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Rouge et Or: une offensive bien timide

Le Rouge et Or fait le post mortem de sa défaite de samedi face aux Carabins

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Photo Agence QMI, Toma Iczkovits Samuel Chénard a connu un match difficile samedi après-midi contre les Carabins subissant entre autres trois interceptions.

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Dominante depuis le début de la saison, l’attaque terrestre du Rouge et Or de l’Université Laval a été limitée à 85 petites verges dans la défaite de 23-18 face aux Carabins de l’Université de Montréal, samedi.

L’attaque aérienne a été aussi timide avec des gains de 86 verges. « Par la course et par la passe, nous n’avons rien accompli, a résumé le coordonnateur offensif Justin Éthier. Ceci dit, tout le crédit revient aux Carabins. Ils ont super bien joué. Leur défensive a été très agressive, et ils amenaient beaucoup de monde. Ils nous ont défiés de gagner nos batailles à un contre un. Il aurait fallu réussir quelques jeux clés. Leur défensive a eu le dessus sur notre offensive. Ce n’est pas facile un match comme ça, et c’est pourquoi c’est important d’apprendre beaucoup de notre équipe. »

Samuel Chénard a connu un début difficile à son premier match en carrière face aux Carabins. « Sam était nerveux, et ce n’est pas évident, a souligné Éthier. C’était seulement son troisième départ en carrière et c’était à Montréal. »

« Le touché en fin de première demie a fait du bien, d’ajouter Éthier, mais nous avons raté quelques opportunités au troisième quart. On a raté un touché par quelques pouces sur une passe un peu trop longue à Vincent Forbes-Mombleau, qui avait effectué toute une feinte pour amener le demi défensif à glisser. Pour connaître du succès au football canadien, tu dois connaître du succès par la passe. »

Une pression constante

La ligne offensive en a eu plein les bras. « On n’a pas fait une mauvaise job, mais les Carabins amenaient toujours un gars de plus qu’on ne pouvait pas bloquer, a expliqué le garde Samuel Thomassin. Exercer de la pression a toujours été l’identité des Carabins. On a réussi quelques bons gains, mais il faut être plus patient parce que leur front bouge beaucoup. Nous n’étions pas loin de notre profit à quelques reprises. Ils ont joué à trois joueurs de ligne défensive, mais leurs secondeurs étaient beaucoup impliqués, et Samuel Rossi évoluait aux deux positions. »

« Crédit aux Carabins, qui possèdent une très bonne défensive », d’ajouter le choix de 2e ronde (19e au total) des Alouettes de Montréal au dernier repêchage. « C’est toujours difficile à Montréal, mais, normalement, on se voit trois fois par année. »

Si la défensive des Carabins a été agressive, il en va de même pour les unités spéciales. Sur un troisième essai et trois à la ligne de 27 du Rouge et Or avec une priorité de 16-5, les Carabins ont joué d’audace en tentant un jeu truqué sur une tentative de placement de 27 verges. Le teneur Raphaël Major-Dajenais a remis le ballon à Marc-Antoine Dequoy, qui a été freiné avant d’obtenir le premier essai.

« Ce fut une décision d’équipe, a indiqué l’entraîneur-chef Danny Maciocia. On s’était dit qu’on voulait être agressifs. On n’a pas de regret et on vit avec la décision. Laval a bien exécuté pour nous arrêter. »

William Lavoie a réussi son pari

Ce fut plus long que prévu, mais William Lavoie a réussi à se tailler une place dans l’alignement du Rouge et Or.

Non admissible l’an dernier, pour des raisons scolaires, le centre arrière a finalement disputé son premier match en lever de rideau de la saison contre Sherbrooke, match où il était partant parce que Félix Garand-Gauthier avait raté quelques entraînements pendant la semaine en raison d’une blessure à une main.

« Je vis mon rêve tous les jours et je ne le réalise pas encore, a exprimé Lavoie. Ce fut difficile l’an dernier. Le premier mois a été très, très difficile, mais c’était de ma faute à 100 % parce que j’ai fait des mauvais choix au cégep. Après un mois, j’ai fait la paix avec ma situation, j’ai amené une belle énergie et j’ai tout fait pour aider les gars dans la préparation. »

Jeux marquants

Partant contre le Vert et Or, Lavoie s’est illustré samedi contre les Carabins de l’Université de Montréal en bloquant un botté de dégagement, tard au deuxième quart, lequel a mené au seul touché du match du Rouge et Or réussi par Antoine Dansereau-Leclerc, qui marquait son premier majeur en carrière. Lavoie s’est de nouveau mis en évidence dès le premier jeu du troisième quart, quand Luca Perrier a échappé le botté d’envoi et qu’il a été en mesure de récupérer le précieux objet dans une mer de gilets bleus.

« Mathieu [Bertrand] nous place dans de bonnes situations sur les unités spéciales, a raconté le produit du Noir et Or de Valleyfield. Je lui fais confiance et j’ai réussi un jeu. Ce jeu nous a procuré une belle étincelle, mais le match n’a pas tourné comme on le voulait. »

« Quant à l’échappé recouvert, je ne me suis pas posé de questions, poursuit Lavoie. J’ai sauté sur le ballon. Il y avait beaucoup de gilets bleus. J’aime les unités spéciales et j’y prends goût. Je veux aider l’équipe de toutes les façons possibles. J’étais partant lors du premier match, mais je n’ai aucune gêne à dire que c’est le poste de Félix. J’aime mieux le voir sur le terrain. »