/sports/soccer/impact
Navigation

À la recherche de fierté

Joey Saputo s’est rendu dans le vestiaire pour s’adresser aux joueurs samedi soir

Le propriétaire de l’Impact Joey Saputo a remis les pendules à l’heure quand il s’est rendu dans le vestiaire de l’Impact après le revers contre le FC Cincinnati, samedi soir.
Photo d’archives, Pierre-Paul Poulin Le propriétaire de l’Impact Joey Saputo a remis les pendules à l’heure quand il s’est rendu dans le vestiaire de l’Impact après le revers contre le FC Cincinnati, samedi soir.

Coup d'oeil sur cet article

L’entraînement de l’Impact s’est amorcé par un long caucus d’une vingtaine de minutes lundi matin.

Wilmer Cabrera en a profité pour faire un appel à la fierté et à la volonté des joueurs de mieux faire. Sans doute comme l’a fait Joey Saputo lors de sa visite dans le vestiaire après le match.

Par la suite, on s’est entraîné dans la bonne humeur pour chasser la morosité ambiante.

On a donc multiplié les exercices favorisant l’esprit d’équipe histoire d’aider cette bande désarticulée à se reconstruire un peu et à retrouver du plaisir. À en juger par les clameurs régulières pendant les exercices, ç’a peut-être fonctionné.

Honteux

Les hommes de Cabrera avaient grandement besoin de retrouver le sourire et le plaisir simple de jouer.

Ceux-ci ont subi un honteux revers de 1 à 0 contre le FC Cincinnati, la pire équipe de la MLS, samedi au Stade Saputo.

Pis encore, le Bleu-blanc-noir vient de subir deux jeux blancs à ses deux dernières sorties à domicile en pleine course aux séries.

Et l’Impact n’a pas le temps de s’apitoyer sur son sort puisqu’il disputera mercredi le premier match de la finale du Championnat canadien contre le Toronto FC, encore une fois au Stade Saputo.

Visite

La rencontre de samedi a tellement déraillé que le propriétaire de l’équipe, Joey Saputo, est allé faire un tour dans le vestiaire après le match, comme on le mentionnait plus tôt.

On ne peut pas confirmer si les poubelles ont subi ses foudres. Mais on peut vous dire que les joueurs ont entendu son message.

« C’est sûr que ce n’était pas pour nous féliciter, a reconnu Samuel Piette lundi midi. Il est là quand on gagne ou on perd et il est venu remettre les pendules à l’heure. »

Arrivé en ville depuis à peine quelques semaines, Wilmer Cabrera soutient qu’il n’a pas été dérangé par la visite impromptue du grand patron, affirmant qu’il a déjà vu bien pire du temps où il était joueur.

« Il est le propriétaire et il voulait encourager les joueurs. Il voulait s’exprimer comme propriétaire, je ne vois pas de problème.

« J’ai joué avec l’équipe de Colombie. Vous avez vu la série Narcos, j’ai joué à Cali à cette époque. Ça, c’était difficile, c’était effrayant. Ici, ce n’est rien. »

Coup de fouet

Alors que la visite d’un proprio dans un vestiaire peut déstabiliser une équipe, c’est potentiellement l’effet contraire qui pourrait arriver mercredi soir contre Toronto.

« Je pense que ç’a fouetté les gars positivement, affirme Piette. Savoir que la plus grosse personne du club est là à nos côtés, c’est important. »

Si on ajoutait à cela un triomphe en Championnat canadien, la fin de saison pourrait être plus belle qu’anticipée, prévient le milieu de terrain.

« On est conscients de la situation dans laquelle on est, mais on sait aussi ce qui est possible avec une victoire en Championnat canadien. Ça peut renverser la vapeur. »

Il n’en demeure pas moins qu’après un revers qui fait mal, les joueurs n’ont certainement pas envie de voir débarquer le proprio.

On s’entend que malgré la version officielle toute douce, Saputo est reconnu pour son caractère bouillant et il a certainement passé tout un savon à tout le monde présent dans le vestiaire.

Pression

Comme la plupart des entraîneurs, Cabrera tente de dévier la pression et de la prendre sur ses épaules pour qu’elle ne repose pas sur celles de ses joueurs. Il dit même carburer à la pression.

« Si je ne ressens pas de pression, je ne veux pas être ici. Le soccer est un sport où on doit avoir de la pression en tout temps. »

Il croit par ailleurs que malgré la lente agonie de l’équipe depuis le début de l’été, il n’aura pas besoin de faire de grand discours avant la rencontre de demain pour motiver ses troupes.

« Je ne crois pas qu’il faille travailler fort pour motiver les joueurs parce qu’ils le sont et ils sont conscients de l’opportunité qu’ils ont devant eux. On a deux matchs et on a une chance de gagner quelque chose pour le club. »

Une conquête de la coupe des Voyageurs est peut-être ce dont cette équipe a le plus besoin en ce moment.