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Des cadeaux du médecin pour contrôler ses victimes

Une deuxième présumée proie a dépeint l’accusé comme jaloux

Vincent Simard
Photo Caroline Lepage Le médecin Vincent Simard à son deuxième jour de procès hier au palais de justice de Drummondville.

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DRUMMONDVILLE | Un médecin accusé d’agression et d’attouchements sexuels sur deux mineurs aurait multiplié les cadeaux et les gentillesses pour mieux contrôler l’un d’entre eux ainsi que sa famille.

C’est ce qu’a soutenu la deuxième présumée victime de Vincent Simard, lors de son témoignage mardi au procès du médecin généraliste à Drummondville.

Le jeune homme, qui avait entre 15 et 17 ans au moment des faits reprochés, a affirmé que l’accusé était très généreux envers lui ainsi qu’envers l’autre présumée victime, qu’il connaissait. Il recevait l’aide du médecin pour ses devoirs de maths lors de soirées qui se seraient terminées régulièrement dans son spa.

« Son coco »

Le trentenaire, en position d’autorité, aurait alors massé les « parties génitales » du jeune à répétition, selon le témoignage de ce dernier, livré lundi.

Selon la deuxième présumée victime, Simard entretenait une relation « vraiment particulière » avec l’autre ado, qui avait entre 12 et 15 ans à l’époque.

« C’était son “coco”. C’était son homme », a-t-il témoigné mardi par vidéoconférence, au palais de justice de Drummondville.

Il aurait même surpris le médecin en train d’exprimer son amour à l’autre ado et il aurait insisté pour que celui-ci le lui rende bien.

Selon le témoin, le Dr Simard est vite devenu un membre de la famille de la première présumée victime. Il partageait les soupers, assistait à des spectacles, allait au camping et en voyage avec eux.

« Il y a eu une super connexion », a-t-il relaté.

Toutefois, l’accusé serait devenu envahissant au fil du temps et réagissait comme si sa place dans le cœur de l’ado était menacée.

Des crises

Le médecin aurait fait des crises lorsqu’un nouvel ami de la famille se trouvait en présence de son « coco ». Il aurait entre autres pleuré, hurlé, frappé des poubelles et démarré en trombe avec sa voiture.

« Je n’avais jamais vu quelqu’un sortir de ses gonds comme ça en public », a dit la deuxième présumée victime à la juge Hélène Fabi.

Ce dernier aurait subi des attouchements sexuels à trois reprises. Les événements seraient notamment survenus dans le spa du médecin et dans le salon, où il se serait fait masser les fesses vigoureusement pendant que les pouces du médecin, qu’il considérait comme son grand frère, touchaient ses testicules.

« Ce que j’ai vécu n’est pas normal pour un adolescent », a-t-il lâché.

♦ Le procès se poursuit mercredi.