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Les Saints dans le pétrin

Drew Brees a quitté le match après avoir tenté seulement cinq passes et la durée de son absence n’est pas déterminée pour le moment.
Photo AFP Drew Brees a quitté le match après avoir tenté seulement cinq passes et la durée de son absence n’est pas déterminée pour le moment.

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La défaite de 27-9 contre les Rams n’est pas la plus grosse perte du jour pour les Saints. C’est plutôt la blessure au pouce subie par Drew Brees qui pourrait les hanter si le vétéran quart-arrière devait rater les prochaines semaines.

Brees aurait disputé tout le match et ce n’est pas dit que les Saints auraient connu un sort différent. Le point n’est pas là, mais plutôt par rapport au fait que sans lui, les Saints deviennent plutôt prévisibles et ordinaires à l’attaque. La défaite à sens unique subie aux mains des Rams le démontre bien.

Brees n’a plus le bras d’antan et certaines de ses passes commencent à manquer de jus. Néanmoins, sa précision chirurgicale en fait un quart-arrière infiniment plus performant que son substitut, Teddy Bridgewater, qui a été limité à 165 verges en 17 passes complétées sur 30 tentatives. Sa faible moyenne de 5,5 verges par tentative de passe démontre que l’offensive des Saints souffrait d’anémie sans son général.

Situation inquiétante

Quand on sait que Brees complète plus de 70 % de ses passes de manière routinière, on saisit bien l’ampleur du gouffre dans lequel les Saints sont plongés s’il doit s’absenter à court ou moyen terme.

Ce qui est le plus inquiétant dans son cas, c’est que sur les lignes de côtés, il n’a même pas été en mesure d’agripper un ballon. La médecine fait bien des miracles, mais comment présumer qu’il sera rapidement capable de lancer avec la vélocité attendue ?

Dans toute sa carrière, Brees n’a raté qu’un départ en raison de blessure. S’il n’a pas été en mesure de revenir dans le match, c’est donc qu’il souffrait considérablement.

C’est sans compter qu’en plus de Brees, les Saints ont perdu les services du joueur de ligne offensive Andrus Peat, du receveur Tre’Quan Smith et du secondeur AJ Klein. Les Saints ont la particularité de présenter un alignement partant très solide, mais la profondeur derrière fait largement défaut. C’est donc un dossier à suivre.

Un message fort

Tout cela étant dit, il ne faut pas passer sous silence à quel point les Rams ont passé un message fort dans cette victoire sans équivoque.

Oui, le spectacle a été fortement gâché par le départ hâtif de Brees, mais les Rams ont démontré qu’ils n’avaient rien perdu de leur force de frappe.

Depuis la défaite au Super Bowl face aux Patriots, match au terme duquel plusieurs ont crié hâtivement à la fin des émissions pour l’attaque des Rams, tout indique que le lendemain de veille attendu n’aura pas lieu.

Ce n’est pas aussi fluide et aisé que la saison dernière, mais l’équipe gagne de différentes façons et a quand même inscrit en moyenne 28,5 points en moyenne à ses deux premiers matchs.

Autre signe encourageant, même sans un Todd Gurley au sommet de son art, le quart-arrière Jared Goff a mené les siens à six présences dans la zone payante, à l’intérieur de la ligne de 20 verges de l’ennemi. Là où les Rams devront corriger certaines lacunes, c’est que seulement trois de ses six présences se sont soldées par des touchés.

Défensivement, les Rams ont limité l’attaque des Saints à 244 verges en 11 séries offensives, pour une moyenne maigrichonne de 4,3 verges par jeu. Ils ont surtout réduit au silence le porteur Alvin Kamara, qui a été sous-utilisé par les Saints.

Comme quoi les Rams n’ont pas toujours besoin d’offrir le meilleur spectacle en ville pour arriver aux mêmes résultats. La victoire avant les statistiques, Sean McVay ne s’en plaindra pas.

 

Gagnants

Les 49ers

Sans trop faire de bruit, les 49ers s’imposent comme l’une des bonnes équipes en ce début de saison, eux qui ont marqué plus de 30 points à leurs deux premiers matchs pour la première fois depuis 1998. Ils ont accumulé 572 verges d’attaque face aux Bengals.

Lamar Jackson

Le quart-arrière dynamique des Ravens ne dérougit pas. Il est devenu le premier depuis Russell Wilson en 2014 à connaître un match de plus de 250 verges par la passe et 100 par la course sans commettre de revirements.

Les Packers

Ce n’était donc pas une illusion la semaine dernière. Leur défensive a enfin du chien ! Vrai que ça n’a pas été facile contre la course, mais les têtes fromagées ont quand même généré quatre revirements. Aaron Rodgers n’a plus besoin de gagner un match à lui seul.

Les Seahawks

Les Seahawks n’ont pas l’habitude d’être à leur meilleur sur la route, mais ils ont offert une prestation complète à Pittsburgh et se retrouvent à 2-0. Russell Wilson a contribué avec 300 verges et trois passes de touché, appuyé par un jeu au sol qui a grugé 152 verges.

Eddy Pineiro

D’accord, ce n’est pas la rubrique idéale pour les botteurs. Mais quand ils le méritent, pourquoi pas ? Eddy Pineiro, le nouveau botteur des Bears, a réussi un placement dramatique de 53 verges en fin de match, en plus de réussir ses deux précédentes tentatives. Un nouveau héros est né pour les Ours !

 

Perdants

Kirk Cousins

Quelle monumentale crampe au cerveau en fin de match, quand les Vikings cognaient à la porte des buts ! Sa décision mal avisée a mené à l’interception fatale et le quart-arrière a le don d’alimenter ses détracteurs.

Kliff Kingsbury

On nous rabâche sans cesse à quel point Kingsbury est la plus grande invention depuis le pain tranché. Pour un innovateur, l’entraîneur-chef des Cards a la gâchette timide, décidant d’y aller avec trois placements à l’intérieur de la ligne de 5 des Ravens, même si son club tirait de l’arrière.

Les Jaguars

Non seulement l’offensive est fade à mourir, mais en défensive, la tension monte. L’entraîneur-chef Doug Marrone et son demi de coin Jalen Ramsey se sont enguirlandés dans une scène digne de Beautés désespérées sur les lignes de côté. Pas chic !

Les Steelers

À 0-2, les Steelers se creusent un trou dont il sera difficile de sortir. Mais encore pire, ils ont perdu en cours de route les services de leur quart-arrière Ben Roethlisberger, blessé au coude, et de leur porteur James Conner, blessé au genou.

Les Dolphins

Pour l’ensemble de l’œuvre. Franchement, c’est honteux d’offrir un produit si minable.

 

5 jeux de la semaine

Drew Brees a quitté le match après avoir tenté seulement cinq passes et la durée de son absence n’est pas déterminée pour le moment.
Photo AFP

1. Interception du « King »

Tandis que les Vikings surfaient sur une longue poussée à l’attaque au quatrième quart dans le but de prendre l’avance pour une première fois dans le match face aux Packers, Kevin King a joué les héros pour les Packers. Affecté à la couverture de Stefon Diggs, il a intercepté la passe de Kirk Cousins et le jeu s’est avéré un moment clé dans une victoire cruciale des Packers, dans un duel de division.

2. Darius Slay dit non

Il n’y a pas qu’à Green Bay qu’une interception à la dernière minute a sauvé les meubles. À Detroit, les Lions ont profité d’un tel scénario, encore plus dramatique, quand le demi de coin étoile Darius Slay a intercepté Philip Rivers dans la zone des buts avec 1 min 3 s à jouer. Le jeu a permis aux Lions de reprendre le ballon et d’écouler le temps. Voilà un joueur qui ne reçoit pas assez d’amour.

3. Touché d’un gros bonhomme

Les Titans ont perdu face aux Colts, mais il importe de souligner un moment fort pour le bloqueur David Quessenberry. Le gros bonhomme a inscrit un touché sur un jeu truqué, lorsqu’il a capté une passe de Marcus Mariota dans la zone des buts. Il y a le jeu qui étonne, mais par-dessus tout, Quessenberry est un survivant du cancer, qui avait été libéré l’an dernier par les Texans après avoir vaincu la maladie.

4. Kupp va bien !

Le receveur des Rams, Cooper Kupp, a vu sa dernière saison gâchée par une déchirure du ligament croisé antérieur. Il revenait au jeu cette saison et plusieurs se questionnaient quant à une possible perte d’explosivité. Il a démontré qu’il se porte merveilleusement bien sur une réception de 67 verges où il a usé de vitesse et de feintes pour brûler la défensive des Saints au grand complet.

5. Mahomes et Hardman

Pas de Tyreek Hill ? Pas de problème ! Le receveur recrue des Chiefs Mecole Hardman a inscrit son premier touché en carrière sur une bombe de 42 verges de Patrick Mahomes, au deuxième quart, face aux Raiders. Hardman en est un autre qui est doté d’une vitesse paranormale avec les Chiefs, qui n’offrent jamais un spectacle ennuyeux.