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Konrad Sioui s’en prend au «colonialisme» du maire

L’histoire du casino continue de causer des flammèches

Konrad Sioui, Grand chef
Photo Simon Clark Konrad Sioui, Grand chef

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Les déclarations de Régis Labeaume au sujet d’un éventuel avènement d’un casino à Wendake s’apparentent à du « colonialisme », a tonné Konrad Sioui, grand chef de la Nation huronne-wendat.

« Le maire [de Québec] outrepasse ses capacités. C’est de l’ingérence pure et simple dans la souveraineté d’une nation. Nous autres, on n’accepte pas ça du tout [...] Il faut faire attention à ça. C’est du colonialisme », a réagi M. Sioui, lundi, en fin d’après-midi.

Ce dernier a tenu à préciser que sa nation n’a jamais eu le projet de construire un casino. La question qui lui a été posée, ces dernières semaines, concernait uniquement son intérêt d’accueillir le Salon de jeux de Québec à Wendake en cas de déménagement, a-t-il insisté.

« Dangereux et inutile »

Plus tôt en journée, Régis Labeaume a exprimé son opposition farouche à un casino géré par des intérêts privés, y compris si cela devait se faire sur le territoire de Wendake. Le maire a toutefois admis que « Wendake, en principe, peut faire ce qu’il veut sur son territoire ».

Aux yeux du maire, un casino privé augmenterait le niveau de la criminalité et serait « dangereux » et « inutile ».

« C’est juste du trouble potentiel. Je ne comprends pas le besoin [...] Les autochtones qui sont dans la misère ne sont pas à Wendake. Cette misère-là n’existe pas à Wendake », a-t-il réitéré.

Il s’est également demandé : « Pourquoi risquer de briser notre cohabitation pacifique [avec les autochtones] ? Pourquoi partir ce débat-là à ce moment ? C’est le pire des moyens de réconciliation. Pourquoi créer une brèche ? [...] »

Le doute subsiste

Chose certaine, Régis Labeaume affirme toujours vouloir mettre la main sur les terrains de la Défense nationale à Sainte-Foy, car « un doute » subsiste dans son esprit quant aux intentions réelles et précises des dirigeants autochtones.

De son côté, le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, a indiqué qu’il n’aime pas voir « le maire puis le chef commencer à se chicaner. » « C’est pas comme ça qu’on va continuer notre bonne relation qui perdure depuis plus de 400 ans. »

— Avec la collaboration de Jean-Luc Lavallée