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La firme Element AI amasse 200 millions $

La start-up peine à lancer de nouveaux produits

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Deux ans après une ronde record de 137 millions $, la start-up d’intelligence artificielle Element AI a annoncé vendredi avoir amassé 200 millions $, dont la moitié de l’argent provient de la Caisse et du gouvernement du Québec.

Vendredi, la jeune firme Element AI, qui est très visible sur les réseaux sociaux et lors d’événements publics ici comme à l’étranger, s’est contentée de publier un maigre communiqué faisant étant de son nouveau 200 millions $.

La start-up québécoise, qui aide les entreprises à mieux gérer leurs données grâce aux outils de l’intelligence artificielle, a décliné toutes les demandes d’entrevues. Même chose pour la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ).

Argent public

Or, la moitié des 200 millions $ annoncés vendredi vient du gouvernement du Québec, qui a investi 25 millions $ en capital-actions le mois dernier, et de la Caisse, qui y injecterait plus de 75 millions $, selon des informations du Globe and Mail.

L’autre 100 millions $ est l’argent d’investisseurs comme McKinsey & Company, propriétaire de QuantumBlack, ou encore de fonds tels Data Collective, Hanwha Asset Management, la Banque de développement du Canada (BDC) et Real Ventures.

Ces dernières semaines, plusieurs ont remis en question la stratégie d’affaires d’Element AI, qui peine à lancer de nouveaux produits comme promis. Des sources près du dossier ont confié au Journal que les investisseurs avaient exigé des changements à cet égard.

Le PDG d’Element AI, Jean-François Gagné, qui multiplie les apparitions dans des événements publics pour parler d’intelligence artificielle, a refusé vendredi d’accorder des entrevues aux médias après l’annonce de son nouveau 200 M$.
Photo tirée de Twitter
Le PDG d’Element AI, Jean-François Gagné, qui multiplie les apparitions dans des événements publics pour parler d’intelligence artificielle, a refusé vendredi d’accorder des entrevues aux médias après l’annonce de son nouveau 200 M$.

Vendredi, dans un communiqué, son PDG Jean-François Gagné a reconnu que « l’opérationnalisation de l’IA est actuellement le défi le plus difficile de l’industrie » et qu’il voulait « tirer parti de l’expertise de chacun pour commercialiser des solutions d’IA ».

Une préoccupation qui ne semble pas avoir échappé à la Caisse, qui veut « transformer Element AI en une société commerciale qui anticipe les besoins des clients et crée des produits », selon les mots du communiqué de son vice-président et chef des Investissements au Québec et Planification stratégique globale, Charles Émond.

Parachute doré

Depuis le 9 septembre dernier, un haut dirigeant de la Caisse, Thomas Birch, siège au conseil d’administration d’Element AI aux côtés de Jean-François Gagné, président et chef de la direction, et des administrateurs Jean-Sébastien Cournoyer, Yoshua Bengio et Matt Ocko.

Ces derniers jours, Element AI s’est retrouvée au centre d’une tempête quand The Logic a soutenu que son PDG, Jean-François Gagné, prévoyait quitter sa start-up en se négociant un parachute doré, ce qu’avait nié avec fermeté Element AI.

Rappelons que l’été dernier, Jean-François Gagné, PDG, et son épouse Anne Martel, v.-p. aux opérations, actionnaires de l’entreprise par l’entremise de leur fiducie familiale Gagné-Martel, se sont payé une maison de 2,1 M$ dans la métropole.

– Avec la collaboration d’Andrea Valeria

Element AI

  • Fondation : 2016
  • Siège social : Montréal

Rondes de financement

  • 2017 : 137 millions $
  • 2019 : 200 millions $