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Crise du plastique: Groupe Optel signe un contrat prometteur avec Coca-Cola FEMSA

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Photo d'archives, AFP Par souci environnemental et pour participer à «résoudre la crise du plastique», Coca-Cola veut aujourd’hui maximiser l’utilisation de ses bouteilles.

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Le Groupe Optel décroche un contrat auprès d’un embouteilleur de la multinationale Coca-Cola, a appris Le Journal. Dans le cadre d’un projet pilote, l’entreprise de Québec déploiera son système de traçabilité dans une usine au Brésil.


«C’est un projet d’économie circulaire avec Coca-Cola FEMSA qui est le plus gros embouteilleur de la société», explique Vanessa Grondin, chef de la stratégie agroalimentaire chez Optel. «C’est très intéressant de voir qu’une multinationale veut aller de l’avant avec une solution concrète pour l’environnement», poursuit-elle.


Mme Grondin explique qu’actuellement, Coca-Cola utilise en Amérique du Nord principalement des bouteilles à usage unique qui sont recyclables. En Amérique centrale, la compagnie mise plutôt sur des bouteilles réutilisables.


Par souci environnemental et pour participer à «résoudre la crise du plastique», le fabricant de liqueurs veut aujourd’hui maximiser l’utilisation de ses bouteilles.

Installé sur les lignes de productions, le système d’Optel permettra de suivre le cheminement du contenant de plastique durant le cycle de réutilisation et d’assurer un meilleur contrôle de la qualité. Chaque bouteille aura son propre code d’identification.


La technologie permettra aussi à Coca-Cola de réduire les coûts, les pertes et les déchets ainsi que de «combattre la fraude en sécurisant la chaîne d’approvisionnement».


48 usines


Pour information, Coca-Cola FEMSA, une propriété des entreprises FEMSA et Coca-Cola, possède 48 usines réparties dans 12 pays. Au Brésil, l’entreprise compte 10 installations. À terme, ce contrat pourrait rapporter plusieurs millions de dollars, voire des dizaines de millions au Groupe Optel.


«L’objectif ultime est de diminuer tranquillement la quantité de bouteilles à usage unique au profit des bouteilles réutilisables», affirme Mme Grondin. «C’est notre premier gros contrat en économie circulaire», poursuit-elle, précisant qu’Optel a également des discussions similaires avec d’autres multinationales.


Pour le projet pilote, il devrait s’échelonner jusqu’à la fin de l’année. Par la suite, si les résultats sont positifs, le système pourrait être déployé dans les autres installations au Brésil. Cela représenterait un marché d’environ 2 milliards de bouteilles à identifier. Ensuite, il pourrait être installé partout sur la planète dans les usines du groupe.


Au cours des dernières années, Optel a choisi de s’attaquer à de nouveaux marchés afin de diminuer sa dépendance envers les secteurs des soins de santé et des dispositifs médicaux. L’entreprise, spécialisée dans le développement et la fabrication de solutions d’inspection, a aujourd’hui des clients dans l’alimentation et les ressources naturelles.


En mai dernier, la direction avait annoncé avoir décroché un contrat de 65 millions $ avec l’une des entreprises agrochimiques les plus importantes au monde. Le nom de l’acheteur n’avait toutefois pas été dévoilé.


Optel compte 700 employés dans le monde, dont 550 à Québec. L'entreprise, dont le chiffre d’affaires est de plus de 100 millions de dollars, possède des bureaux à Québec, aux États-Unis, en Irlande, en Inde et au Brésil.