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Une pancarte de la SÉPAQ bourrée de fautes

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Depuis au moins sept ans, les visiteurs de la réserve faunique des Chic-Chocs sont accueillis par un panneau bourré de fautes de français, dénonce le député péquiste Sylvain Roy. 

«En vertu de la réglementation de la Réserve, tous les pêcheurs qui pratiquent l’activité de pêche doit, à sa sortie de la réserve, déclarer ses captures (carton jaune) quotidiennes pour fins de décompte et les déposer dans la boîte mis à sa disposition en indiquant le nombre de poissons de chaque espèce qu’elle a capturé, sinon vous êtes passible d’infraction», peut-on lire sur la pancarte visible à deux endroits dans la réserve faunique du nord de la péninsule gaspésienne. 

Après vérification, la SÉPAQ explique que l’affiche est en place depuis «sept ou huit ans» et que personne, visiteur ou employé, jusqu'ici, ne s'en était plaint à la direction. «C’est la première nouvelle qu’on en a», assure le responsable des relations avec les médias, Simon Boivin. 

«Clairement, ça ne répond pas à nos standards de qualité de la langue française», ajoute-t-il. Une nouvelle pancarte est d’ailleurs en cours de conception.    

Politique linguistique 

Pour le député de Bonaventure Sylvain Roy, l’affiche contrevient à la politique linguistique de la SÉPAQ, dont l’article 10.2 prévoit que «tous les textes» doivent «être rédigés avec un souci d’efficacité de la communication et dans une langue claire et précise». 

De son côté, Simon Boivin explique que les affiches destinées à une utilisation locale sont faites sur place par les divers parcs, contrairement à celles qui sont destinées à l’ensemble du réseau. La réserve faunique peut faire vérifier par le siège social la qualité du français employé sur ses affiches, «à moins qu’elle considère qu’elle a les ressources qualifiées à l’interne pour le faire». 

«Dans le cas qui nous concerne, l’étape de correction, de toute évidence, n’a pas été respectée», ajoute le porte-parole de la SÉPAQ.    

Gouvernance 

Mais Sylvain Roy estime que cet incident témoigne d’un problème de gouvernance plus large dans l’organisme responsable de la gestion des parcs nationaux. «La SÉPAQ devrait être reçue en commission parlementaire pour faire une reddition de comptes sur sa gouvernance», estime le député de Bonaventure. 

Il donne l’exemple de la directrice du parc national du Mont-Tremblant, qui, le printemps dernier, avait été reconnue coupable d’avoir entravé le travail des agents de la faune pour protéger un employé braconnier.   

Sylvain Roy déplore également les prix imposés par la SÉPAQ. «Par exemple, la restauration, ce n’est vraiment pas adapté à la clientèle familiale», affirme-t-il.   

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

  

 

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