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Une famille échappe de justesse aux flammes

À Mascouche, les autorités soupçonnent qu’il s’agit d’un feu d’origine criminelle

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Photo Agence QMI, Pascal Girard Cet immeuble de Mascouche a été complètement ravagé par les flammes la nuit dernière, sur le chemin Saint-Henri. Les autorités croient que la thèse criminelle pourrait expliquer l’origine du brasier. 

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L’incendie criminel qui a ravagé un immeuble de Mascouche la nuit dernière aurait pu avoir une tournure beaucoup plus dramatique si un père n’avait pas été réveillé pour sortir sa famille du dernier étage.

« Mon chum jouait à un jeu vidéo, et c’était le seul à être réveillé dans le bloc. Une demi-heure plus tôt, il voulait aller se coucher et, finalement, il est resté éveillé. Une chance, parce que, sinon, on aurait tous été brûlés [...] c’est grâce à lui que tout le monde est vivant », relate Jessica Lyonnais, encore sous le choc qu’elle, son conjoint et leurs deux enfants soient encore en vie.

La petite famille n’a eu que quelques minutes pour évacuer, n’emportant rien avec elle, alors que les flammes se sont déclarées vers 1 h du matin.

« Le temps de descendre l’escalier, et ça s’est enflammé. Une minute de plus, et ma famille et moi ne serions plus là. On aurait vraiment pu y passer, laisse-t-elle tomber. On n’a pas dormi de la nuit. On a tout perdu. On n’a plus les clefs des voitures, plus de cartes, plus d’argent, plus rien. »

Or, malgré la panique, le père a tout de même pris le temps d’alerter les autres occupants de l’immeuble, criant et sautant de toutes ses forces pour prévenir tout le monde. Heureusement, on ne compte aucun blessé parmi tous les locataires.

« J’ai sauté comme un fou sur le plancher pour réveiller les voisins d’en bas, raconte Christopher Auger-Hamel. J’ai défoncé la fenêtre du rez-de-jardin pour alerter, mais [une de mes voisines] était déjà sortie. »

Enfant traumatisé

Le couple dans la vingtaine ainsi que ses enfants, âgés respectivement de quatre ans et deux ans et demi, vont être temporairement accueillis par des membres de leur famille qui habitent à proximité.

« Un de mes garçons est autiste et, aujourd’hui, il est traumatisé, il capote. Il me demande : “Quand est-ce qu’on retourne à la maison ?” », laisse tomber Jessica Lyonnais, alors qu’elle raconte avoir dû faire passer ses enfants par-dessus la clôture pour les éloigner du bâtiment enflammé.

Thèse criminelle

Les autorités croient que la thèse criminelle pourrait expliquer cet incendie, dont le motif n’est pas encore connu pour l’instant. L’immeuble serait une perte totale.

« On a fait l’examen de la scène en compagnie d’un technicien de la Sûreté du Québec et on soupçonne fortement un geste volontaire. L’enquête se poursuit », a précisé André Pyton, capitaine à la police de Mascouche.

Selon ce dernier, la vitesse de propagation et l’endroit où les flammes ont pris naissance sont les éléments les plus suspects dans cette affaire.