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Destitution contestée

Un ancien cadre en cour contre la Ville de Québec

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Un ex-cadre de la Ville de Québec, qui conteste son congédiement, dit avoir été victime de « fausses accusations » de harcèlement psychologique à l’interne, il y a plusieurs années, et d’une « machination » ayant conduit à sa destitution, l’an dernier.

Alain Lajoie est convaincu qu’il a fini par faire les frais d’une crise interne au Service de l’évaluation, survenue il y a plus de 10 ans. C’est du moins ce qu’on peut comprendre à la lecture des documents judiciaires obtenus par Le Journal auprès du Tribunal administratif du travail (TAT).

M. Lajoie avait auparavant dirigé la division résidentielle du Service de l’évaluation entre 2002 et 2007, avant d’être muté contre son gré au Service des technologies de l’information. Il a été congédié, il y a près d’un an, par l’administration Labeaume qui a entériné la recommandation du comité de discipline après enquête.

Les motifs invoqués par la Ville pour son renvoi ne sont pas explicitement détaillés dans les documents auxquels nous avons eu accès.

On y trouve cependant ce bref passage : « En octobre 2018, la Ville destitue le demandeur en raison de diverses démarches [qu’il a] effectuées pour faire respecter une entente conclue en octobre 2008, lesquelles seront précisées lors de l’audience au fond », peut-on lire.

Une « campagne de discrédit »

La version d’Alain Lajoie, évaluateur agréé de formation, est toutefois documentée en long et en large dans le dossier de cour. Il attribue ses déboires en grande partie aux agissements de l’actuel directeur du Service de l’évaluation Richard Côté (ne pas confondre avec l’ancien élu du même nom), qui aurait mené une « campagne de discrédit » contre lui, allègue-t-il.

À l’époque, 18 employés sous la gouverne d’Alain Lajoie, incluant Richard Côté, avaient déposé un grief collectif pour harcèlement psychologique.

M. Lajoie avait riposté avec une poursuite de 100 000 $. La querelle s’était finalement réglée avec une entente hors cour en 2008, chaque camp acceptant de « tourner la page ».

Promesses verbales ?

M. Lajoie n’a toutefois jamais pu réintégrer le Service de l’évaluation au fil des ans, malgré des promesses « hors entente » qui lui auraient été faites, selon ses prétentions.

« Les décisions que la Ville a prises [me] concernant découlent directement des initiatives et stratagèmes de Richard Côté », accuse M. Lajoie. La Ville de Québec n’a pas voulu commenter le dossier.