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Les Colombiens d’Yvon Michel

Eleider Alvarez et Yvon Michel GYM, Conference de presse de suivi du gala de boxe Bute Alvarez, Bonne Entente, Quebec, 25 fevrier 2017. PASCAL HUOT/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI
Photo d'archives, Pascal Huot Yvon Michel s’est concentré beaucoup sur Eleider Alvarez depuis le début de l’année.

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Il faut respecter les 28 ans d’Yvon Michel dans la boxe. J’ai lu attentivement les articles de mon confrère Mathieu Boulay cette semaine sur la position de GYM dans la boxe québécoise.

Dans les faits, en 2019, Michel est devenu le promoteur de deux ou trois boxeurs et n’a guère consacré d’argent et d’efforts à faire progresser son entreprise. En 2019, Yvon Michel s’est concentré sur Eleider Alvarez, Oscar Rivas et Marie-Ève Dicaire.

Mais la boxe québécoise n’a pu compter sur GYM pour faire travailler de jeunes boxeurs prometteurs et permettre aux amateurs du Québec d’assister à des galas consistants.

Yvon Michel a permis à Alvarez et Rivas de se battre à Frisco et à Londres et d’encaisser de généreuses bourses. Sa part de promoteur a permis à GYM d’avoir une année fructueuse. Mais à moins que Gestev et GYM n’organisent une grande soirée à Québec en novembre, ce sera à peu près tout.

Yvon Michel a parfaitement le droit de prendre cette voie. Il a le droit de toucher un retour sur ses efforts et ses investissements dans ces boxeurs de calibre international.

On a souvent dit qu’Yvon Michel avait neuf vies. Sa très grande connaissance de la boxe et de son univers lui permettra peut-être de profiter des Jeux Olympiques de Tokyo pour dénicher une perle rare afin de donner de la profondeur à son entreprise.

Et ses liens personnels avec Eddie Hearn, Todd DuBoef et Kathy Duva jouent en sa faveur. Tant qu’il aura ses deux Colombiens, Yvon Michel aura accès à la scène internationale.

EYE OF THE TIGER : INVESTIR

Le chemin choisi par Camille Estephan est très différent. Son écurie compte maintenant 25 boxeurs dont 11 sont classés parmi les 15 meilleurs de leur division. Mais surtout, EOTTM investit constamment dans le marché. Il y aura des galas au casino les 26 et 28 septembre avec de grosses cartes. Le 25 octobre, on s’installe pour un gala à Québec.

Puis le 2 novembre, ça devrait être confirmé dans les prochains jours, David Lemieux va se battre en demi-finale de Kovalev-Canelo Alvarez à Las Vegas. Je vous ai déjà annoncé que le 22 novembre, EOTTM se rendrait à Rimouski. Mais voilà que s’est ajoutée une bataille en Californie le 5 décembre. Ce sera Yves Ulysse et probablement un autre membre de l’équipe.

Et le 7 décembre, on envahit le Centre Bell avec une grosse finale impliquant le terrifiant Arslanbek Makhmudov.

Il est évident que les objectifs et les besoins des deux entreprises de boxe sont complètement différents. Mais comme une situation de monopole provoque souvent des situations d’abus, l’idéal serait que les deux compagnies arrivent à prospérer en servant le boxeur et l’amateur de boxe.

On va avoir une meilleure idée en 2020...

SCHUMACHER : LES CELLULES SOUCHES

Sept ans. Sept ans que Michael Schumacher survit dans ce qui est décrit maintenant comme un demi-coma. Même qu’une de ses infirmières a déclaré cette semaine que le pilote était probablement conscient.

Sans doute que cette infirmière se cherche un emploi ce matin.

Sept ans sans nouvelles, sans photo. C’est inconcevable. Ou presque. Le travail pour le protéger a été incroyablement bien fait.

Mais on apprend que Schumacher serait maintenant dans une clinique française très spécialisée et qu’il subirait des traitements aux cellules souches.

Il y a une dizaine de ces cliniques en France qui peuvent entreprendre ce traitement « qui demande un très sévère encadrement ».

La France a dix ans d’avance sur le Canada, soutient le docteur Sylvain Simard qui a mené des recherches très poussées sur les cellules souches et qui traite plusieurs de ses patients avec du plasma aux plaquettes enrichies : « Mais l’Allemagne, le Japon, Israël et le Mexique sont encore largement devant la France. Les États-Unis, je dirais, ont cinq ans d’avance sur le Canada où même les mots cellules souches semblent tabous », explique le docteur Simard.

Faut dire que c’était le Far West dans le domaine des cellules souches. Des cellules d’embryons, de foies, de rates se vendaient sur le marché. Mais le balancier est allé très loin dans l’autre sens. Tellement que des cliniques privées n’ont même plus le droit de faire de la publicité pour leur traitement sur Google. Elles sont censurées.

Je ne suis évidemment pas un spécialiste de ce sujet très pointu. Mais on peut croire que d’ici quelques années, un de vos Glorieux subira ce genre de traitements au lieu de se faire reconstruire un genou ou de prendre sa retraite...