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Deuxième recours collectif sur la poussière

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Le responsable de la poussière dans les quartiers centraux de Québec serait le transport routier et non les opérations portuaires, selon l’Administration portuaire de Québec.

À peine quelques semaines après avoir eu gain de cause et obtenu un dédommagement pour un épisode de poussière rouge, l’instigatrice de cette longue bataille, Véronique Lalande, est une fois de plus devant les tribunaux pour des contaminants émis dans l’air à partir de l’automne 2010. Ce deuxième recours collectif touche plus de zones que le premier recours, et ce, sur une période plus longue d’environ 10 ans.

Cette fois, le montant réclamé est de 1000 $ par citoyen touché par année. Environ 38 000 citoyens habitent cette zone de la ville de Québec.

Le premier recours collectif visait un épisode de poussière rouge le 25 octobre 2012. Les résidents concernés peuvent présentement s’inscrire pour obtenir un dédommagement pouvant atteindre 200 $.

La faute aux routes

En début d’audition, l’avocat de l’Administration portuaire de Québec, Me Vincent Rochette, a indiqué que selon une étude effectuée entre 2017 et 2018, les opérations portuaires n’étaient responsables que de 2,8 % de la poussière urbaine dans les quartiers centraux. Selon son argumentaire, le secteur du transport routier « est de loin » le grand responsable de la poussière urbaine en raison de l’épandage et du sel de déglaçage.

Ces abrasifs sont « trappés » pendant l’hiver et rejetés dans l’air au printemps, puis en été par le vent et la circulation, toujours selon l’argumentaire de APQ. L’organisation dit travailler depuis à bonifier ses pratiques environnementales pour diminuer sa contribution à la poussière dans la ville.

Une soixantaine de résidents de la zone devraient être entendus pendant les auditions. Le premier témoin, Patrick Nobert, habite Limoilou sur la 8e Avenue depuis 2002. Il dit avoir beaucoup de difficulté à nettoyer son balcon, indiquant qu’il s’agit de « poussière fine et abrasive ». Une autre témoin est venue dire que la poussière ressemblait à de « l’argile ».

Quant à Véronique Lalande qui assiste aux audiences, elle se dit « vraiment confiante » de convaincre le juge. « La différence, c’est qu’on a gagné le premier. [...] On rentre quand même avec la confiance que dans un cadre factuel, juridique, on peut y arriver », a-t-elle commenté en marge du débat.