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Qui va à la chasse... prend sa place

Les Québécoises sont de plus en plus nombreuses à pratiquer la chasse

Le nombre de Québécoises pratiquant la chasse est en constante augmentation depuis quelques années. À l’instar de Stéphanie Parent, une mordue de chasse âgée de 31 ans, elles sont de plus en plus nombreuses à se rendre dans les bois pour traquer le gibier.
Photo courtoisie Le nombre de Québécoises pratiquant la chasse est en constante augmentation depuis quelques années. À l’instar de Stéphanie Parent, une mordue de chasse âgée de 31 ans, elles sont de plus en plus nombreuses à se rendre dans les bois pour traquer le gibier.

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La chasse n’est plus un univers exclusivement réservé aux hommes. Les Québécoises sont de plus en plus nombreuses à s’y intéresser. Cette présence féminine accrue dans les bois permet de réinventer le dicton et l’on peut finalement affirmer : qui va à la chasse... prend sa place.

Âgée de 31 ans, Stéphanie Parent, une mordue de la chasse, est le reflet de cette activité au Québec. Pourtant, rien ne destinait cette jeune femme née à Repentigny à devenir une disciple de Nemrod.

Stéphanie Parent avec sa compagne d’aventure en Afrique Claudia Poulin (à gauche), chasseuse et conductrice de chien de sang, qui la félicite pour ce bless buck qu’elle a récolté.
Photo courtoisie
Stéphanie Parent avec sa compagne d’aventure en Afrique Claudia Poulin (à gauche), chasseuse et conductrice de chien de sang, qui la félicite pour ce bless buck qu’elle a récolté.

« Je suis née dans une famille où il n’y avait personne qui pratiquait la chasse ou la pêche, se rappelle Stéphanie. Lorsque nous avons déménagé à Port-Cartier, en raison du travail de mon père, c’est là que j’ai commencé à me retrouver toujours dehors avec mon frère. Nous avons commencé à courir les bois, à tendre des collets et à développer des habitudes autour de nos séjours en forêt. Finalement, je me suis rendu compte que j’avais cela en moi. Avec les années, nous avons fréquenté de nouveaux amis qui nous ont initiés à la chasse du petit gibier. Par la suite, ils nous ont initiés à la chasse du gros gibier. Depuis ce temps, je pratique la chasse de façon assidue. »

En discutant avec elle, on se rend compte rapidement qu’elle passe son temps libre à préparer sa saison de chasse, pour que le moment venu, ses chances de récolter une bête soient les meilleures.

La jeune femme est allée à la rencontre du roi de la forêt dans la réserve de Matane, où elle a passé de longs moments entourée de bêtes.
Photo courtoisie
La jeune femme est allée à la rencontre du roi de la forêt dans la réserve de Matane, où elle a passé de longs moments entourée de bêtes.

« Pour moi, la chasse, c’est beaucoup plus que simplement faire feu sur une bête. Il y a tout ce qui entoure l’activité. La nature, les couleurs, les sons, les odeurs, tout ce qui nous imprègne lorsque l’on est en forêt. Aussi, j’aime l’esprit de camaraderie, l’échange que l’on peut vivre avec les autres chasseurs. Voir et comprendre la forêt, explorer son territoire, arriver à penser comme le gibier que l’on traque, ça fait partie de l’aventure. »

Dans la parade

N’allez surtout pas croire que Stéphanie n’est qu’une figurante lorsqu’elle participe à une excursion de chasse. Au contraire.

« Je m’investis à fond dans mes aventures de chasse. Je participe à tout, depuis la préparation jusqu’à la récolte. Avec le temps, j’ai eu la chance de rencontrer de très grands guides comme Jason Morneau-Tremblay et Sylvain Morin, qui m’ont beaucoup appris. Au contact d’experts, j’apprends beaucoup, ce qui augmente considérablement mes chances de succès. Selon moi, c’est la meilleure façon d’apprendre à devenir un bon chasseur, en se référant à des gens qui ont acquis des connaissances au fil du temps. L’expérience, dans ce domaine-là comme ailleurs, ça ne s’achète pas. Ça s’acquiert avec des gens qui veulent partager ce qu’ils connaissent. »

Avec les années, elle s’est équipée comme le font tous les amateurs de chasse. Elle possède un camp en forêt, le VTT, le bateau de pêche et tout ce que rêvent d’avoir les chasseurs.

« Je suis comme ça. Tant qu’à faire quelque chose, je le fais au maximum. Si on veut réussir dans ce domaine, il faut mettre toutes les chances de notre côté. Aussi, avec les années, j’ai réalisé une chose importante, c’est que l’on ne peut pas ne pas être bien en forêt. Il faut savoir apprécier chaque moment et apprendre à lire la nature. »

Elle n’hésite pas à prendre l’hydravion pour se retrouver dans des territoires plus reculés, inaccessibles autrement.
Photo courtoisie
Elle n’hésite pas à prendre l’hydravion pour se retrouver dans des territoires plus reculés, inaccessibles autrement.

Stéphanie Parent a acquis une certaine réputation. Aujourd’hui, elle est ambassadrice pour la tournée des soirées chasse et pêche de l’équipe de Daniel Gilbert.

« C’est le hasard de la vie qui m’a fait rencontrer ce groupe que j’admire beaucoup. Grâce à eux, j’ai vécu des expériences enrichissantes un peut partout au Québec. Je les ai accompagnés dernièrement lors d’un tournage en Afrique, un rêve que je caressais depuis longtemps. Lorsque j’ai vu Jason récolter un orignal de 55 pouces de panache, dans la réserve des Chic-Chocs, lors d’une excursion de chasse à l’arc traditionnel, j’ai compris. Il avait réussi à faire venir l’animal depuis le haut de la montagne jusqu’à lui. Il a tiré sa flèche à 20 pieds. C’est là que l’on comprend que la chasse combine connaissances du territoire et du comportement animal. »

Passion et patience

Pour Stéphanie, il n’y a pas 56 recettes pour réussir dans le monde de la chasse. Il faut savoir s’organiser, être patient et développer les aptitudes nécessaires.

« Un bon chasseur ou une bonne chasseuse doit avoir la passion et développer la patience nécessaire pour arriver à déjouer un animal. Ce n’est pas toujours facile. Souvent, on se fait jouer des tours, on commet des erreurs. C’est avec ces expériences que l’on finit par apprendre et connaître du succès. Personnellement, je considère que les femmes ont leur place dans ce monde, qui a souvent été réservé aux hommes. En tant que femme, je considère avoir les capacités nécessaires pour déjouer un gibier, le récolter, le respecter jusqu’au moment de le déguster dans le cadre d’un bon repas. Je chasse les espèces que je peux consommer uniquement. Je ne tolérerai jamais le gaspillage. Même lors de notre dernière sortie en Afrique, rien n’a été perdu dans la viande des gibiers que nous avons récoltés. »

Cuisiner le gibier

Sans faire un jeu de mots, elle a ajouté une corde à son arc en suivant un cours de cuisine pour mieux apprêter les viandes de gibier qu’elle récolte. À regarder les photos de certains plats qu’elle a concoctés en forêt, l’appétit nous vient rapidement.

Stéphanie Parent illustre bien le phénomène qui se produit actuellement dans le monde de la chasse au Québec. Les femmes veulent avoir droit au chapitre et tout est là pour qu’elles puissent le faire. La chasse peut devenir une passion, même au féminin. Elle en est la preuve vivante.

Une relève féminine bien présente au Québec

« La chasse au petit et gros gibier attire de plus en plus de femmes, on peut donc considérer que celles-ci représentent une part importante de la relève pour cette activité traditionnellement réservée aux hommes. »

Voilà comment Sylvain Carrier, de la direction des communications du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, résumait la situation alors qu’il était questionné sur la présence des femmes à la chasse.

L’enquête sur les chasseurs québécois en 2016 a révélé deux faits concernant la relève en chasse. D’abord, on y apprend que les femmes représentent 25 % des chasseurs de la relève. Ensuite, les chasseurs de la relève sont de plus en plus nombreux par rapport à leurs prédécesseurs à s’initier en débutant par la chasse au chevreuil ou à l’orignal.

« On peut donc affirmer sans se tromper que les femmes sont une part de la relève plus importante qu’autrefois », affirme M. Carrier.

Il y a un peu plus de 700 000 chasseurs au Québec et les femmes représentent 13 % des adeptes.

En 2005, elles étaient 31 013 à détenir un certificat de chasseur. Ce nombre a bondi à 38 458 en 2018, une hausse de 24 %.

La question est de savoir d’où provient l’engouement des femmes à pratiquer la chasse.

Depuis 2009, le gouvernement soutient financièrement les organismes régionaux et nationaux qui souhaitent réaliser des projets d’initiation favorisant la relève en chasse, pêche et en trappage, notamment grâce au programme Relève et mise en valeur de la faune. Les femmes étant sous-représentées­­­ dans la pratique de ces activités, elles ont été ciblées comme étant un groupe dont le potentiel de développement de la relève était prometteur.

Programmes populaires

Des initiatives des partenaires fauniques du ministère sont destinées aux femmes. Il faut penser à La chasse au féminin ou encore au programme Fauniquement femme Latulippe de la Fédération québécoise des chasseurs et des pêcheurs, le premier du genre au Québec.

Ces programmes sont de plus en plus populaires. Ils permettent aux femmes d’acquérir des connaissances de base nécessaires à la pratique de la chasse, de s’initier à la chasse par le mentorat, et ce, dans un environnement sécuritaire. La proportion de femmes ayant suivi le cours d’initiation à la chasse avec arme à feu s’élevait à 29 % en 2018 parmi les 18 500 participants.

Le tableau ci-dessous illustre l’augmentation du nombre de chasseuses au Québec entre 2005 et 2018.

 

Une offre diversifiée dans les pourvoiries

Le nombre de Québécoises pratiquant la chasse est en constante augmentation depuis quelques années. À l’instar de Stéphanie Parent, une mordue de chasse âgée de 31 ans, elles sont de plus en plus nombreuses à se rendre dans les bois pour traquer le gibier.
Photo courtoisie, FPQ

Si vous désirez vivre une aventure de chasse intéressante, quel que soit le gibier que vous recherchez, prenez bien le temps de vérifier avec le réseau des pourvoiries du Québec.

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Les incontournables de l’automne

Le nombre de Québécoises pratiquant la chasse est en constante augmentation depuis quelques années. À l’instar de Stéphanie Parent, une mordue de chasse âgée de 31 ans, elles sont de plus en plus nombreuses à se rendre dans les bois pour traquer le gibier.
Photo Julien Cabana

Nous avons rencontré un des meilleurs conseillers en chasse au Québec pour lui demander quelques suggestions de produits.

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Une nouvelle technologie au service des chasseurs

Le nombre de Québécoises pratiquant la chasse est en constante augmentation depuis quelques années. À l’instar de Stéphanie Parent, une mordue de chasse âgée de 31 ans, elles sont de plus en plus nombreuses à se rendre dans les bois pour traquer le gibier.
Photo courtoisie

Les amateurs de chasse peuvent désormais compter sur une toute nouvelle technologie pour les aider à alimenter leurs sites de chasse : le Openday feeder.

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Bien équipé avec des glacières haut de gamme

Le nombre de Québécoises pratiquant la chasse est en constante augmentation depuis quelques années. À l’instar de Stéphanie Parent, une mordue de chasse âgée de 31 ans, elles sont de plus en plus nombreuses à se rendre dans les bois pour traquer le gibier.
Photo Julien Cabana

Bien des amateurs de plein air, de chasse et de pêche connaissent le nom Yéti comme étant la marque de commerce d’un fabricant de glacières. 

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La destination idéale pour le petit gibier

Le nombre de Québécoises pratiquant la chasse est en constante augmentation depuis quelques années. À l’instar de Stéphanie Parent, une mordue de chasse âgée de 31 ans, elles sont de plus en plus nombreuses à se rendre dans les bois pour traquer le gibier.
Photo Julien Cabana

Parmi toutes les destinations pour la chasse du petit gibier, nul doute que les réserves fauniques occupent une place de choix pour les amateurs qui veulent du succès.

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Une initiative pour stimuler la relève

Le nombre de Québécoises pratiquant la chasse est en constante augmentation depuis quelques années. À l’instar de Stéphanie Parent, une mordue de chasse âgée de 31 ans, elles sont de plus en plus nombreuses à se rendre dans les bois pour traquer le gibier.
Photo Adobe Stock

Depuis quelques années, plusieurs initiatives ont été mises de l’avant pour assurer une relève en pêche, mais moins en chasse.

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Une offre inégalée dans les réserves fauniques

Le nombre de Québécoises pratiquant la chasse est en constante augmentation depuis quelques années. À l’instar de Stéphanie Parent, une mordue de chasse âgée de 31 ans, elles sont de plus en plus nombreuses à se rendre dans les bois pour traquer le gibier.
Photo Julien Cabana

Le réseau des réserves fauniques offre une série de destinations pour la chasse qui ont beaucoup à vous offrir.

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Une saison de chasse qui promet à Anticosti

Le nombre de Québécoises pratiquant la chasse est en constante augmentation depuis quelques années. À l’instar de Stéphanie Parent, une mordue de chasse âgée de 31 ans, elles sont de plus en plus nombreuses à se rendre dans les bois pour traquer le gibier.
Photo Julien Cabana

Après avoir connu des années difficiles, il semble bien que la popu­lation de chevreuils d’Anticosti se porte plutôt bien, ce qui laisse présager une bonne saison de chasse.

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Des aubaines sur le marché des armes usagées

Le nombre de Québécoises pratiquant la chasse est en constante augmentation depuis quelques années. À l’instar de Stéphanie Parent, une mordue de chasse âgée de 31 ans, elles sont de plus en plus nombreuses à se rendre dans les bois pour traquer le gibier.
Photo Fotolia

La mise en place d’un nouveau registre québécois des armes à feu a fait en sorte que de nombreux propriétaires d’armes ont décidé de s’en départir. C’est le temps de profiter de bonnes aubaines.

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