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Moins de monde au Festival western de Saint-Tite, selon des commerçants

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SAINT-TITE | La pluie a nui à l’achalandage du Festival western de Saint-Tite cette année, selon des commerçants qui ont remarqué une baisse des ventes. Il a plu les deux samedis de cette 52e édition qui a pris fin dimanche.

Certains commerçants rencontrés sur place par l’Agence QMI ont que cela a été ressenti dans les rues du village mauricien.

La propriétaire de la boutique Ride On, de Nicolet, Sandra Veillette, en était à sa treizième année au même endroit et a observé une diminution depuis deux ans.

Photo Agence QMI, AMÉLIE ST-YVES

«Depuis le 50e, je dirais qu’il y a de moins en moins de gens. Tout coûte de plus en plus cher: les campings ont augmenté, les billets de rodéo ont augmenté. C’est pour ça aussi que vous voyez de moins en moins de kiosques sur les lieux», a-t-elle précisé.

Un producteur et vendeur d’agneau de Saint-Barnabé-Nord, en Mauricie, a aussi noté une bonne baisse d’achalandage, qu’il attribue à la météo. Il déplore par ailleurs les coûts d’exploitation.

«Le coût de la location augmente à tous les ans. Nous, ça fait 18 ans qu’on est ici, et (le coût du loyer) a augmenté de 80 %», a mentionné François Gélinas, de la Cantine Line et François.

Photo Agence QMI, AMÉLIE ST-YVES

Le propriétaire du dépanneur du coin n’a pour sa part pas remarqué de baisse.

«Je ne suis vraiment pas inquiet, on fait nos chiffres de l’année dernière. Ça a bien été. On est un bon indicateur du pouls, parce qu’on est les deux constantes: la bière et les cigarettes», a indiqué le propriétaire du Dépanneur du Moulin, Charles Baril.

À l’abri

La pluie a toutefois avantagé certains commerçants, surtout ceux installés sous des tentes, comme Les grillades à Poudrette, de Saint-Rémi, en Montérégie, qui a connu sa plus grosse année de ventes.

Photo Agence QMI, AMÉLIE ST-YVES

«Ici, ça a été de 25 à 30 % plus fort que d’habitude. Notre idée de salle à manger fait en sorte que beau temps, mauvais temps, les gens viennent ici. Quand il y a du soleil, ils veulent de l’ombre, et quand il y a pluie, ils veulent être à l’abri», a indiqué Patrick Poudrette, qui est au même endroit depuis cinq ans.

Possible

Le directeur général du Festival western de Saint-Tite, Pascal Lafrenière, ne confirme pas de baisse d’achalandage pour le moment, en attendant les chiffres officiels qui seront connus en octobre. Il est toutefois possible que les gens aient simplement été davantage à l’intérieur des chapiteaux que sur la rue, selon lui.

Photo Agence QMI, AMÉLIE ST-YVES

«Est-ce qu’il y aura eu moins de monde? Ça se peut. On aura le chiffre final plus tard. Mais au niveau de l’achalandage de la billetterie, c’était comparable aux années passées», a indiqué M. Lafrenière.