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Accueillir la cinquantaine avec humour

Renée Laurin
Photo Pierre-Paul Poulin Renée Laurin

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Pas facile d’approcher le cap des 50 ans. Heureusement qu’il y a toujours moyen d’en rire ! Dans un premier roman, la journaliste Renée Laurin raconte avec authenticité et humour les mésaventures de deux amies happées par la crise de la cinquantaine.

Mam’zelle Girouette frise la cinquantaine plonge dans le journal intime de Juliette, une femme au caractère aussi indécis que rêveur. Au lendemain de son 49e anniversaire, elle est en pleine remise en question. À l’étroit dans son rôle de mère modèle et d’épouse rangée, elle regrette de ne pas avoir connu la grande carrière d’écrivaine-journaliste tant désirée. Elle a besoin de nouveaux défis, mais ignore encore quel chemin emprunter. Aux questions existentielles de Juliette, s’ajoutent les premières bouffées de chaleur, les cheveux gris et les lunettes avec foyers progressifs. Pour lui remonter le moral, elle peut compter sur sa meilleure amie Rosa, une caféinomane en rémission du cancer du sein dont le niveau de bonheur fluctue en fonction de son tour de taille.

<b><i>Mam’zelle Girouette frise la cinquantaine</i></b><br />
Renée Laurin<br />
Les Éditions Goélette, 384 pages.
Photo courtoisie
Mam’zelle Girouette frise la cinquantaine
Renée Laurin
Les Éditions Goélette, 384 pages.

« À l’aube de la cinquantaine, Juliette est une femme qui a besoin de faire la paix avec elle-même, résume Renée Laurin en entrevue. Elle aime faire de nouvelles expériences, mais elle est incapable de se brancher. Elle a aussi peur de perdre son pouvoir de séduction en vieillissant. Au contact de son amie qui vit un drame, ses grandes questions vont lui paraître moins dramatiques. »

Dans l’espoir de donner un second souffle à sa vie, Juliette se met à la course à pied, suit des cours de percussions africaines et part au bout du monde pour se ressourcer. Mais trouver sa voie n’est pas de tout repos quand on est une vraie girouette !

La journaliste de 55 ans, à qui l’on doit les récits de l’homme d’affaires Martin Provencher dans D’enfant battu à millionnaire et du marathonien Patrick Charlebois dans Courir jusqu’au bout du monde, raconte avoir largement puisé dans sa propre vie pour cette première incursion en fiction. « J’ai longtemps été déchirée entre mon désir viscéral d’être la mère parfaite et celui de devenir la super journaliste qui allait changer le monde. Il a fallu que je fasse un burn-out pour que je m’arrête. »

Le besoin d’écrire

Pendant son rétablissement, elle a été interpellée par le récit de femmes vivant les mêmes épreuves qu’elle, et plus particulièrement, celui de sa meilleure amie qui a souffert d’un cancer du sein. « Après avoir traversé nos épreuves ensemble, je me suis dit qu’un jour, j’allais écrire notre histoire. Je voulais proposer un roman authentique pour toucher les gens. Ce que j’ai vécu, quelqu’un d’autre le vit ailleurs, mais n’ose pas le dire. Se permettre de mettre le mot dessus et d’en rire dédramatise les problèmes. »