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Un cycliste sexagénaire happé par un véhicule récréatif

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Un cycliste de 67 ans est mort après avoir été happé par un véhicule récréatif, sur la route 132, en Gaspésie, dans ce que ses proches qualifient de « bête accident ».

Christian Kearney enfourchait son vélo pratiquement tous les jours pour se balader dans le village de Nouvelle, où il demeurait depuis plus de 30 ans, et dans les alentours.

Le sexagénaire a été happé à un peu plus d’un kilomètre de chez lui, vendredi dernier, vers 15 h 10. Selon la Sûreté du Québec (SQ), il circulait en bordure de la route 132 lorsque, pour une raison qui échappe encore aux enquêteurs, il aurait soudainement bifurqué vers la gauche.

Un véhicule récréatif qui circulait dans la même direction que lui n’a pas été en mesure d’éviter l’impact fatal.

Il portait un casque

Samedi, c’était encore l’incompréhension parmi ses proches. « C’est un homme qui était extrêmement prudent. Il connaissait très bien le chemin. [...] On ne comprend pas pourquoi il a dévié », mentionne Cynthia Galland, la belle-fille de la victime.

Les premières informations détenues par la SQ laissaient croire que l’homme ne portait pas de casque de protection, mais en réalité, il en était bel et bien pourvu, a ensuite rectifié le corps policier.

D’ailleurs, le casque a été remis à son entourage à l’hôpital. « Il avait son casque. On a le casque, et il est défait », a lancé en entrevue Mme Galland.

Pour ajouter au mystère, Christian Kearney était en bonne forme physique et n’avait pas d’ennui de santé connu.

Selon Mme Galland, le cycliste pourrait avoir tenté de traverser la route 132 ou de faire demi-tour pour regagner son domicile. Ce faisant, il ne se serait pas aperçu qu’un véhicule récréatif arrivait dans sa direction, selon cette hypothèse.

La famille n’en veut aucunement au conducteur du véhicule, ajoute-t-elle.

« Le monsieur a tout essayé pour éviter Christian, et ça n’a pas fonctionné. On le prend vraiment comme un bête accident, puis on ne veut mettre le blâme sur personne. On veut juste vivre notre deuil », dit la belle-fille de la victime.

Communauté sous le choc

La mort du sexagénaire est un choc non seulement pour ses proches, mais aussi pour plusieurs personnes dans la municipalité de 1700 habitants, où il était connu et impliqué, notamment comme bénévole pour les Chevaliers de Colomb.

L’homme était propriétaire d’une entreprise de transport par camion qui portait son nom. Il laisse dans le deuil notamment sa conjointe, qui partageait sa vie depuis 46 ans. « Ça fait jaser beaucoup [à Nouvelle]. Tout le monde est indigné, déconcerté. Il n’y a personne qui comprend », mentionne Mme Galland.

La SQ a ouvert une enquête pour mieux comprendre les circonstances du drame.