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Gagner ne suffit plus

Dave Dombrowski s’est fait montrer la porte par les Red Sox, dimanche soir.
Photo d’archives Dave Dombrowski s’est fait montrer la porte par les Red Sox, dimanche soir.

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Les derniers jours m’ont assommé en raison du manque de loyauté des propriétaires des Red Sox de Boston. Ces mêmes propriétaires qui ont laissé tomber d’autres franchises pour améliorer leur sort au détriment de leurs partisans.

Commençons par John W. Henry qui a vendu les Marlins à Jeffrey Loria pour une somme ridicule, lui permettant ainsi de devenir partenaire majoritaire des Red Sox. Alors, il a quitté la galère de Miami pour se joindre aux Red Sox.

Tom Werner a imité M. Henry en vendant les Padres de San Diego pour se joindre à la prestigieuse famille des Red Sox.

Avec la nomination de Dave Dombrowski le 18 août 2015, John W. Henry a renouvelé une relation avec celui qui occupait le poste de directeur général des Marlins. Le propriétaire des Red Sox a déclaré, lors de la nomination de Dombrowski à titre de DG : « Tom et moi ne doutons pas que Dave est la bonne personne pour renforcer notre groupe d’opérations de baseball à l’avenir. »

Tel un architecte, Dombrowski a façonné une équipe qui a gagné trois championnats de division d’affilée et la Série mondiale en 2018. Cette année, les blessures ont ralenti les Red Sox.

Hypocrisie

Le manque de loyauté ou l’hypocrisie des propriétaires a atteint le summum dimanche dernier avant le match. Le président et chef de la direction des Red Sox, Sam Kennedy, ainsi que le directeur des ressources humaines, Amy Waryas, se sont joints à Dave Dombrowski sur le terrain 15 minutes avant le premier lancer pour honorer des employés de plusieurs années au sein de l’organisation.

Après avoir participé à cet hommage, le coup de Jarnac des propriétaires est tombé. En deuxième manche, pendant que les Yankees étaient au bâton, John W. Henry, le propriétaire majoritaire, et Tom Werner ont avisé Dave Dombrowski qu’il était congédié à peine 11 mois après avoir remporté la Série mondiale.

Manque de respect

L’ironie de ce congédiement est le manque de respect des propriétaires qui n’ont pas eu le courage d’annoncer leur décision aux joueurs. Ils ont laissé cette tâche ingrate à leur gérant Alex Cora qui a confirmé le renvoi de Dombrowski à ses protégés après le match.

Le lendemain, ni John W. Henry ni d’autres membres de la haute direction des Red Sox n’ont rencontré les médias pour expliquer la situation.

Encore une fois, c’était au tour de Cora de justifier la décision des propriétaires. C’est comme si Geoff Molson demandait à Claude Julien de rencontrer les journalistes pour expliquer pourquoi la haute direction avait congédié son directeur général.

Si j’étais dans les souliers de Cora, je commencerais à m’inquiéter pour mon poste.

Les proprios, par le biais d’un communiqué, ont déclaré qu’ils désiraient prendre une autre orientation pour l’avenir. Dombrowski a embauché des joueurs pour de grosses sommes d’argent. Mais il n’a jamais offert ces contrats sans le consentement de ses supérieurs.

Les joueurs sont pénalisés par le baseball majeur lorsqu’ils ne s’adressent pas aux médias. Pour leur part, les propriétaires des Red Sox s’en tirent bien. On ne sévit pas à leur endroit pour ne pas avoir expliqué aux médias leur coup de balai !

Deux poids deux mesures !

La réalité du monde du sport a changé et pas nécessairement pour le mieux. Maintenant, il est plus important d’avoir un budget équilibré que de gagner des championnats !

Les jeunes Jays essoufflés

La saison des Jays n’est pas terminée, sauf que les jeunes joueurs semblent être fatigués, sinon épuisés.

Ces joueurs d’avenir ont passé la majorité de la saison avec l’équipe. En fin de calendrier, ils sont moins fougueux.

Maintenant, il appartient au gérant de rappeler à Guerrero, Bichette et Biggio que leurs postes ne sont pas assurés pour l’an prochain. Oui, ils ont excellé, mais c’est loin d’être une garantie. Ils devront en mettre plein la vue au prochain camp d’entraînement.

Grande classe d’Abraham Toro

Il y a deux semaines, le coup de circuit d’Abraham Toro contre les Blue Jays à Toronto a permis à Justin Verlander de concrétiser son match sans point ni coup sûr. Tous les projecteurs étaient tournés vers l’as lanceur. Un facteur qu’on ne doit pas oublier, c’est le respect qu’Abraham a eu envers les vétérans de l’équipe. Beaucoup de jeunes joueurs auraient été les premiers à sauter dans les bras de Verlander après le dernier retrait.

Abraham a laissé toute la place aux réguliers de l’équipe pour amorcer les festivités.

Au milieu des célébrations, Verlander criait très fort : « Où est Toro ? » Le grand droitier l’a étreint fort dans ses bras sous les regards des vétérans, tels que Altuve, qui lui ont laissé savourer ce moment précieux.

Qu’est-ce que l’avenir réserve au jeune Toro ?

L’athlète de Longueuil est admissible pour participer aux séries d’après saison. La compétition au sein de l’équipe est entre lui et Diaz au poste de réserviste à l’avant-champ. L’autre facteur qu’on ne doit pas oublier, les Astros peuvent ajouter un lanceur au sein de l’équipe pour les séries.

Ce n’est pas encore mission accomplie pour Toro, mais il est sur la bonne voie pour participer aux séries.