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Une pénurie artificielle de professeurs

Bloc prof enseignant école
Photo Fotolia

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Il existe une solution très simple pour résoudre le manque d’enseignants dans les écoles du Québec. Mais elle n’est pas appliquée pour des raisons dogmatiques et corporatistes.  

Il suffit d’ouvrir les postes de professeurs dans les établissements de niveau secondaire aux détenteurs de diplômes de maîtrise.      

Auparavant, il était possible pour les diplômés qui sortaient de filières autres que celle des sciences de l’éducation de trouver un poste dans une école, en s’engageant à suivre quelques cours de pédagogie.       

Mais cette belle époque où le pragmatisme, la logique et l’intérêt des enfants l’emportaient sur le corporatisme des facultés de l’éducation est révolue.       

Des idéologues corporatistes  

Désormais, des idéologues patentées veulent faire croire que le chétif programme des sciences de l’éducation suffit à former des professeurs au secondaire. Qu'un diplôme de ce programme est essentiel pour enseigner au secondaire. Certains voudraient même étendre l’obligation de suivre des cours de pédagogie aux professeurs du cegep et de l’université.       

Pourtant, rien ne remplace un professeur qui connaît sa matière et qui l’enseigne avec passion. Peu de diplômés des facultés de l’éducation ont ces qualités, parce que trop peu de cours du diplôme en enseignement couvrent le contenu des matières enseignées au secondaire.       

Inversement, ceux qui ont obtenu des maîtrises sont des passionnés. Ils maîtrisent leur matière, comme le dit le titre du diplôme.      

Mais pourquoi avoir les meilleurs enseignants quand on peut se contenter de queues de classe ?       

Car il est bien connu que les facultés de l’éducation attirent les étudiants les plus faibles. On peut facilement comprendre que ces derniers se battent pour conserver leur chasse-gardée.       

Imaginez combien un collègue compétent, qui connaît sa matière, peut être dérangeant dans une école secondaire, peuplée en majorité d’enseignants incultes dans la matière qu’ils enseignent, mais férus dans l’art de maquiller leur ignorance avec un langage pompeux et faussement scientifique.      

Danger  

Imaginez combien il serait dangereux pour les facultés de l’éducation que les élèves et les parents découvrent que les mauvais professeurs ne détiennent le plus souvent qu’un diplôme d’une faculté de l’éducation, tandis que les bons professeurs possèdent le plus souvent un diplôme dans une discipline proche de la matière qu’ils enseignent...       

La pénurie de professeur est artificielle. Elle tient surtout à l’acharnement idéologique et corporatiste des facultés de l’éducation et de leurs diplômés qui ne veulent pas voir des enseignants issus d’autres facultés débarquer dans les écoles secondaires.      

Elle tient aussi à des règles d’ancienneté syndicale antédiluviennes qui donnent préséance à l’ancienneté sur la compétence.       

Dommage pour les élèves. Dommage pour notre société.       

Ajout

Certains m 'accusent de mal utiliser le terme de «professeur».

Définition du Grand Robert :

Professeur:

1. Personne qui enseigne une discipline, un art, une technique, des connaissances, d'une manière habituelle et le plus souvent organisée. 

2. Personne titulaire d'une chaire d'enseignement supérieur, d'un titre spécifique.

Définition du Petit Larousse

Professeur: 

1. Personne qui enseigne une une matière, une discipline précise.Professeur d'anglais, de golf, de piano.

2. Membre de l'enseignement. Professeur de lycée, d'université.

Dans le contexte de ce blogue, le terme de professeur est utilisé au sens 1 des deux définitions. Il est donc parfaitement approprié. Il est par-ailleurs constamment employé dans la langue courrante des parents et des élèves. 

Il aurait été souhaitable que les personnes qui m'attaquent dans ce blogue sur la forme, faute de le faire sur le fond, mentionnent aussi qu'elles enseignent au niveau primaire, comme l'indique leur page facebook. Il aurait été souhaitable également que ces personnes comprennent que le texte ne vise pas la formation des professeurs du primaire. 

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