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L’envers du décor

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Photo collaboration spéciale, Gilles Proulx Heureusement, les Cubains ont accès à des cigares à prix réduit.

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J’ai toujours été un admirateur indéniable du pays de Fidel Castro en raison de sa grande volonté de tenir tête au géant américain. Quel culot ! Je passais pour un hurluberlu lorsque je visitais l’île en 1968. Puis, comme vous le savez, le pays s’est tourné vers le tourisme lorsque les subsides de l’URSS se sont taris. Maintenant, on a l’impression qu’une majorité de Québécois ont déjà posé le pied ici ! Et pourtant... on dirait que rien ne bouge. Au contraire, la structure égalitaire du pays se détériore. Le salaire stagne. Le peuple continue de vivre dans ce paradis-prison.

Même si vous entrez dans l’autobus en sortant de l’aéroport pour aller directement dans votre tout-inclus, vous allez au moins entrevoir ce Cuba pas très opulent. Au cours de mes nombreux voyages dans ce pays, puisque je déteste la plage (une semaine à Varadero m’a fait déjà mourir d’ennui), je m’aventure toujours dans les vrais quartiers. Je préfère La Havane et Santiago, ces villes riches en histoire.

Ce centre commercial est davantage un lieu de passage qu’un lieu de commerce…
Photo collaboration spéciale, Gilles Proulx
Ce centre commercial est davantage un lieu de passage qu’un lieu de commerce…

Parlant de richesse, hélas ! elle est absente. Les bâtiments tombent en ruine : on n’a pas accès aux matériaux pour les rénover ou les entretenir. Même chose pour les rues. Oui, c’est triste à voir parce que, dans les années 1960, on se disait que ça allait changer, grâce à la Révolution... mais non. Puis, dans les années 1990 où notre peuple assoiffé de soleil en hiver a envahi les plages, on se disait : le tourisme va dynamiser le pays. Mais on voit que ça n’enrichit que le pouvoir.

Le jour et la nuit

Les enfants jouent et vivent dehors. Malgré la pauvreté, l’État leur assure au moins des vêtements décents.
Photo collaboration spéciale, Gilles Proulx
Les enfants jouent et vivent dehors. Malgré la pauvreté, l’État leur assure au moins des vêtements décents.

Un des avantages de ce pays, c’est que vous pouvez vous promener dans les quartiers les plus pauvres et parler aux gens sans risquer de vous faire violenter. Si on le compare à la Colombie ou au Honduras, ces pays ultra-violents, c’est le jour et la nuit. Bref, n’hésitez pas : sortez un peu de vos paradis enclavés et allez voir l’envers du décor !