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L’une des dernières icônes rock

L’une des dernières icônes rock
Photo courtoisie, Harmony Korine

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Trois ans après l’acclamé Post Pop Depression, le légendaire rockeur Iggy Pop est de retour avec son 18e album, Free. Le Journal a eu la chance de s’entretenir quelques minutes avec l’artiste de 72 ans, l’une des dernières icônes rock.

« Bonjour, c’est Iggy. » Au bout du fil, la voix grave d’Iggy Pop, James Newell Osterberg Jr. de son vrai nom, est rapidement reconnaissable. Le chanteur septuagénaire a beau n’avoir qu’une quinzaine de minutes à nous accorder, ses réponses sont généreuses et souvent drôles.

Quand on lui demande d’entrée de jeu s’il a craint que l’ouragan Dorian passe par Miami, où il habite, le chanteur nous offre une citation savoureuse. « Ma femme était plus effrayée que moi. Je suis Iggy Pop, je ne me préoccupe pas des ouragans ! »

Voilà, le ton est donné. Iggy Pop est pleinement conscient de son statut iconique – il fait carrière depuis 55 ans – et, avant de concevoir son nouvel album, il ne lui est pas arrivé de se demander si sa musique était toujours pertinente en 2019.

« Je ne suis peut-être pas pertinent pour un jeune, mais je peux l’être pour quelqu’un de plus âgé. Au début, mes premiers fans étaient des décrocheurs du secondaire. Je ne leur disais pas qu’ils étaient des perdants. C’étaient mes fans et je prenais soin d’eux. »

La jeune génération

À 72 ans, Iggy Pop ne semble pas avoir perdu une once de popularité. Le rockeur attire encore les foules partout sur son passage, et bon nombre de spectateurs sont dans la vingtaine. « À mes concerts, il y a de tous les âges. Dans les premières rangées, ce sont souvent des jeunes avec de l’énergie qui veulent voir comment c’était dans le temps avec des artistes comme moi (rires). Car il n’y en plus vraiment d’autres aujourd’hui. »

Le rockeur ne lève pas le nez sur la nouvelle génération, loin de là. Il admet même s’en inspirer grandement. « J’anime une émission de radio sur la BBC depuis six ans et j’ai découvert plusieurs artistes que j’adore. »

Parmi ses récents coups de cœur, Iggy Pop cite Tropical Fuck Storm (« un projet d’Australie »), The Limiñanas (« je les connais et j’aime déconner avec eux »), les Canadiens Fucked Up (« je les aime vraiment beaucoup ») et Lingua Ignota (« elle est étrange, mais son matériel est très bon »).

Moins de spectacles

C’est imprégné de cette nouvelle musique qu’il a abordé le travail sur Free. « J’ai commencé par pur plaisir, dit-il. Je faisais de la musique comme échappatoire parmi mes autres projets. Petit à petit, je me suis dit que j’avais une bonne voix et de bonnes mélodies. J’ai voulu les présenter aux gens. »

Depuis deux ans, Iggy Pop a grandement ralenti le rythme des spectacles. En 2016, il mentionne avoir donné 52 concerts. Mais depuis, il n’en a pas fait plus de 12 dans une année. « Les réserves sont limitées ! » dit-il.

Viendra-t-il à Montréal prochainement ? Le dernier passage du rockeur a eu lieu en 2015, à Heavy Montréal. Mais selon le site setlist.fm, son dernier concert en salle dans la métropole remonte à... 1990 au Spectrum !

« Ça peut paraître long, 29 ans, mais il faut savoir que je fais ça depuis 55 ans, dit-il. Ce n’est pas si long. Ça pourrait être pire (rires) ! [...] Si je reçois la bonne offre [pour venir à Montréa], je serai là en un éclair. »


► Le nouvel album d’Iggy Pop, Free, est présentement sur le marché.