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Genesis Revisited 2019: Steve Hackett fait revivre un classique

Steve Hackett
Photo courtoisie, Tina Korhonen Steve Hackett

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Steve Hackett est choyé. Sur la route depuis avril, le guitariste interprète l’intégralité de son album favori de Genesis, il revisite les pièces de son disque solo Spectral Mornings et At the Edge of Light, son nouvel opus, connaît un succès sans précédent. Tout ça à 69 ans.

«C’est mon album solo le mieux reçu jusqu’à maintenant. C’est quelque chose d’incroyable. Tout va bien et c’est une période très excitante pour moi», s’est réjoui le guitariste britannique, lors d’un entretien téléphonique.

Steve Hackett et sa formation seront de passage à Québec et Montréal, au cours des prochains jours, avec la tournée Genesis Revisited 2019.

«Selling England by the Pound est mon album favori de Genesis. Spectral Mornings est un de mes opus solos qui est particulièrement apprécié par les fans. Je fais aussi quelques pièces de At the Edge of Light, qui est un des meilleurs disques que j’ai écrits au cours des dernières années. On a retenu, pour cette tournée, le meilleur du passé et du présent. Ça donne quelque chose de très puissant», a-t-il indiqué.

Compétition interne

Lancé à l’automne 1973, Selling England by the Pound est considéré, par plusieurs, comme étant le Saint Graal du mouvement rock progressif.

«Il s’agit certainement du meilleur album de Genesis. C’est mon favori. Il n’y a rien de simple sur cet album et le groupe était, à ce moment-là, au sommet de son art en matière d’écriture. J’étais conscient, lorsque nous l’avons terminé, que c’était un disque extraordinaire, mais nous avons été surpris par le succès obtenu», a mentionné le Britannique.

Steve Hackett a même ramené à la vie, pour cette tournée, la pièce Déjà vu, que Genesis avait travaillée durant les séances d’enregistrement de Selling England by the Pound, mais qui n’avait pas été retenue.

Le musicien rappelle que Genesis était constitué d’individus très compétitifs.

«Je pense que le résultat est meilleur qu'à l'époque. Le son est meilleur, tout comme la technologie utilisée», a-t-il indiqué.

«C’était la force du groupe et je travaillais fort, de mon côté, pour apporter des choses intéressantes. Il est possible de réaliser de grandes choses, lorsque tout le monde a la capacité d’écrire», a-t‐il fait remarquer.

Pas de coup de fil

Est-ce que l'interprétation intégrale de Selling England by the Pound pourrait inciter à appliquer le même traitement, dans le futur, avec d'autres albums de ses années avec Genesis, Steve Hackett y pense.

«J'ai choisi de faire Selling c'est parce que c'est mon préféré. Je pige un peu partout, pour mes concerts, dans le répertoire de Genesis, comme Foxtrot. Ce sont tous des albums brillants et particuliérement ceux de cette époque. Je peux faire toute sorte de spectacle», a-t-il mentionné.

Interrogé à nouveau sur une éventuelle reformation de Genesis, le guitariste avoue ne pas avoir reçu de coup de fil, de texto ou de courriel de Tony Banks, Phil Collins, Peter Gabriel ou Mike Rutherford à cet effet.

«Je suis toujours ouver, peut-être un jour», a laissé tomber le musicien qui construit ses chansons comme des scénarios de films.

Le guitariste, qui a quitté la formation en 1977, tourne, écrit constament de la nouvelle musique et il ne semble pas attendre après des retrouvailles.

«Je joue, je rends hommage à la musique de Genesis depuis plusieurs années et je le fais en compagnie de très bons musiciens», a-t-il fait savoir.


► Steve Hackett est en spectacle le 15 septembre à la salle Louis-Fréchette­­­ du Grand Théâtre de Québec et les 21 et 22 septembre au Théâtre Maisonneuve à Montréal.