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Festival western de Saint-Tite: des Norvégiens de retour 31 ans plus tard

Le couple avait été conquis par l’ambiance de l’événement comme des milliers de touristes internationaux

Aase et Terje Hermansen, de la Norvège, sont de retour à Saint-Tite après y avoir assisté il y a 31 ans.
Photo Amélie St-Yves Aase et Terje Hermansen, de la Norvège, sont de retour à Saint-Tite après y avoir assisté il y a 31 ans.

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SAINT-TITE | Un couple norvégien est de retour au Festival western de Saint-Tite plus de 30 ans après y avoir passé une seule journée, en 1988. 

L’ingénieur Terje Hermansen et sa conjointe Aase ont vécu à Trois-Rivières pendant sept mois, il y a 31 ans. M. Hermansen travaillait à la construction de l’usine de magnésium Norsk Hydro à Bécancour, maintenant fermée depuis 2007. 

Le couple avait à ce moment passé une journée au Festival de Saint-Tite, sans assister aux rodéos, et avait adoré l’ambiance. 

Des milliers de véhicules récréatifs sont entassés sur les terrains situés près du site du Festival western de Saint-Tite.
Capture d’écran, TVA Nouvelles
Des milliers de véhicules récréatifs sont entassés sur les terrains situés près du site du Festival western de Saint-Tite.

«Depuis 1988, on a toujours voulu revenir. Et là, on vieillit, on s’est dit que c’était maintenant qu’il fallait le faire», indique M. Hermansen, aujourd’hui âgé de 71 ans. 

Les amoureux sont arrivés à Saint-Tite jeudi après avoir passé quatre jours à Montréal. Ils assisteront au rodéo dimanche, un sport qui n’existe pas en Norvège. Ils logent au gîte du village, situé directement sur le site du Festival, et entendent en profiter pleinement jusqu’à lundi. 

«Le Festival semble être beaucoup plus gros qu’il y a trente ans», estime M. Hermansen. 

Ils poursuivront leur voyage au Québec après le Festival, et prévoient notamment aller à Québec et au zoo de Saint-Félicien. 

International 

Des touristes de Monaco, des ÉtatsUnis et de la Suisse sont également passés au festival cette année.

Les Suisses Marie-Marthe et Jean-Jacques Weissbaum, de même que leurs amis Pierre Marguet et Hervé Sapin ont connu leur première expérience de rodéo mercredi soir dernier. 

«C’était génial, magnifique. On a passé un très bon moment», a souligné Mme Weissbaum, au lendemain de l’événement. Son conjoint était tout aussi ravi et a promis de vanter l’expérience à son retour en Europe. 

L’événement ne comptabilise pas de données relatives aux visiteurs de l’extérieur du pays, mais le Festival western de Saint-Tite bénéficie d’une bonne réputation en Europe francophone, selon la coordonnatrice aux communications, Geneviève Frappier. 

«C’est clair qu’il y a un goût du rêve américain et des grands espaces», dit-elle. 

Bonne visibilité 

Le Festival a fait l’objet de quelques reportages télévisés au fil des années en Europe et il achète de la publication dans des magazines spécialisés. Le but est essentiellement que Saint-Tite fasse partie des itinéraires de voyages pour les touristes qui viennent au Québec en septembre. 

Il y a deux gîtes et quelques maisons de tourisme à Saint-Tite. Autrement, les hôtels les plus proches sont situés une vingtaine de kilomètres plus loin, à Shawinigan. 

Le Festival n’estime pas perdre beaucoup de touristes hors Québec en raison de la capacité d’hébergement limité pour les festivaliers ne pouvant pas faire du camping sur place. 

Les citoyens qui souhaitent louer des chambres aux touristes à même leur maison peuvent s’afficher sur le site du Festival, comme l’ont fait une vingtaine de personnes cette année. 

De l’Australie à Saint-Tite 

L’Australien Tyle Parkinson en est à son quatrième passage à Saint-Tite.
Photo Amélie St-Yves
L’Australien Tyle Parkinson en est à son quatrième passage à Saint-Tite.

Quelques cowboys d’origine australienne sont du Festival encore cette année, notamment Ty Parkinson, qui en est à sa quatrième participation. 

L’homme de 27 ans, qui monte des taureaux et attrape des veaux au lasso, se souvient de sa première participation en 2015. 

«C’était plus gros que ce j’avais vu de toute ma vie», confie-t-il, tout sourire. 

Il en a vu plusieurs depuis, tant aux États-Unis qu’au Canada, mais l’ambiance de Saint-Tite est particulière, selon lui. 

«Ici, c’est comme une grande famille. Tout le monde travaille ensemble», lâche l’homme qui a un pied-à-terre en Caroline du Nord aux États-Unis, et qui souhaite retourner en Australie pour Noël.