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Les opposants au troisième lien vilipendent le maire Gilles Lehouillier

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 En se livrant à des attaques personnelles, Gilles Lehouillier prouve qu’il «manque d’arguments rationnels pour défendre le projet de troisième lien», croit Étienne Grandmont, directeur général d’Accès transports viables.  

 

 C’est ainsi que le militant opposé au mégaprojet a réagi à la sortie de lundi soir dans laquelle le maire de Lévis affirmait que seule « une petite élite » de Montréal et de Québec se bat pour faire échouer le troisième lien.  

  • ÉCOUTEZ Alexandre Turgeon, directeur général du Conseil régional de l’environnement qui estime que «Lévis se développe de manière erratique», à l'émission Franchement Dit, à QUB radio:

 «Ce n’est pas “une élite” qui s’oppose au projet de 3e lien, c’est la science. Aucun expert scientifique n’a encore appuyé ce projet pharaonique qui ne permettra pas de régler les problèmes de congestion ni de contrer l’étalement urbain», a insisté M. Grandmont.  

 

 Selon lui, «le 3e lien, c’est au minimum quatre milliards $ pour 4300 déplacements en heure de pointe le matin de l’est de Lévis vers l’est de Québec. Un maigre 1 % des déplacements effectués dans la région de Québec le matin. La demande n’est pas du tout présente».  

 

 Un «cancer»  

 

 Encore plus crûment, Alexandre Turgeon, directeur général du Conseil régional de l’environnement (CRE), a qualifié le modèle de développement de Lévis de «cancer». «C’est le dernier exemple à suivre. C’est le tout-à-l’automobile. C’est des voleurs et des resquilleurs qui veulent refiler la facture à tout le Québec», a-t-il tonné.  

 

 M. Turgeon a également comparé le maire Lehouillier à «[son] petit garçon de cinq ans qui me réclame mille et un jouets».  

 

 De son côté, Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville, a déploré le fait que M. Lehouillier «joue sur la fibre chauviniste et très émotive de la rivalité Québec-Montréal» pour tenter de faire mousser le projet.  

 

 D’après lui, «le maire de Lévis est en train de paniquer. Il se pose en victime, car il sent que l’unanimité qu’il pensait avoir autour du projet est en train de s’effriter. Il tente de rallier les troupes des [gens] favorables au troisième lien en disant des choses tirées par les cheveux».  

 

 Labeaume moqueur  

 

 Interrogé au sujet de la sortie de son homologue lévisien, avec lequel il entretient des relations très tièdes, le maire de Québec, Régis Labeaume, a choisi la moquerie.  

 

 «Il doit y avoir un gros complot quelque part, que je ne connais pas, a-t-il lâché. J’ai pas vu de complot [...] Peut-être que ça se passe à Lévis.»