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Les coûts détaillés du tram sont «confidentiels»

Le maire de Québec dit être lié par une entente avec le provincial et le fédéral

Lors de la séance du conseil, hier, le maire de Québec a dit avoir hâte d’expliquer « pourquoi on est rendus à 712 M$ de réserve » pour le projet de tramway. « Si j’avais le choix, je le dirais ce soir, mais on a des partenaires et on ne peut pas faire ce qu’on veut. »
PHOTO JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS Lors de la séance du conseil, hier, le maire de Québec a dit avoir hâte d’expliquer « pourquoi on est rendus à 712 M$ de réserve » pour le projet de tramway. « Si j’avais le choix, je le dirais ce soir, mais on a des partenaires et on ne peut pas faire ce qu’on veut. »

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Régis Labeaume dit avoir hâte de rendre publics les coûts détaillés du projet de tramway et trambus à 3,3 G$, mais qu’il n’a pas l’autorisation des gouvernements pour aller de l’avant en raison d’une entente de confidentialité.

« Il y a un dossier d’affaires et ce dossier-là est confidentiel à la demande des gouvernements. C’est dans la directive. C’est comme ça que ça marche dans les grands projets », a dit le maire de Québec, lundi soir lors de la séance du conseil municipal, talonné par les élus de Québec 21 qui promettent de revenir à la charge à répétition sur le sujet cet automne.

« Quand bien même l’opposition se pétera la tête après les murs, c’est comme ça que ça marche. On va sortir des éléments quand on pourra le faire », a ajouté M. Labeaume, précisant qu’il était impensable de rendre public le dossier d’affaires « tant qu’on n’aura pas été en appel de qualification et en appel d’offres ».

Questionné plus tôt dans la journée sur le sujet, en marge d’un point de presse, le maire avait répété qu’il ne diffuserait pas de chiffres précis afin d’éviter d’influencer les entreprises qui déposeront éventuellement une soumission pour les différents lots du mégaprojet.

« Pour les gens qui vont répondre à l’appel d’offres, on n’ira pas dire : “On a prévu payer tant.” Bien non », a-t-il insisté, répétant que la procédure est « exactement la même » pour tous les projets d’immobilisation.

Le maire a ensuite tenté de se faire rassurant quant à l’utilisation des fonds publics, disant avoir la responsabilité d’agir en « bon gestionnaire ».

« On va être totalement transparents sur tout ce qu’on peut, sauf qu’on va rester intelligents, c’est-à-dire protéger l’argent des gens qui payent des taxes, a-t-il exprimé. D’autre part, 91 % du 3,3 milliards $ est géré par les deux gouvernements. Nous autres, on gère 9 % de ça. Vous avez toute la machine administrative, le bureau de projet, le comité de réalisation, le comité de coordination [...] Je pense qu’il y a assez de monde au gouvernement qui s’en occupe pour s’assurer que c’est bien dépensé. »

Coûts d’exploitation

Interrogé sur les coûts d’exploitation du futur réseau de transport structurant, qui relèveront de la Ville, le maire a également promis des réponses en temps et lieu.

Les coûts d’exploitation du défunt projet de SRB, qui couvrait une distance de 37,8 km à Québec et Lévis, avaient pourtant été rendus publics en 2015. Ils étaient alors évalués à plus de 40 M$ par an.

« Ça va venir... Il faut qu’on soit stratégiques dans nos affaires [...] On est en train de les raffiner, coin de rue par coin de rue. C’est un gros travail. C’est sûr qu’il y a un paquet de politiciens qui disent : “Moi, je veux le savoir”. Mais eux autres, ils n’ont pas à le gérer, ils n’ont aucune responsabilité. Il se fait beaucoup de démagogie là-dessus », a lancé le maire.