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Encore Matthews!

Le cycliste australien sort gagnant du Grand Prix cycliste de Québec pour une 2e année d’affilée

Michael Matthews a conservé son trône vendredi à Québec devançant Peter Sagan et Greg Van Avermaet au fil d’arrivée.
Photo Didier Debusschere Michael Matthews a conservé son trône vendredi à Québec devançant Peter Sagan et Greg Van Avermaet au fil d’arrivée.

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L’Australien Michael Matthews de l’équipe Sunweb a conservé son titre en remportant vendredi le 10e Grand Prix cycliste de Québec, coiffant au sprint la star Peter Sagan et le pauvre Greg Van Avermaet, qui termine sur le podium pour une 4e année de suite sans pouvoir arracher la victoire.

Sous le soleil et en présence d’une foule grandiose, tous les favoris ont répondu présents dans le final. Un peu comme un vieux couple qui se connaît trop bien, les vedettes annoncées ont attaqué le dernier des 16 tours avec le scénario bien en tête. Il ne restait qu’à choisir son cheval et la mise.

Le Français Julian Alaphilippe s’est montré le nez à l’avant, mais il était marqué au fer rouge. Un peu moins rapide que l’an dernier, la course s’est jouée en 5 h 13 min 1 s, à 38,6 km/h de moyenne.

Après une saison marquée par un traumatisme crânien sur Paris-Nice, Matthews a pleinement savouré son triomphe. Le cycliste de 28 ans, qui n’avait pas gagné depuis le mois de mars, a bondi à 400 mètres de la ligne.

Propulsé par la foule

« La foule est incroyable dans la montée. Dans le final, on se sent comme au championnat du monde. Les gens sont tellement passionnés. C’est une belle place pour courir », a lancé l’athlète. Un peu surpris, le gagnant a mentionné qu’il allait regarder le film de son sprint et... jouer au playstation !

Depuis 2012, Van Avermaet grimpe sur le podium à Québec pour la 6e fois. Souriant depuis mardi, il n’avait plus la même mine en descendant de son vélo.

« C’est un super final et c’est pourquoi on voit toujours le même podium. Ce sera un bon test à Montréal pour les Mondiaux », a lancé le Belge, vainqueur dans la métropole en 2016. « Certains sont meilleurs que d’autres », a expliqué Peter Sagan dans une courte analyse.

Québécois blessés

Une échappée de six coureurs a animé l’épreuve, mais une chute a envoyé le Québécois Adam Roberge à l’hôpital. Le jeune espoir a été touché à la clavicule. Le groupe de tête réduit à cinq hommes a pris une avance de sept minutes avant de voir la meute revenir graduellement. Au milieu du peloton, Guillaume Boivin a aussi goûté au bitume près de la zone de ravitaillement. Il semblait blessé aux côtes en quittant le parcours.

Le Grand Prix cycliste de Montréal aura lieu dimanche avec 18 ascensions du mont Royal, pour une distance de 219, 6 kilomètres.

Houle visait encore plus haut

Les cyclistes ont parcouru les plus belles rues de la Vieille Capitale vendredi après-midi, dont la Côte de la Montagne et la rue Saint-Louis (en bas).
Photo Simon Clark
Les cyclistes ont parcouru les plus belles rues de la Vieille Capitale vendredi après-midi, dont la Côte de la Montagne et la rue Saint-Louis (en bas).
 Rue Saint-Louis
Photo Simon Clark
Rue Saint-Louis

Meilleur Canadien avec une respectable 15e position, Hugo Houle a souffert au cours de l’épreuve disputée devant les siens. Le Québécois aurait aimé faire mieux.

« Ce n’était pas un grand jour. J’avais mal aux jambes. J’étais au bord des crampes et je sentais que ça tirait toute la journée. Je ne voulais pas me plaindre puisque je suis à la maison et j’ai essayé de rester concentré. Sur Grande Allée dans le final, j’ai serré les dents et j’ai poussé le plus fort possible. C’est quand même un beau résultat et je suis content. Les encouragements m’ont donné un petit punch pour dépasser quelques coureurs. Je peux partir la tête haute », a expliqué l’athlète originaire de Sainte-Perpétue.

Le regard déjà tourné vers Montréal, Houle s’est amusé à jouer au scribe en questionnant lui-même Michael Matthews sur son succès lors de la conférence de presse.

De son côté, Michael Woods n’était pas trop déçu de sa 17e place dans une arrivée moins conçue pour lui. « J’ai essayé de placer Alberto

Bettiol, mais c’était trop vite. J’ai bien roulé et je me sentais bien alors à Montréal, c’est pour moi ! » a lancé le cycliste d’Ottawa.

Zukowsky content

Tout juste derrière, le Montréalais James Piccoli a prouvé qu’il appartient désormais à l’élite mondiale en prenant le 22e rang. Contrairement aux formations du WorldTour, ce dernier n’a pas pu bénéficier de l’aide d’un coéquipier pour le lancer.

« Le plan était de jouer le sprint. Je voulais bien me placer avant la côte de la Montagne. Je n’ai pas pu le faire, mais j’ai rejoint le groupe à l’avant. Je suis satisfait, mais j’avais les jambes pour faire mieux. C’est ma faute. Ça fait partie de la game. »

Plus jeune, Nickolas Zukowsky, 21 ans, peut dire mission accomplie. « J’ai pu être actif et pas seulement suivre le groupe », a-t-il affirmé. Le Québécois Antoine Duchesne s’est également bien battu sur la route et la forme revient peu à peu.

Grand Prix cycliste de Québec 201,6 km

  • Vitesse moyenne 38,64 km/h

1- Michael Matthews (Sunweb) 5 h 13 min 1 s

2- Peter Sagan (Bora-Hansgrohe) m.t.

3- Greg Van Avermaet (CCC) m.t.

4- Diego Ulissi (UAE Team Emirates) m.t.

5- Jasper Stuyven (Trek-Segafredo) m.t.

6- Tom-Jelte Slagter (Dimension Data) m.t.

7- Julien Alaphilippe (Deceuninck-Quick Step) m.t.

8- Timo Roosen (Jumbo-Visma) m.t.

9- Tim Wellens (Lotto-Soudal) m.t.

10. Benoit Cosnefroy (AG2R La Mondiale) m.t.

15- Hugo Houle (Astana) m.t.

17- Michael Woods (EF Education First) m.t.

22- James Piccoli (Canada) m.t.

68- Nickolas Zukowsky (Canada) à 1 min 47 s

74- Laurent Gervais (Canada) à 1 min 54 s

81- Antoine Duchesne (Groupama-FDJ) à 1 min 54 s

  • Meilleur Canadien

Hugo Houle

  • Grand Prix de la montagne

Julian Alaphilippe