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Congédiements de membres de son cabinet: Geneviève Guilbault s’excuse et affirme être une patronne respectueuse

Elle nie insulter ses employés

Geneviève Guilbault
Photo d'archives, Simon Clark Geneviève Guilbault

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Geneviève Guilbault offre ses excuses à ses ex-employés qu’elle a accusés d’incompétence et dit être une patronne respectueuse.  

«Les gens qui me connaissent savent que j’ai toujours traité mes collègues respectueusement et que je ne suis pas du genre à m’exprimer de façon inconvenante à l’endroit de qui que ce soit», a déclaré mercredi la ministre de la Sécurité publique.  

Mme Guilbault est dans une mauvaise posture depuis qu'elle a annoncé, lundi, avoir congédié des employés pour incompétence. Le Bureau d’enquête a rapporté que Mme Guilbault avait perdu quatre employés, dont son chef de cabinet, au cours des derniers mois.  

La ministre a tenu à préciser qu’il ne s’agissait pas de départs volontaires pour deux d’entre eux. «Certaines personnes n’avaient pas ces capacités, ce pour quoi je les ai congédiées», a-t-elle dit. La conseillère Jacqueline Aubé avait répliqué par la suite en soulignant son expérience politique et celle de ses collègues.  

Mme Guilbault offre aujourd’hui ses excuses. «J’aurais dû employer d’autres termes pour décrire la situation, alors je m’en excuse aux gens qui ont pu s’en sentir offensés, notamment Mme Aubé», a-t-elle indiqué.  

Elle a également nié avoir insulté un subalterne en le traitant de «christ de péquiste», une information rapportée par La Presse. «Je n’ai absolument rien contre les péquistes, les libéraux et les caquistes. J’ai travaillé pour les libéraux à une époque, ce serait malvenu de ma part de juger quelqu’un sur la base de son affiliation politique. Je n’ai jamais utilisé de termes inconvenants à l’endroit de mes employés», a-t-elle dit.  

D’autres départs?  

Mme Guilbault a affirmé avoir une équipe très soudée. Lorsqu’un reporter de Radio-Canada lui a demandé si d’autres départs avaient eu lieu, celui d'un garde du corps ou du remplaçant de Mme Aubé, la ministre a refusé de commenter. «Il y a également des gens qui quittent pour des raisons personnelles», a-t-elle souligné.  

«C’était la chose à faire»

L’ex-ministre de la Sécurité publique Stéphane Bergeron s’est réjoui des excuses de Mme Guilbault.

«C’était la chose à faire», a-t-il dit en entrevue.

M. Bergeron, en fonction de 2012 à 2014, s’est porté à la défense de Mme Aubé, son ex-attachée.

«Elle s’est montrée extrêmement efficace, dévouée. Je ne doute pas de son dévouement envers Mme Guilbault», a-t-il déclaré.

Selon l’ex-ministre, qui est maintenant candidat du Bloc québécois aux prochaines élections, les propos de Mme Guilbault envers ses ex-employés étaient «inélégants».

«Voir une ministre dénigrer son personnel publiquement alors qu’eux n’ont pas cette tribune est inéquitable et injuste.»

– Avec la collaboration d'Alexandre Robillard

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