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Les Alouettes dans la bonne direction

SPO-ALOUETTES DE MONTREAL VS ROUGHRIDERS DE LA SASKATCHEWAN
Photo Agence QMI, RICK ELVIN Eugene Lewis et ses coéquipiers des Alouettes n’abandonnent jamais, cette saison.

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REGINA | Les Alouettes ont perdu un premier match depuis le 9 août, samedi à Regina. Je suis assez confiant pour dire qu’ils vont se relever et qu’on aura droit à une bonne fin de saison de leur part.

Ça fait deux semaines que j’observe cette équipe de plus près. Sur le terrain, elle est loin d’être parfaite. Elle commet encore beaucoup trop d’erreurs pour faire partie de l’élite de la Ligue canadienne.

Par contre, j’aime l’ambiance qui règne au sein de l’équipe. Le groupe d’entraîneurs et de joueurs a une attitude irréprochable dans un contexte qui est loin d’être facile. Avant même le premier coup d’envoi, ils auraient pu baisser les bras. Ils ne l’ont pas fait.

Ils ont plutôt décidé de s’accrocher et de contrôler ce qu’ils peuvent. C’est ce qu’on voit de leur part à chaque rencontre. Ce n’est pas toujours sexy, mais ils donnent un bon spectacle. Ça me rappelle un peu le Canadien la saison dernière.

J’ai bien aimé ce que j’ai entendu dans le vestiaire de l’équipe après la défaite de 27 à 25 contre les Roughriders. De la musique à mes oreilles. Pour la première fois depuis fort longtemps, j’ai vu de la frustration dans les paroles des joueurs. Les leaders ont pris leurs responsabilités devant les médias.

Cet état d’esprit a remplacé la complaisance dont on a été trop souvent témoins au cours des dernières saisons. C’est un gros pas en avant.

Jones, le seul patron

Lorsqu’on parle de caractère et d’attitude, ça part toujours du groupe d’entraîneurs.

Khari Jones accomplit un boulot remarquable. Son nom a circulé à quelques reprises pour des postes d’entraîneur-chef dans la LCF.

Toutefois, il n’a jamais décroché un de ces emplois. Selon moi, les équipes devaient s’interroger sur la personnalité de Jones et sur sa capacité à gérer un groupe de joueurs. Jones est un gars toujours souriant. Il donne l’impression de ne pas être sévère, mais ce n’est pas la réalité.

Il est capable de serrer la vis quand c’est le temps. Plusieurs joueurs me l’ont confirmé. Il n’a pas besoin de discours enflammés pour se faire comprendre. Ses yeux et ses expressions faciales parlent plus fort que ses paroles.

Son approche a permis de rassembler une équipe qui était en déroute. Il a réalisé tout un tour de force alors qu’il a été nommé seulement deux semaines avant le début du calendrier régulier. Le prochain propriétaire, peu importe son identité, n’aura d’autre choix que de le garder en poste. Sinon, ce serait une aberration.

Gros défi

Les Alouettes ont une fiche de 6-5. Avec sept matchs à jouer en saison régulière, ils sont en bonne position pour participer aux éliminatoires pour la première fois en cinq ans.

Au rythme où vont les choses, ils pourraient accueillir la demi-finale de l’Est au stade Percival-Molson. Ça pourrait rallumer la flamme des partisans, qui ont été échaudés au cours des dernières années.

Qui aurait pu prédire un tel dénouement alors que les Alouettes n’ont pas de propriétaire et de directeur général ? Personne.

Bianca doit mieux informer son agent

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Photo Agence QMI, Dominic Chan

J’ai été estomaqué d’apprendre que Bianca Andreescu ne donnera pas d’entrevue après son entraînement aujourd’hui à Montréal. À ce que je sache, la championne des Internationaux des États-Unis s’est développée en partie au Québec. Je ne blâme pas Andreescu, mais bien son agent Jonathan Dasnieres de Veigy. Comment a-t-il pu oublier les Québécois qui ont participé à l’éclosion de sa protégée ou ceux qui font encore partie de son équipe ? Un point de presse aurait été parfait, mais ça semble trop demandé.

Galchenyuk va rebondir

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Photo courtoisie

Alex Galchenyuk est dans un bon état esprit. Son arrêt à Pittsburgh sera déterminant pour sa carrière. Entouré de plusieurs joueurs de talent, l’échec n’est pas une option pour lui. Je crois qu’on assistera à un retour en force de sa part, surtout s’il a réglé ses problèmes à l’extérieur de la patinoire. Je peux parier que son agent Pat Brisson a demandé à Sidney Crosby de le prendre sous son aile. Avec le numéro 87, Galchenyuk ne pourra pas se traîner les pieds. J’ai déjà hâte au premier match Penguins-Canadien.

Canelo affronte Kovalev au bon moment

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Photo AFP

Canelo Alvarez va affronter Sergey Kovalev chez les 175 lb. Je ne vois pas un duel inégal. Tout est toujours calculé dans le clan du Mexicain. Vous n’auriez pas vu ce duel lorsque le Russe était champion unifié. Il avait encore son aura d’invincibilité. Malgré la différence de poids, je prédis une victoire d’Alvarez. Kovalev va tenter de contrôler la distance avec son jab, mais il est rendu prévisible dans ses attaques. Le clan Alvarez le sait très bien. La jeunesse et la puissance auront le dernier mot.

Piatti savait ce qu’il faisait

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Photo Agence QMI, Dominick Gravel

Une image vaut mille mots. Celle de Nacho Piatti en train de s’entretenir avec le président Kevin Gilmore était très forte après la défaite contre le FC Cincinnati. Ils ne parlaient pas de la pluie et du beau temps. Piatti discutait alors que Gilmore avait les bras croisés. Ils auraient pu avoir cette discussion ailleurs, mais non. Ils l’ont fait alors qu’il restait une caméra de TVA Sports dans le stade. Pas très malin. L’Impact est en train de couler à pic et ses chances de participer aux séries sont très minces. Un fiasco après pourtant un excellent début de saison.