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Campagne sournoise en vue

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Les partis fédéraux nous ont prévenus il y a longtemps que la campagne 2019 s’annonçait sournoise. Une sombre prophétie qu’ils s’emploient à réaliser plutôt qu’à combattre.

Les libéraux de Justin Trudeau d’il y a quatre ans, ceux des voies ensoleillées, se sont éclipsés. Leur message s’est obscurci.

Il n’est plus l’heure des bons sentiments. Il semble plus facile et payant pour les libéraux d’attiser chez les électeurs la crainte du Parti conservateur que de miser sur leur bilan.

Et ça fonctionne. Le Parti libéral a le momentum à l’heure où on se parle.

Publicités négatives

Pendant ce temps, les conservateurs noient les réseaux sociaux de publicités négatives ayant pour cible Justin Trudeau. Lorsqu’on navigue sur sa page Facebook ou Twitter, le parti semble beaucoup moins préoccupé par ses propositions politiques.

M. Scheer souffrirait possiblement d’un déficit de notoriété moins important s’il avait passé autant de temps à parler de ses idées qu’à attaquer son principal adversaire, dans la dernière année.

La prévisible association que font les libéraux entre M. Scheer et l’impopulaire premier ministre ontarien Doug Ford serait aussi, possiblement, moins efficace.

Stratégie risquée

Les attaques négatives des libéraux à l’endroit d’Andrew Scheer ont fait mouche, mais elles ne sont pas sans risque.

Chaque élection est unique. Or, Justin Trudeau a pris le pouvoir en 2015 grâce à son positivisme. Son attitude lumineuse fait partie intégrante de sa marque.

Pendant que libéraux et conservateurs se lancent de la boue, le NPD a flairé l’occasion de se présenter comme l’option de l’optimisme.

Mais le Nouveau Parti démocratique ne cesse de se crêper le chignon avec le Parti vert, son nouvel ennemi juré.

Fort en gueule, le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, ne donne pas sa place.

La question n’est pas de savoir s’il y aura de la boue, mais si quelqu’un sera sanctionné par l’électorat pour en avoir abusé.