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Le fond du baril

Les Montréalais blanchis par la pire équipe de la MLS

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Vous pensiez que l’Impact avait été mauvais dans un revers de 3 à 0 contre le D.C. United la semaine dernière? Il s’est surpassé samedi en baissant pavillon 1 à 0 contre la pire équipe de la MLS, le FC Cincinnati, qui a marqué dès la 27e seconde, devant 17 159 spectateurs médusés au stade Saputo.  

Le Bleu-blanc-noir a donc subi un second échec en deux confrontations contre Cincinnati cette saison.  

«Perdre contre Cincinnati est l’une des pires choses qui peuvent arriver aux joueurs parce que tout le monde pense qu’on devait l’emporter», a soutenu Wilmer Cabrera, qui a une fiche de 1-3 depuis son arrivée à la barre de l’équipe.  

«Après le but, j’ai l’impression que les gars ont commencé à ressentir une pression très lourde», a soutenu l’entraîneur-chef.  

Léthargie offensive  

L’Impact n’a tout simplement pas été assez bon pour battre une équipe dont la dernière victoire remontait au 13 juillet dernier. De fait, Cincinnati n’avait gagné que deux de ses 17 derniers matchs avant celui de samedi.  

Et contre une équipe aussi démunie, l’Impact n’a pu faire mieux qu’un seul tir cadré. Dans tout le match !  

Avant la défaite de l’Impact, le Fire de Chicago l’a emporté 3 à 0 contre Dallas pour rejoindre le XI montréalais au huitième rang du classement dans l’Association Est avec 37 points.  

Et pendant ce temps à Orlando, le Revolution de la Nouvelle-Angleterre a fait match nul 3 à 3 pour porter son avance sur l’Impact à trois points. Les espoirs de participation aux séries ne tiennent donc plus qu’à un fil pour le club montréalais.  

Et pour ajouter au pitoyable de la situation, l’Impact n’a pas marqué depuis la 37e minute du match contre Vancouver, soit une disette de 233 minutes.  

Autopsie d’un but  

L’Impact s’est creusé un trou dès la première minute du match quand il a tout bonnement offert un but à Allan Cruz sur un plateau d’argent après seulement 27 secondes de jeu.  

Ce but résume à lui seul tout ce qui cloche avec la défensive de ce club depuis trop longtemps.  

Rudy Camacho dégage un ballon de la tête en plein dans l’axe, une erreur qu’on apprend aux jeunes U10 à ne pas commettre.  

Le ballon tombe aux pieds de Joseph-Claude Gyau, dont le tir dévie sur le pied de Samuel Piette pour ensuite arriver devant Cruz, laissé fin seul pour tirer sur un Evan Bush laissé sans défense.  

L’Impact pourra se consoler et se dire que ce n’était pas un record de rapidité puisque le but le plus rapide marqué contre l’Impact revient à Kei Kamara, qui a marqué à la 23e seconde, en 2017.  

Pas d’esprit de corps  

Sur le plan offensif, l’Impact est en panne d’imagination. Comment expliquer autrement une production de 17 tirs, dont un seul a été cadré ?  

Pis encore, cet unique tir cadré est survenu à la 40e minute de jeu. Rappelons que l’Impact jouait du soccer de rattrapage depuis... 40 minutes et malgré l’urgence de la situation, aucun tir n’a été cadré en seconde demie.  

«On est incapable de trouver notre contenance en attaque, il y a trop de pression. On encaisse un but contre la pire équipe de la ligue après moins de 30 secondes, ça ajoute à la pression qui se retrouve sur les joueurs et on a été incapables de la gérer», a avancé Cabrera.  

Il n’y a tout simplement pas d’esprit de corps en attaque en ce moment, même si Nacho Piatti et Bojan Krkic étaient sur le terrain en même temps pour une rare fois.  

Et même si Orji Okwonkwo était la bougie d’allumage de l’équipe en seconde demie, Cabrera l’a remplacé à la 69e minute.  

Plus possible  

On doit aussi s’attarder à la situation des coups de pied arrêtés. Wilmer Cabrera y a travaillé cette semaine, mais on attend encore les résultats.  

C’est encore et toujours Saphir Taïder qui est l’homme de confiance pour décocher les tirs, mais ça ne fonctionne tout simplement pas.  

Sur les coups de pied de coin, on a maintes fois tenté le jeu court sans être en mesure de mettre un ballon dangereux dans la surface adverse.  

Ce n’était guère mieux sur les coups francs. Taïder a notamment profité d’un tir en plein centre du terrain, et qu’a-t-il fait ?  

Il l’a envoyé très haut dans les gradins. Ça, c’est trois points pour un placement dans un autre type de football.  

 

+
Orji Okwonkwo
Ordinaire en première demie, il a été beaucoup plus menaçant en deuxième période. En fait non, parce que Wilmer Cabrera a inexplicablement décidé de le retirer à la 69e minute.
-
Saphir Taïder
Il a connu un match tout simplement laborieux sur pratiquement tous les plans, en commençant par les phases arrêtées, au point où Maxi Urruti a fini par prendre la relève.
0
1
Montréal
Gardien :
Evan Bush.
Défenseurs :
Bacary Sagna, Daniel Lovitz, Jukka Raitala, Rudy Camacho.
Milieu :
Bojan (remplacé par Lassi Lappalainen à la 76e minute), Ignacio Piatti, Orji Okwonkwo (remplacé par Ballou Tabla à la 69e minute), Samuel Piette, Saphir Taïder.
Attaquant :
Maximiliano Urruti.
Cincinnati
Gardien :
Przemyslaw Tyton.
Défenseurs :
Greg Garza, Kendall Waston, Maikel van der Werff, ­Mathieu Deplagne.
Milieu :
Allan Cruz (remplacé par Fatai Alashe à la 70e minute), Emmanuel Ledesma, Frankie Amaya (remplacé par Nick Hagglund à la 89e minute), Joseph-Claude Gyau, Leonardo Bertone.
Attaquant :
Darren Mattocks (remplacé par Rashawn Dally à la 85e minute).
But
Montréal : aucun CINCINNATI : Cruz (1re)
Cartons
MONTRÉAL : Lovitz (44e), Okwonkwo (49e), Camacho (68e) CINCINNATI : Waston (60e), Waston (88e-rouge)
 
TIRS
ARRÊTS
MTL
1
2
FCCIN
3
1
 
POSSESSION
FAUTES
MTL
60,6 %
13
FCCIN
39,4 %
12
 
HORS-JEUX
COINS
MTL
1
8
FCCIN
1
3
 
NOMBRE DE PASSES
NOMBRE DE PASSES RÉUSSIES (%)
MTL
406
80 %
FCCIN
277
70 %