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Un party comme Bob Bissonnette l’aurait aimé

7500 personnes font la fête au Stade Canac lors de la présentation du documentaire

Des images qui ont ému bien des proches de Bob Bissonnette.
Photo Didier Debusschère Des images qui ont ému bien des proches de Bob Bissonnette.

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Sacré Bob Bissonnette ! Ça prenait juste lui pour remplir un stade de baseball de 7500 personnes sur le party pour le visionnement d’un film documentaire.

S’il a pu être témoin de la scène depuis le monde qu’on dit meilleur où il a été catapulté aussi brutalement que tragiquement, il y a trois ans, le regretté hockeyeur devenu chanteur a sûrement échappé un retentissant « Gorgée ! ».

Le Stade Canac était archi-comble pour la première du documentaire qui lui est consacré, Bob Bissonnette : Rockstar. Pis pas à peu près, présenté dans le cadre du Festival de cinéma de la ville de Québec.

Avant la projection, la file d’attente s’étendait jusqu’à l’école Cardinal-Roy. De loin la plus grosse foule au stade, au moins depuis l’arrivée des Capitales, dont il était devenu co-actionnaire, il y a vingt ans.

L’ambiance était festive avant la présentation du film.
Photo Didier Debusschère
L’ambiance était festive avant la présentation du film.

Les organisateurs avaient pensé à tout. Le groupe de Roberto « Bob » Bissonnette s’est réuni pour la première fois depuis sa mort et a donné un concert avant le début du film, ce qui a permis à ses fans de s’époumoner à chanter Mettre du tape su’ ma palette et Y sont toutes folles.

Une bière, baptisée « Gorgée », a même été brassée pour l’occasion. Sans oublier les feux d’artifice. De la pyrotechnie pour la présentation d’un documentaire, c’est sans doute une première. Sacré Bob !

« Les gens l’aimaient »

De voir tout ce monde a chaviré le cœur de ses proches.

La conjointe de Bob, Marie-Pierre Simard, le réalisateur Bruno Lachance et les parents du disparu, Lisette Lemelin et Grégoire Bissonnette, ont fait un brin de causette sur le terrain du Stade Canac.
Photo Didier Debusschère
La conjointe de Bob, Marie-Pierre Simard, le réalisateur Bruno Lachance et les parents du disparu, Lisette Lemelin et Grégoire Bissonnette, ont fait un brin de causette sur le terrain du Stade Canac.

« C’est un baume parce que même avec les années, ça ne passe jamais. Mais là, on sent que les gens l’aimaient », a confié sa mère, Lisette Lemelin.

« Depuis qu’il est parti, c’est la première fois que je sens son énergie », a dit sa conjointe Marie-Pierre Simard, qui s’attendait quand même à un stade plein. « Je ne suis pas du tout surprise. C’était une machine de guerre, ce gars-là. »

Croisés avant la projection, Bruno Lachance et Patrick Bissonnette, respectivement réalisateur-ami et frère de Bob, n’en revenaient pas de l’engouement suscité par la première du film.

« On a de la misère à saisir l’ampleur de tout ça », a partagé Bruno Lachance.

Des images qui ont ému bien des proches de Bob Bissonnette.
Photo Didier Debusschère

Attachant

En plus de revenir sur les grands moments de la carrière de joueur de hockey et de chanteur de Bob Bissonnette, le documentaire donne la parole à plusieurs amis, membres de la famille et coéquipiers.

En tout, pas moins de 45 personnes ont accepté sans se faire prier de relater leurs souvenirs de Bob Bissonnette.

« On voit pourquoi on s’attache à ce gars-là », a observé Patrick Bissonnette.

Et Bob, que penserait-il de tout ça ? « Il trouverait ça malade », assure Bruno Lachance.

Gorgée !


► Le film Bob Bissonnette : Rockstar. Pis pas à peu près prend l’affiche dans plus d’une cinquantaine de salles de cinéma le 20 septembre.

Ce qu’ils ont dit

« Quand nous avons rencontré les gens du FCVQ, on leur a dit que ça allait être plus gros qu’ils ne le pensaient. » – Bruno Lachance, réalisateur du documentaire

« Si tu demandes aux 7000 personnes ici ce soir, tout le monde va te dire qu’il était un ami proche de Bob. » – Maxime Talbot, coéquipier chez les Olympiques de Hull

« Quand j’ai vu le film, j’ai pleuré, j’ai ri et j’ai été touché de constater que même si je pensais connaître Bob, je n’en connaissais finalement que le un quinzième. » – Michel Laplante, président des Capitales de Québec