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Betts heureux d’être un Eskimo

Mathieu Betts débarque à Edmonton sans amertume après son essai dans la NFL

Mathieu Betts reconnaît que les derniers mois ont été mouvementés, mais il ne pourrait être plus heureux d’être un nouveau membre des Eskimos d’Edmonton après son passage avec les Bears de Chicago.
Photo Agence QMI, JIM YOUNG Mathieu Betts reconnaît que les derniers mois ont été mouvementés, mais il ne pourrait être plus heureux d’être un nouveau membre des Eskimos d’Edmonton après son passage avec les Bears de Chicago.

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Les derniers mois ont été fertiles en rebondissements pour Mathieu Betts. Au terme de son essai avec les Bears de Chicago, qui ne lui aura pas permis de vivre le rêve de se tailler un poste dans la NFL, c’est l’esprit en paix et fier du chemin parcouru qu’il s’apprête à grossir les rangs des Eskimos d’Edmonton.

Ce sera la Ligue canadienne plutôt que la NFL, mais l’ancien ailier défensif du Rouge et Or n’éprouve aucun regret. 

« C’était important pour moi d’être consacré à 100 % aux Bears pendant le temps où j’ai été là. Mon objectif a toujours été de me tailler une place avec l’équipe, donc ce n’est pas le résultat que je voulais, mais la réalité de cette ligue-là, c’est qu’en 48 heures les équipes passent de 90 joueurs à 53 dans leurs effectifs. Je suis très fier de mon parcours, j’ai fait bonne impression. Je suis reconnaissant de l’opportunité que les Bears m’ont donnée. 

« La NFL n’est pas une option que je mets de côté. Mais pour l’instant, ma tête et mon cœur sont ici avec les Eskimos et ce sera mon seul focus pour les saisons à venir », a commenté Betts lors d’une conversation téléphonique en direct d’Edmonton, où les Eskimos venaient de présenter le troisième choix au total du dernier repêchage à la presse locale.

Important de jouer

L’auteur de 35,5 sacs du quart avec l’Université Laval n’a pas hésité à se joindre aux Eskimos, après avoir patienté quelques jours pour voir si d’autres équipes de la NFL lui donneraient signe de vie.

« On a exploré différentes options. Il y a des équipes qui ont démontré de l’intérêt pour une place sur leur équipe d’entraînement, mais ça n’a pas abouti. 

« Pour moi, ce n’était pas une option d’attendre trop longtemps pour que ça débloque quelque part. Je ne voulais pas prendre le risque de rater une saison de football. Ma mentalité était de me joindre à une équipe et de jouer, donc j’ai sauté sur cette occasion avec les Eskimos », a-t-il expliqué.

Une autre transition

Durant son passage à Chicago, Betts a été muté de la position d’ailier défensif à celle de secondeur extérieur. Voilà qu’il fera la transition inverse pour revenir à ses vieilles amours.

« Il va y avoir une période d’adaptation. Je suis en forme parce que je reviens d’un camp de six semaines avec les Bears, mais je n’évoluais pas à la même position et ce n’était pas les mêmes règles. Pour mon développement, ça demeure la position avec laquelle je suis le plus à l’aise », a-t-il dit.

Un rôle à prendre

Le calendrier fait bien les choses, puisque le Montréalais s’amène à Edmonton en pleine semaine de congé pour les Eskimos, ce qui facilitera son adaptation. 

Pour le moment, les Eskimos ne lui ont pas donné une idée du temps de jeu qu’il pourrait obtenir, mais Betts se fait réaliste. 

« J’arrive en fin de saison, donc je vais prendre le rôle qu’on me donne et essayer de faire du mieux que je peux. C’est entre mes mains. C’est à moi d’obtenir du temps de jeu. Si je peux entrer dans une rotation, je vais être heureux », a-t-il affirmé.

Et peu importe ce que l’avenir lui réserve, Betts entend vivre pleinement sa nouvelle aventure à Edmonton. 

« C’est de plein cœur que je suis ici. Peu importe les occasions qui se sont présentées à moi, je me suis toujours vu évoluer dans la Ligue canadienne. Je suis certain que je suis devenu un meilleur joueur dans les derniers mois que je l’étais durant la saison 2018. 

« Je ne suis pas inquiet, je vais reprendre du galon. Je vais apprendre des joueurs et des entraîneurs ici comme j’ai appris à Laval et à Chicago. Pour moi, ce n’est pas la fin de mon développement. Je dois continuer de progresser dans les prochains jours, semaines et années. »