/sports/football/rougeetor
Navigation

La bataille sur la ligne défensive toujours ouverte

Plusieurs candidats à un poste de partant tentent de se démarquer

98 Arnold Mbembe, Pratique du rouge et or, stade du peps, Quebec, 15 aout 2019. PASCAL HUOT / JOURNAL DE QUEBEC / AGENCE QMI
Photo d’archives, Pascal Huot L’ailier défensif de première année, Arnold Mbembe, est un des candidats à un poste de partant cette saison pour le Rouge et Or.

Coup d'oeil sur cet article

Le message de Glen Constantin, samedi, avant le match à Concordia aux joueurs de ligne défensive était clair.

Avec le départ des quatre partants de la dernière édition, la course est toujours ouverte pour ceux qui souhaitent prendre la relève.

« Il n’y a aucun poste garanti et il faut que vous fassiez des jeux, a lancé l’entraîneur-chef du Rouge et Or de l’Université Laval à ses protégés avant de se frotter aux Stingers. Je veux trouver les meilleurs. Il n’y a personne qui s’est démarqué pendant le camp d’entraînement. Si je veux être équitable, je dois donner du temps de jeu à tout le monde. »

Mbembe a saisi le message

À son premier départ dans les rangs universitaires, Arnold Mbembe a bien saisi le message de son entraîneur de position et patron du Rouge et Or. « C’était mon premier départ et je voulais me prouver, a raconté l’ailier défensif de première année. Je voulais prouver aux entraîneurs qu’ils pouvaient me faire confiance. À chaque jeu, j’étais à 100 pour cent. »

Les efforts de Mbembe ont porté fruit puisqu’il a provoqué son premier échappé en carrière en plus de récupérer le précieux objet. Il a également réussi un plaqué pour pertes alors que les Stingers se retrouvaient en deuxième essai et une verge à franchir tôt dans la rencontre.

« J’aime réussir des plaqués pour pertes, a indiqué le produit des Cheetahs de Vanier qui a eu l’occasion à Concordia de se produire devant ses parents et ses deux frères. Je ne suis pas seulement un gars qui se rend au quart-arrière, mais je suis aussi capable d’arrêter le jeu au sol. Ce n’est qu’un début, parce que j’ai aussi commis des erreurs. C’est à chacun de nous de choisir qui va être partant chaque semaine. La compétition me motive à aller fort tout le temps. »

Lors du premier match de la saison face au Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, c’est plutôt Yanis Chihat qui avait obtenu le départ. Samedi, les rôles étaient inversés. « Je suis resté patient et j’ai continué de travailler, a-t-il précisé. J’ai été un bon coéquipier et j’ai encouragé les partants. J’ai été patient jusqu’à ce que mon temps arrive. »

khuong dans la mêlée

Mbembe a-t-il gagné des points et pris une longueur d’avance ? « Il faudra regarder le film, a indiqué Constantin. Il a fait de belles choses et il faudra voir s’il a respecté le système et appliqué les bonnes techniques. En début de match, c’était difficile d’exercer de la pression sur le quart-arrière parce que le ballon sortait rapidement. »

Chihat a vu de l’action en deuxième demie et il a notamment réussi un sac. La recrue Thomas Khuong a aussi été lancée dans la mêlée en deuxième demie.

Des versions opposées

Les versions diffèrent complètement concernant les raisons qui expliquent le départ du plaqueur américain Brandon Pacheco, et les deux parties demeurent sur leurs positions.

Pacheco n’est pas de retour avec les Stingers même s’il lui restait une année d’admissibilité. Au cœur du litige, une bourse d’études de 15 000 $ pour payer les frais de scolarité des étudiants internationaux et des exigences accrues du nouvel entraîneur-chef Brad Collinson comparativement au régime précédent.

« Brad n’a pas le même style que les frères Donovan (Mickey et Patrick), mais je suis Américain et je suis habitué aux entraîneurs exigeants, a raconté Pacheco. Brad a toutefois franchi un pas de plus en me manquant de respect. Après trois ans, je méritais le respect. J’ai voulu le rencontrer avant le début du camp et il n’a pas voulu. Ce manque de respect m’a incité à quitter l’équipe. »

Collinson apporte un son de cloche différent. « Plusieurs recrues faisaient la file à mon bureau et Brandon voulait me rencontrer immédiatement, a-t-il indiqué. Parce qu’il devait attendre, il est parti. En mars, il avait été suspendu parce qu’il n’était pas assidu aux entraînements. Il est retourné en Californie et il est venu me voir à son retour en juin en me disant qu’il serait un bon coéquipier. Au deuxième jour, il a manqué un entraînement et je ne l’ai revu qu’au début du camp. »

Pacheco répondait-il aux deux critères de U Sports pour recevoir une bourse d’études ? Tout étudiant-athlète doit obtenir 18 crédits et conserver une moyenne de deux. Encore là, les versions ne concordent pas. « J’ai parlé à mon conseiller pédagogique et il m’a dit que j’étais éligible, a-t-il mentionné. J’ai dû mettre mes études sur la glace parce que j’ai une dette de 15 000 $ envers l’université. Je devrai faire un prêt si je veux retourner à l’école et terminer mon diplôme. C’est mon intention. »

Pas éligible

Deux sources bien au fait de la situation nous ont assuré que Pacheco n’était pas éligible sur le plan académique et donc il ne pouvait pas recevoir sa bourse comme prévu au moment de son recrutement.

« Je peux me coucher chaque soir la tête tranquille, a affirmé Collinson. Je ne voulais pas casser les règles. »

Les Américains Kenny Johnson et Trace Oswald ont aussi quitté l’équipe. « Kenny a eu son diplôme et il a reçu sa bourse alors que Trace s’est blessé et je ne l’ai jamais revu. »

Le quart-arrière Adam Vance est maintenant le seul Américain au sein de l’alignement des Stingers.