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Et vogue la galère!

La mer à l’envers, Marie Darrieussecq, Aux Éditions P.O., 256 pages
Photo courtoisie La mer à l’envers, Marie Darrieussecq, Aux Éditions P.O., 256 pages

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Depuis son célèbre Truisme, Marie Darrieussecq ne parvient pas toujours à nous enchanter. Avec La Mer à l’envers, elle a cependant réussi autre chose : nous surprendre, en nous plongeant tête première dans la terrible réalité des migrants.

Rose Goyenetche, une psychologue parisienne dans la quarantaine, a reçu de sa mère 10 jours de croisière sur la Méditerranée. Un cadeau de Noël qui devrait pouvoir l’aider à prendre du recul et à réfléchir sur l’avenir de son couple, vivre avec un agent immobilier franchement porté sur la bouteille n’étant pas toujours l’idéal. Pendant que son mari restera en France pour superviser les travaux de la maison qu’ils ont achetée dans le Pays basque, Rose partira ainsi au loin avec ses deux enfants, Gabriel, 15 ans, et Emma, 7 ans.

C’est comme ça qu’en pleine mer, vers les 4 h du matin, Rose assistera à une véritable opération de sauvetage. L’immense paquebot au luxe ostentatoire dans lequel elle coule des jours paisibles a croisé la route d’un petit chalutier en détresse et bientôt, tous ses passagers seront hissés à bord.

Passer à tout prix

Plus de 150 migrants originaires d’Afrique de l’Ouest seront ainsi recueillis. Et parmi eux Younès, un grand adolescent nigérien qui réclamera à Rose quelque chose à boire. Peut-être parce qu’il ressemble un peu à Gabriel, Rose filera vers sa très chic cabine sans balcon pour lui rapporter beaucoup plus : un sac rempli de vêtements chauds, ainsi que le cellulaire de son fils. Qu’il gardera sur lui lorsqu’il sera conduit en Grèce avec tous les autres réfugiés.

À partir de là, Rose tentera tant bien que mal de reprendre le cours normal de sa vie. Mais peu importe ce qu’elle fera, Younès s’imposera toujours à son esprit. Et magnifiée par la très jolie plume de Marie Darrieussecq, la suite nous a parfois laissés sans voix.

À LIRE AUSSI CETTE SEMAINE

La fille qui aimait les sciences

Hope Jahren, aux Éditions Flammarion 
Québec, 416 pages
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Hope Jahren, aux Éditions Flammarion Québec, 416 pages

 

La géobiologiste de renommée internationale Hope Jahren raconte ici son incroyable parcours, qui a débuté entre les murs du laboratoire de son père, au fin fond du Minnesota. Mais le grand plus de ce livre, c’est qu’il nous permet surtout d’en apprendre énormément sur les plantes et les arbres sans que ce soit pénible ou ennuyeux. Au contraire. L’un des récits autobiographiques les plus originaux qu’il nous ait été donné de lire.

Les heures rouges

Leni Zumas, aux Éditions 10/18, 456 pages
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Leni Zumas, aux Éditions 10/18, 456 pages

 

Dans cet excellent roman, les Américaines ne sont vraiment pas gâtées : celles qui ne veulent pas avoir d’enfant n’ont plus le droit de se faire avorter, et celles qui en veulent ne peuvent plus avoir recours à la procréation médicalement assistée ou à l’adoption. Pour voir ce que ça donne, on n’a qu’à se laisser happer par le quotidien de Roberta, Susan, Gin et Mattie, qui habitent toutes dans les environs de Salem, Oregon.

C’est l’heure du lunch !

Nancy Bordeleau, aux Éditions du Trécarré, 136 pages
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Nancy Bordeleau, aux Éditions du Trécarré, 136 pages

 

Qui aime préparer chaque matin les boîtes à lunch de toute la famille ? Personne à droite ? Personne à gauche ? Eh ben voilà. Personne tout court. Mais grâce à ce livre, au moins ne manquera-t-on pas d’inspiration ! Une large place est évidemment accordée aux sandwichs et aux salades (qui se cuisinent en un tournemain), et toutes les recettes de la section « Repas chauds » ne réclament jamais plus de 15 minutes de préparation.

Mes premiers pas en batch cooking veggie

Keda Black, aux Éditions Marabout, 
192 pages
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Keda Black, aux Éditions Marabout, 192 pages

 

C’est le dernier outil du genre dont on va parler cet automne. Conçu pour faciliter la vie des parents qui travaillent, celui-ci propose de passer tous les dimanches une ou deux heures à la cuisine afin de ne rien avoir à laver, couper ou hacher durant la semaine. Chaque soir, on n’aura ainsi qu’une dizaine de minutes de popote à faire pour goûter à quantité de plats végés.

Frissons garantis

La maison des mensonges

La maison des mensonges, Ian Rankin, Aux Éditions du Masque, 464 pages
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La maison des mensonges, Ian Rankin, Aux Éditions du Masque, 464 pages

 

Dans ce 22e opus de la très populaire série John Rebus, l’Écossais Ian Rankin n’a pas ménagé les quatre gamins avec lesquels il commence son histoire : en tombant dans une ravine des environs d’Édimbourg, l’un d’eux découvrira en effet une vieille Volkswagen rouge cachée sous les branches. Une sacrée découverte, qui attirera aussitôt ses trois autres comparses. Et devinez ce qu’ils trouveront en forçant la serrure du coffre ? Eh oui, un squelette... dont les chevilles ont apparemment été attachées ensemble avec des menottes.

Rebus revient

Même s’il est désormais à la retraite et qu’il est loin d’être au meilleur de sa forme – il souffre d’emphysème –, l’ex-inspecteur John Rebus ne pourra s’empêcher de contacter son ancienne collègue Siobhan Clarke, désormais détachée auprès des Crimes graves. Il est à peu près sûr qu’il s’agit de Stuart Bloom, et l’avenir lui accordera raison. Porté disparu depuis mars 2006, le corps de ce détective privé n’avait jusqu’à présent jamais été retrouvé. Dix ans plus tôt, de nombreuses recherches avaient pourtant été effectuées dans les bois de Poretoun et Rebus, qui avait pris part à l’enquête, devra expliquer pourquoi autant d’erreurs avaient alors été commises...

Un page-turner qui comblera les fans de la série ou tous ceux qui aiment les bons polars.