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Un service pour visiter des propriétés de son salon grâce à la réalité virtuelle

Un service pour visiter des propriétés de son salon grâce à la réalité virtuelle
Crédit: Hausvalet

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Dans le sous-sol familial d’une maison de la région de Montréal, Hakim Azrour préparait en 2015 sa technologie pour transformer le milieu immobilier. Aujourd’hui, près de cinq après, il ouvre la réalité virtuelle aux futurs propriétaires.

Hausvalet, sa boutique, a ouvert ses portes au Mail Champlain. Le concept est simple.

Avec un casque de réalité virtuelle, il est possible de visiter des propriétés potentielles sans bouger de son salon. Dans le magasin, les clients peuvent venir essayer la technologie et, s’ils sont conquis, l’emmener chez eux pour une recherche plus approfondie. Le tout pour 20 dollars par semaine.

Un besoin d’entrepreneuriat

Un service pour visiter des propriétés de son salon grâce à la réalité virtuelle
Crédit: Hausvalet

Après avoir fini ses études à HEC Montréal, Hakim a passé quelques années dans une grande boîte, suivant le parcours classique que lui offrait son diplôme. Mais après un temps, quelque chose manquait.

«Je voulais changer le monde à ma façon», affirme-t-il. À l’époque commençait à se faire connaître une innovation, la réalité virtuelle.

Pris de passion pour cette technologie, il a décidé que c’est autour d’elle que se ferait son saut entrepreneurial.

«Je devais créer quelque chose qui changerait la façon de magasiner des gens. Et l’immobilier convenait parfaitement».

Cinq ans de développement

Un service pour visiter des propriétés de son salon grâce à la réalité virtuelle
Crédit: Zenit Concept inc.

Pendant cinq ans, avec son partenaire Christophe Baudinet, ils ont développé la technologie, obtenant des lettres d’intention de courtiers et d’agences immobilières.

Ces dernières leur ont permis de lever du financement, allant jusqu’à près de trois millions de dollars, notamment auprès d’Anges Québec.

Pour développer leur produit, ils collaborent avec les courtiers qui font appel à eux lorsqu’ils ont une propriété à mettre au marché. Hausvalet envoie un de ses valets qui, à la place du traditionnel photographe, prend en main tout le visuel, notamment la partie réalité virtuelle.
Ensuite, pour faire connaître leur projet, les entrepreneurs se sont lancés dans une série de démonstrations auprès des acteurs de l’industrie. Près de 350 démos ont été faites afin de valider le produit.

Ce n’est donc qu’en 2019, après des centaines de démos et trois rondes de financement que le lancement grand public s’est mis en place.

Fin prêt

Un service pour visiter des propriétés de son salon grâce à la réalité virtuelle
Crédit: Zenit Concept inc.

«Aujourd’hui, on propose un produit qui permet aux gens de littéralement se téléporter dans une propriété», déclare fièrement l’entrepreneur.

Tout en prétendant transformer le secteur immobilier et la manière de magasiner des maisons, Hakim garde les pieds sur Terre et reconnaît qu’on ne peut pas décider virtuellement de l’achat d’une propriété.

«On ne prétend pas remplacer les vraies visites. L’objectif est d’utiliser la réalité virtuelle lorsqu’on est en exploration et qu’on recherche des propriétés».  Ainsi, la technologie permettrait aux clients de présélectionner les propriétés sans trop perdre de temps et de faire une visite sur place seulement pour les maisons sélectionnées.

Un service pour visiter des propriétés de son salon grâce à la réalité virtuelle
Crédit: Zenit Concept inc.

Pour le moment, leur service se concentre sur la Rive Sud de Montréal avec près de 700 maisons visitables virtuellement. Dans l’année à venir, grâce à la trentaine d’employés de la jeune entreprise, le Grand Montréal et le Grand Québec pourront en profiter. «Nous voulons changer les habitudes de consommation de l’industrie immobilière au grand complet en travaillant avec les acteurs du milieu», annonce le fondateur de Hausvalet.

Au regard de son parcours, Hakim Azrour et son conseil aux futurs entrepreneurs qui voudraient se lancer ne laisse pas place à la fantaisie: «C’est toujours plus long qu’on pense, et ça coute toujours plus cher qu’on pense. Le mot clé, c’est la résilience».

 

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