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Les conséquences de mentir pour obtenir un prêt hypothécaire

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Selon un sondage publié par Equifax la semaine dernière, 23 % des millénariaux (et plus globalement 12 % des Canadiens) seraient prêts à mentir sur leurs revenus afin d’obtenir un plus gros prêt hypothécaire.

Toutefois, le sondage ne dit pas si ces personnes seraient prêtes à vivre avec les conséquences que ce geste peut entraîner, autant sur le plan des finances personnelles que sur le plan individuel.

D’un point de vue légal, il n’y a pas d’ambiguïté : le fait de mentir sur ses revenus dans le but d’obtenir un plus gros prêt hypothécaire est considéré comme une fraude. La personne qui fait ce genre de fausse déclaration pourrait s’exposer à des poursuites criminelles.

Mettre à risque ses finances

Si la banque impose une limite selon le revenu, c’est parce qu’au-delà de ce seuil, elle estime trop important le risque de ne jamais revoir l’argent prêté. Pour l’emprunteur, ce seuil limite ne constitue pas un idéal à atteindre, mais plutôt un seuil à ne pas dépasser. Il vaut souvent mieux contracter un plus petit prêt hypothécaire afin de se garder une marge de manœuvre financière.

Il faut savoir qu’en cas de défaut de paiement, l’emprunteur demeure responsable de sa dette. Éventuellement, la banque pourrait saisir la maison. Et un emprunteur endetté au maximum qui aurait opté pour un taux hypothécaire variable serait encore plus à risque que celui qui aurait opté pour un taux fixe.

De plus, un défaut de paiement nuit au pointage de crédit. Ceci pourrait avoir des répercussions sur toutes les demandes de prêt ultérieures. Et quand on sait que selon le sondage cité en début d’article, 60 % des Canadiens ne vérifient pas leur pointage de crédit avant de contacter un prêteur, il y a là de quoi en parler.

Des options moins risquées

Pour obtenir une maison plus grande (et plus dispendieuse) que ce que permet la banque, il existe des options beaucoup moins risquées que de mentir sur vos revenus. Par exemple, un parent pourrait vous faire un don ou vous léguer un héritage en avance. Une autre option serait d’utiliser l’équité de la maison d’un parent. Souvent, il suffit de demander. Le pire qu’il puisse vous arriver est de vous faire dire non. Autre option : si vous possédez un autre immeuble (par exemple, un chalet), vous pourriez le mettre en garantie collatérale sur un deuxième prêt hypothécaire. Enfin, la location-achat pourrait également être une option temporaire, le temps que votre situation financière s’améliore.

♦ Ghislain Larochelle est un professionnel inscrit à l’Ordre des ingénieurs du Québec ainsi qu’à l’OACIQ.

Conseils

  • Soyez toujours honnête dans une demande de prêt hypothécaire.
  • Contentez-vous d’une maison et d’un prêt hypothécaire qui correspondent à vos besoins. Ne visez pas systématiquement le maximum accordé par la banque.
  • Faire une fausse déclaration dans un processus de prêt hypothécaire n’est pas une action payante sur le long terme.
  • Demandez de l’aide à votre famille. Il y a souvent moyen d’obtenir de l’aide avantageuse pour le financement d’une maison.