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Les personnes radicalisées peuvent-elles avoir une seconde chance?

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MONTRÉAL – Les individus flirtant avec la haine et la radicalisation devraient pouvoir bénéficier d’une seconde chance, ont conclu mercredi des intervenants lors d’un panel sur la question. 

Le sujet a été soulevé par le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV), de concert avec la participation du Centre de services de justice réparatrice (CSJR). 

La responsable des communications pour l’événement, Vanessa Reggio, a mentionné que le fait que l’événement se déroule le jour de la commémoration des attentats du 11 septembre 2001 était un pur hasard. 

Trois intervenants ont échangé sur les moyens de troquer la haine contre l’amour. 

Quitter son environnement 

Margaux Bennardi, coordonnatrice au CPRMV, a indiqué que faire en sorte qu’une personne quitte le pays ou la province où elle vit n’était pas la première option pour combattre la radicalisation. 

Selon elle, il est important de répondre au problème en identifiant rapidement les changements de comportement. Les intervenants utilisent aussi divers outils pour aider les personnes en voie de radicalisation. 

Juste le fait d'être avec un agent, pendant trois heures, à ne pas regarder de vidéos sur les théories du complot leur fait aussi comprendre qu'ils peuvent faire autre chose, indique-t-elle, tout en précisant que l'environnement social de la personne joue quand même pour beaucoup. 

Témoignage 

Un ex-skinhead, qui se fait appeler Swamji, était sur place en tant qu’exemple de personne ayant bénéficié d’une deuxième chance. Dans sa jeunesse, il était dans un gang de rue parisien violent, raciste et aux idées fascistes. Il a depuis fait un 180 degrés, fondé son propre monastère hindouiste en France et écrit un livre, «Un Skinhead repenti». 

Selon lui, il est important de donner une deuxième chance aux personnes ayant commis des actes d’une extrême violence en faisant fi de leur passé, afin qu’ils puissent réintégrer éventuellement la société. 

«On me montrait du doigt. J’étais enfermé dans ma souffrance. La prière a été mon seul remède», a-t-il dit. 

Ce panel a été organisé dans le cadre des Journées de la paix 2019, qui se tiennent jusqu’au 18 octobre à Montréal. Il s’agit d’une initiative du Réseau pour la paix et l’harmonie sociale.

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