/sports/opinion/columnists
Navigation

Un malaise incompréhensible

Carey Price et ses coéquipiers du Tricolore sont soumis à un barrage de questions des médias après chaque entraînement et chaque match. Ça va avec le marché et l’importance qu’on accorde à l’équipe dans la communauté.
Photo d’archives, Pierre-Paul Poulin Carey Price et ses coéquipiers du Tricolore sont soumis à un barrage de questions des médias après chaque entraînement et chaque match. Ça va avec le marché et l’importance qu’on accorde à l’équipe dans la communauté.

Coup d'oeil sur cet article

C’est vrai qu’il y a beaucoup de journalistes et de caméramans dans le vestiaire du Canadien après un match ou un entraînement. On se marche sur les pieds. Mais ça va avec le marché et l’importance qu’on accorde à l’équipe dans la communauté.

Le Canadien est à la LNH ce que les Yankees de New York sont au baseball, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre à la NFL et les Celtics de Boston à la NBA.

Les médias sont présents en aussi grand nombre à Toronto pour les Maple Leafs, à Boston pour les Bruins, à New York pour les Rangers, à Philadelphie pour les Flyers, à Los Angeles pour les Kings, à Chicago pour les Blackhawks ou à Detroit pour les Red Wings.

Il y a des marchés intermédiaires comme San Jose, Tampa, Pittsburgh, Las Vegas ou Nashville et des endroits où le hockey vient loin derrière comme Raleigh, en Caroline, et Sunrise, en Floride.

Politique similaire à Toronto

Les Leafs préconisent une politique similaire à celle du Canadien envers les médias. Le contrôle est même peut-être plus serré.

Il fut un temps où les gens du service des relations avec les médias se tenaient littéralement au beau milieu des mêlées de presse dans le vestiaire.

Ça donnait ce qu’on observe chez le Canadien depuis une quinzaine d’années. Les joueurs ne disaient pas grand-chose et sont devenus aseptisés et conditionnés avec le temps.

Pourquoi est-ce si compliqué ?

Les choses ne devraient pas être aussi compliquées. Le hockey est un sport, c’est du divertissement. Il y a de bonnes histoires à raconter quand on nous laisse bien faire notre travail.

Lorsque mon collègue Jonathan Bernier dit qu’il accueille la fin de la saison du Canadien comme une libération, ça en dit long sur le climat de lourdeur qui sévit dans l’entourage de l’équipe.

C’est avec plaisir que lui et ses confrères attitrés à la couverture quotidienne du Canadien suivent les autres équipes de la Ligue dans les séries. C’est plus facile.

J’ai vécu la même chose à mes dernières années sur le beat du Tricolore. Mais ce n’est pas normal. Il faudrait bien que ça change.