait l’Atlantique pour participer à un tournoi de soccer à Nice avec l’Association Soccer Brossard : « C’est alors que j’ai pu constater à quel point, dans certains pays, les gens vivent au rythme du soccer. Un voyage marquant qui m’a également ouvert sur le monde », dit-il. Le reste est de la petite histoire. Pour sa carrière, Patrice Bernier, maintenant aide-entraîneur pour l’Impact de Montréal, a voyagé aux quatre coins de la planète. Il a même résidé pendant plusieurs années au Danemark, en Norvège et même en Allemagne. Son grand coup de cœur, sans contredit, Copenhague, où sa fille aînée a vu le jour.


Vous avez une affection particulière pour les pays scandinaves où vous avez longtemps séjourné ?

À Tromsø, en Norvège.
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À Tromsø, en Norvège.

La Norvège est un pays axé sur les sports d’hiver, entre autres le ski de fond. J’ai eu la chance de vivre à proximité d’Oslo, et même à Tromsø dans le cercle polaire, là où pendant plusieurs semaines, durant les mois d’été, le soleil ne se couche pas ! J’ai appris à connaître les Norvégiens, des gens plutôt réservés avec qui j’ai tissé de bons liens. J’ai vécu quatre ans et demi en Norvège, et j’ai même appris la langue que j’arrivais à comprendre. Mais il y a de nombreux dialectes à travers le pays, alors, ce n’est pas évident.

En bateau sur le Bosphore, en Turquie, alors qu’il jouait pour l’équipe norvégienne Tromsø IL.
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En bateau sur le Bosphore, en Turquie, alors qu’il jouait pour l’équipe norvégienne Tromsø IL.

Et comment avez-vous aimé le Danemark où vous avez habité trois ans et demi ?

J’ai beaucoup aimé Copenhague qui m’a rappelé Montréal. Le principal moyen de transport est le vélo, et la ville n’a rien à envier à Amsterdam ! J’habitais au centre-ville dans un quartier comparable à Outremont, autrefois habité par des rois et où se trouve un ancien château et un parc superbe ! Avec ses nombreux cafés, ses petites boutiques et ses bons restaurants, ce district animé me plaisait beaucoup !

Les Danois travaillent très fort, mais quand vient le temps de relaxer, ils ne le font pas à moitié ! Au Danemark, il y a peu de criminalité, peu d’analphabétisme et les employés des McDonald’s gagnent plus de 20 $ de l’heure.


Aimeriez-vous y vivre ?

Si je ne travaillais pas pour l’Impact de Montréal, je crois que je m’installerais à Copenhague. C’est là où mon premier enfant est né, et nous y avons encore beaucoup d’amis. Bien qu’ils soient moins exubérants, les Danois ressemblent beaucoup aux Québécois ! Quand on apprend à les connaître, on découvre qu’ils sont de bons vivants. Ils n’ont pas peur de faire la fête, et de boire de la bonne Carlsberg ! Si vous allez faire un tour, ne manquez pas l’incontournable château de Kronborg, qui a inspiré Shakespeare dans Hamlet.


Vous connaissez aussi très bien l’Allemagne ?

À Paris, à l’âge de 28 ans.
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À Paris, à l’âge de 28 ans.

Tout à fait. J’ai vécu à Kaiserslautern, à environ 45 minutes de Francfort. J’ai dû tant bien que mal apprendre l’allemand, ce n’était pas facile, surtout la grammaire. En même temps, ce fut un bonheur de vivre dans un pays où le soccer est une religion ! J’ai vraiment beaucoup aimé leurs fameux marchés de Noël. Dès novembre, ces marchés artisanaux font leur apparition dans plusieurs villes d’Allemagne. J’ai pu ainsi visiter plusieurs autres villes d’Europe à proximité. Quel plaisir de passer le week-end à Amsterdam, ou bien de prendre le TGV pour Paris, ou encore l’avion pour rejoindre Londres en une heure !


Quelles sont vos villes sportives préférées ?

New York avec ses nombreuses équipes de sport, que ce soit le hockey, le basketball, le football, le baseball et même le soccer. Certaines de ces disciplines ont même deux équipes ! Comme c’est le cas pour le hockey avec les Rangers de New York et les Islanders. J’ai beaucoup aimé jouer au soccer au Portugal. D’ailleurs, il y a deux clubs de soccer professionnels à Lisbonne, et les deux stades ne sont pas très loin l’un de l’autre. J’affectionne aussi particulièrement la ville anglaise de Liverpool. Une ville ouvrière qui vit pour le soccer ! Enfin, je suis un grand fan du FC Barcelone et même de la ville, je me verrais très bien y habiter. À cause de sa passion pour le soccer, mais également pour son multiculturalisme, son architecture, ses arts et sa vie nocturne. Une ville où on ne s’ennuie jamais ! Enfin, je rêve un jour d’aller au Brésil. Mes parents y sont allés en 2014 pour la Coupe du monde, mais comme je devais jouer avec mon équipe, je n’ai pas pu les suivre.

Au Costa Rica, en août 2019, avec 
Les Jeunes Académies Concacaf, 
une ligue de champions pour jeunes.
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Au Costa Rica, en août 2019, avec Les Jeunes Académies Concacaf, une ligue de champions pour jeunes.

En famille, plus jeune, avez-vous beaucoup voyagé ?

En famille, à Lake George.
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En famille, à Lake George.

Nous avons régulièrement séjourné à New York et à Miami, là où nous avons de la famille. Alors, j’ai été imprégné de la culture américaine très jeune. Mon père est le seul de la famille qui s’est installé au Canada. Il est arrivé au pays en 1971 lors de la plus grande tempête du siècle ! Il a choisi de faire des études au Québec aux HEC.


Vos parents sont originaires d’Haïti, y êtes-vous déjà allé ?

Nous voulions nous y rendre en famille il y a quelques années, mais ce projet ne s’est jamais concrétisé. Il faut dire que toute ma famille était installée aux États-Unis, alors nous étions constamment en contact avec nos proches. Bien sûr, je compte y aller un jour. J’ai envie de voir où ma mère et mon père ont grandi !


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