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L’itinérance en hausse à Québec à l’heure où les refuges débordent

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L’itinérance est un phénomène qui a pris de l’ampleur au cours de l’été à Québec, ce qui commence à importuner plusieurs résidents de la ville.

Un nombre important d’abris de fortune bordent en effet les quartiers de Saint-Roch et de Limoilou dans les parcs ou sur les terrains d’édifices commerciaux.

Ces abris temporaires se trouvent tout près du principal refuge pour personnes sans domicile fixe à Québec, Lauberivière.

Le refuge, qui a une capacité totale de 86 lits et qui offre de 300 à 500 repas par jour, a vécu l’été le plus achalandé depuis son inauguration, il y a une quarantaine d’années.

Lors des journées estivales les plus achalandées en 2019, le personnel a dû refuser une dizaine, voire une quinzaine de personnes.

«À Québec, on n’est pas encore habitués à voir des gens qui sont dans la rue. C’est sûr qu’un sac de couchage, ça ne fait mal à personne, mais ça peut être confrontant», a expliqué Éric Boulay, directeur général de Lauberivière, à TVA Nouvelles.

Selon M. Boulay, les sans-abri ne sont pas nécessairement une menace, mais comme ils n’ont pas accès à des installations sanitaires appropriées pour leurs besoins personnels, certains citoyens peuvent devenir incommodés par cette situation.

D’ailleurs, de plus en plus de citoyens se plaignent à la police pour ce genre de problématique, indiquent les organismes qui viennent en aide aux itinérants.

Cette nouvelle réalité s’accompagne de revendications de la part des directeurs des refuges à l’égard du gouvernement.

Une aide financière devra être nécessaire pour faire face à ce nouvel enjeu en croissance, a insisté M. Boulay.

Avec les informations de Kariane Bourassa