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Jesperi Kotkaniemi, comme un vétéran

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photo agence qmi, DOMINICK GRAVEL Jesperi Kotkaniemi s’est présenté au camp d’entraînement avec plus de confiance cette année.

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À pareille date l’an dernier, on ne donnait pas la moindre chance à Jesperi Kotkaniemi d’amorcer la saison à Montréal. Au terme du match intraéquipe, le Finlandais était rentré au vestiaire émerveillé par sa première présence sur la glace du Centre Bell.

Dimanche, il était tout aussi heureux. Quel jeune homme de 19 ans qui gagne sa vie en jouant au hockey ne le serait pas ?

Cependant, cette espèce de candeur a laissé place à une certaine assurance. Assurance qu’il a d’abord démontrée sur la patinoire pour la majeure partie de ces deux demies de 30 minutes.

Combatif et solide sur ses patins, il n’a pas hésité à contrôler le jeu lorsqu’il était en possession de la rondelle. Il a remporté la majorité de ses bagarres à un contre un et ne s’est jamais fait surclasser le long des rampes, ce qui était son point faible l’an dernier.

« Me sentir plus gros et plus fort, ça se transpose sur la glace. Je le sens dans les luttes pour l’obtention de la rondelle. Ça me rend plus confiant », a-t-il indiqué.

Tête baissée

Oui, Kotkaniemi a pris du muscle. Il l’a révélé à l’ouverture du camp, jeudi. Une dizaine de livres. C’est bien beau, mais on a déjà vu des joueurs ajouter de la viande autour de l’os sans savoir en tirer d’avantages tangibles.

Il faudra voir s’il sera aussi courageux lorsque le Canadien affrontera un véritable adversaire et que les coups d’épaule seront plus sévères. En attendant, dimanche, il n’a pas eu peur de s’impliquer et de foncer tête et épaules baissées en zone adverse. Ce qui lui a valu deux tirs de punition lors de la même présence.

« Je vois déjà une différence avec la fin de la dernière saison. Je suis en mesure de mieux me tirer d’affaire contre les adversaires plus gros. Dans un calendrier de 82 matchs, j’ai l’impression que ça pourra faire une différence. »

La rapidité, la combativité et les habiletés de Paul Byron autour du filet adverse, mélangées au talent de Kotkaniemi, pourraient donner un cocktail intéressant.

À Suzuki de jouer

Nick Suzuki en est un autre qui a compris qu’il devait prendre de la masse musculaire pour espérer connaître du succès chez les professionnels. Mine de rien, le choix de premier tour des Golden Knights de Vegas en 2017 en est déjà à son troisième camp d’entraînement dans la LNH.

Dimanche, il a obtenu quelques occasions de faire bouger les cordages et il s’est démarqué à certains moments de la rencontre.

« C’était un peu plus intense que le tournoi des recrues, et je sais que le niveau d’intensité grimpera encore un peu plus [lors des matchs préparatoires]. Tout le monde veut être prêt pour la saison », a-t-il remarqué.

« Je crois que je peux tenir le rythme », a-t-il ajouté.

C’est bien, mais s’il veut jouer son premier match dans la LNH dans deux semaines et demie, il devra se montrer un peu plus convaincant.