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Rude bataille en vue dans les tranchées

L’offensive du Rouge et Or se frottera à la défensive étanche des Carabins samedi après-midi à Montréal

Samuel Thomassin (photo), du Rouge et Or, et Benoît Marion, des Carabins, sont fin prêts pour la première rencontre de la saison entre les deux formations samedi après-midi au CEPSUM.
Photo Agence QMI, Simon Clark Samuel Thomassin (photo), du Rouge et Or, et Benoît Marion, des Carabins, sont fin prêts pour la première rencontre de la saison entre les deux formations samedi après-midi au CEPSUM.

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Les principales forces du Rouge et Or de l’Université Laval et des Carabins de l’Université de Montréal croiseront le fer dans une bataille qui aura une lourde incidence sur l’issue du match de cet après-midi au CEPSUM entre les deux grands rivaux.

D’un côté, le Rouge et Or mené par une ligne offensive dominante pointe au premier rang au pays avec une moyenne de 294,5 verges au sol par match. De l’autre côté, le front défensif des Carabins est toujours aussi dominant n’ayant accordé qu’une moyenne de 44 verges au sol par match, dont une toute petite verge contre McGill, samedi dernier.

« C’est pour ce genre de match qu’on joue au football, a résumé l’ailier défensif Benoît Marion. J’ai hâte de jouer ce match. Laval a une très bonne ligne offensive avec trois joueurs qui ont été élus sur les équipes d’étoiles canadiennes. Ils ont les mêmes partants que l’an dernier. J’ai hâte de voir leur plan de match étant donné qu’ils ont perdu Hugo Richard qui était une grosse partie de leur offensive. »

Redoutable, la ligne défensive des Bleus l’est encore davantage depuis le retour au jeu du plaqueur Philippe Lemieux-Cardinal qui avait raté les deux premières parties. « Pendant son absence, tous les gars ont bien fait, mais Philippe est un gros morceau et c’est bien de le revoir, a indiqué l’ailier défensif de 6 pi 5 po et 250 livres. La ligne défensive fait un bon travail, mais c’est un travail collectif. Tous les joueurs sont dominants et on n’a pas le choix d’élever notre jeu pour ne pas mal paraître. Nous sommes extrêmement chanceux puisque le travail des secondeurs nous permet d’exercer de la pression à seulement trois joueurs. On va tenter de se rendre au quart-arrière le plus rapidement possible. »

Benoît Marion
Photo d’archives, Agence QMI
Benoît Marion

Exécution

Les joueurs de ligne offensive savent eux aussi qu’ils en auront plein les bras avec le front défensif des Carabins. « Ils vont tenter de blitzer de partout parce que c’est leur identité, mais nous sommes prêts, a raconté le bloqueur Kétel Assé. Qu’ils viennent à trois, cinq ou sept, on sera prêt. Les Carabins aiment amener des mouvements sur leur front, mais ils le font moins parce qu’ils savent que nous sommes nous aussi capables de bouger. Je ne me préoccupe pas qui est devant moi. Je me préoccupe seulement de mes jeux. »

« Les 12 joueurs en offensive devront faire leur part, de renchérir le garde de 5e année Samuel Thomassin. L’exécution sera la clé. En raison du bruit, le processus de préparation a été différent puisque nous avons utilisé un compte silencieux, mais ça s’est bien passé. Sur la ligne offensive, on a tous déjà vécu le bruit du CEPSUM. »

Les deux gros bonshommes sont en confiance avec Samuel Chénard derrière le centre. « À Laval, on dit souvent de ne jamais aller trop haut ou d’aller trop bas et Samuel est celui qui représente le mieux ce dicton, a raconté Thomassin. Il est calme dans toutes les situations. »

Trois recrues

Le Rouge et Or misera sur trois recrues sur quatre comme partant sur la ligne défensive. Le vétéran Samuel Maranda-Bizeau a été laissé de côté et c’est la recrue Jean-William Rouleau qui évoluera comme plaqueur partant.

« Ce n’est pas un message à l’endroit de Samuel, mais simplement que tout le monde a la garantie d’avoir l’opportunité de se faire valoir, a expliqué l’entraîneur-chef et responsable de la ligne défensive Glen Constantin. Jean-William et William (Desgagné) ont connu une bonne semaine de pratique et ils méritent l’occasion de jouer. Dans le cas de Jean-William qui évoluait à Rimouski en Division 3 l’an dernier, il y a des bons joueurs à chaque niveau. On savait qu’il avait du talent, mais il a excédé les attentes. On n’a qu’à penser à Étienne Légaré qui avait peu joué au football avant de connaître une belle carrière avec nous et dans la LCF. »

Rouleau affichait son plus beau sourire. « Ça va beaucoup plus vite que je pensais, a reconnu le produit des Pionniers de Rimouski. En arrivant de la Division 3, je pensais que j’aurais plus de misère, mais j’ai écouté le coach et appliqué les techniques. Ça aide aussi de pratiquer contre des gars comme Samuel Thomassin et Samuel Lefebvre. »

Deux acteurs de premier plan

Joueurs défensifs par excellence du RSEQ en 2017 et 2018 respectivement, le secondeur hybride Adam Auclair, du Rouge et Or, et le demi défensif Marc-Antoine Dequoy, des Carabins, seront des acteurs de premier plan dans un duel qui pourrait fort bien être une autre bataille défensive entre les deux grands rivaux.

Auclair s’était illustré lors de la Coupe Dunsmore l’an dernier en marquant un touché sur un retour d’échappé dans un gain de 14-1. « C’était vraiment le fun et des gens me taquinent encore, mais j’ai tourné la page, a-t-il indiqué. C’est une nouvelle année, une nouvelle équipe et on n’affronte pas la même offensive. »

« Contrairement à 2018, les Carabins distribuent plus le ballon et on doit faire attention à tout le monde, ajoute celui qui avait aussi reçu le titre de meilleur joueur défensif au pays en 2017. Malgré des départs, ils ont de bons receveurs. On devra avoir à l’œil un gars comme Kevin Kaya. Antoine Chabot court aussi de bons tracés. »

Confiant

Dequoy et ses potes de la ligne tertiaire découvriront un nouveau quart-arrière en Samuel Chénard. « On ne l’a jamais affronté et je suis bien excité, a-t-il mentionné. Si on se fie aux statistiques, le Rouge et Or a une tendance à prioriser le jeu au sol, mais on se prépare pour les deux. Ils ont de bons receveurs et on ne doit pas les prendre à la légère. »

« J’ai bien confiance en notre défensive, poursuit Dequoy qui a réussi une interception bonne pour un touché dans la victoire face au Vert & Or de l’Université de Sherbrooke il y a deux semaines. Ça fait trois ans que le noyau est ensemble et il y a une bonne chimie. Si on joue à notre niveau, on peut accomplir de grandes choses. La clé est de faire notre 1/12 et de faire confiance à nos coéquipiers. »

La défensive actuelle des Bleus est-elle supérieure à celle de l’édition de 2018 qui n’avait accordé que 46 points ? « Si on regarde au-delà des chiffres, je pense que l’unité de cette année est meilleure, a affirmé l’entraîneur-chef Danny Maciocia. Nous avons une profondeur intéressante et ça débute avec notre front. »

Dansereau-Leclerc en relève à Breton-Robert

Antoine Dansereau-Leclerc remplacera Jonathan Breton-Robert victime d’un claquage lors du dernier match.
Photo d’archives, Agence QMI
Antoine Dansereau-Leclerc remplacera Jonathan Breton-Robert victime d’un claquage lors du dernier match.

Retiré du jeu tôt dans le match samedi dernier contre Concordia, le demi-inséré étoile Jonathan Breton-Robert n’affrontera finalement pas les Carabins de l’Université de Montréal.

Meilleur receveur du Rouge et Or, Breton-Robert avait connu des débuts fracassants au CEPSUM en 2016 avant de revenir à la charge quelques semaines plus tard lors d’un jeu truqué à la Coupe Dunsmore pour procurer une victoire de 20-17 à Laval. Il avait alors lancé une passe de touché de trois verges au quart-arrière Hugo Richard.

Joueur de deuxième année, Antoine Dansereau-Leclerc frappera en relève. « Je suis super excité », a-t-il raconté, vendredi, avant de sauter dans le bus en direction de Montréal. « C’est un bon défi et une belle façon d’obtenir mon premier départ en carrière. Je ressens un bon stress. »

Même s’il ne trace aucune comparaison avec Breton-Robert, qui souffre d’un claquage, le coordonnateur offensif Justin Éthier est confiant. « Antoine a causé une belle surprise l’an dernier à sa première saison, et il a été un des joueurs les plus impressionnants lors du camp de printemps en Floride, a-t-il indiqué. Il a continué son bon travail au camp d’entraînement. Je le sens à l’aise et je suis confiant qu’il sera à la hauteur. »

Dansereau-Leclerc est conscient de la tâche qui l’attend, mais il se sent d’attaque. « Jonathan est un joueur important dans notre équipe, mais j’ai l’occasion de profiter de ses conseils depuis deux ans, a souligné le produit du CNDF. Je me suis entraîné avec le groupe 1 toute la semaine et j’ai pu vivre mon baptême la semaine dernière, à Concordia. C’est la première fois que je voyais de l’action aussi tôt dans un match. J’ai joué au CEPSUM l’an dernier comme teneur et je suis habitué au bruit. »

Deux quarts-arrières

Contrairement aux deux premières parties de la saison, le Rouge et Or ne misera que sur deux quarts-arrières en uniforme. Le partant Samuel Chénard sera secondé par la recrue Thomas Bolduc, alors que David Pelletier sera laissé de côté, lui qui a vu de l’action dans les deux premières rencontres. « C’est pas mal serré, a indiqué le coordonnateur offensif Justin Éthier. Je suis à l’aise si jamais on a besoin d’utiliser Thomas. »