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Fleury veut mêler les cartes

Le jeune défenseur est en compétition pour un poste à la ligne bleue

Après s’être illustré au camp des recrues, Cale Fleury s’est très bien tiré d’affaire dans le match face aux Devils, lundi.
Photo Ben Pelosse Après s’être illustré au camp des recrues, Cale Fleury s’est très bien tiré d’affaire dans le match face aux Devils, lundi.

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Un premier match préparatoire réussi et de bonnes performances en début de camp d’entraînement n’assurent certainement pas un poste dans une formation. N’empêche qu’ils peuvent néanmoins brouiller les cartes et créer des surprises. C’est exactement l’objectif de Cale Fleury.

Avec sa constante progression depuis l’an dernier, un camp des recrues à la hauteur des attentes et une entrée réussie à Montréal face aux Devils du New Jersey, le jeune défenseur droitier du Canadien s’est invité dans la bataille aux sixième et septième postes disponibles à la ligne bleue.

Comme Brett Kulak est bien assis au cinquième échelon dans la hiérarchie de Claude Julien, le reste devrait se décider entre Christian Folin, Mike Reilly et... Fleury.

Objectif avoué

D’un point de vue administratif, il serait tentant et logique de le renvoyer parfaire son jeu avec Joël Bouchard chez le Rocket de Laval. Mais s’il parvient à se démarquer à chacune de ses occasions, il forcera la main de l’état-major du Tricolore.

« Mon objectif principal, c’est de me faire une place avec le Canadien. Il faut que je livre le meilleur de moi-même et que je vole un poste. Hier [lundi], c’était décidément un pas dans la bonne direction », a noté le défenseur de 20 ans né en novembre 1998.

Très rares sont les arrières qui réussissent à se tailler un poste dans un alignement de la LNH à cet âge. Il est néanmoins décidé à créer la surprise et suivre les traces d’un certain Victor Mete, qui avait réalisé l’improbable à 19 ans.

« J’essaie d’attirer l’attention de la bonne façon. C’est ce que j’ai fait hier soir (lundi). Et je crois avoir réussi si je joue dans un deuxième match de suite », a signalé Fleury, qui devrait jouer avec Otto Leskinen à Bathurst, ce soir.

« Ce qu’il faut retenir, et c’est le plus important, c’est la constance, a-t-il ajouté. C’est bien de jouer un bon match, mais pour évoluer dans la LNH et y rester, il faut être bon chaque soir. »

C’est ce qu’il a appris l’an dernier. Il avait fait le saut des Pats de Regina, dans la Ligue junior de l’Ouest, au Rocket, dans la Ligue américaine. À ses 60 matchs à Laval qui lui ont permis de découvrir les rudiments de la vie d’un professionnel, il a cumulé 23 points et présenté un différentiel de -16.

Épatant

Depuis le début du camp d’entraînement, le jeune droitier a épaté bon nombre de ses coéquipiers. Le vétéran Phillip Danault a d’ailleurs observé son jeu attentivement dans la victoire contre les Devils.

« Il a vraiment été excellent. Il a fait bouger la rondelle et il a gardé la tête haute du haut de ses 6 pieds 1 pouce. Il est très bon et il se démarque jusqu’à maintenant », a témoigné l’attaquant, qui le verra à l’œuvre sur la glace contre les Panthers de la Floride.

Julien n’a pas voulu s’exciter en évaluant le travail de son poulain. À son arrivée au camp, il dit avoir noté une grande progression. Laquelle ? L’entraîneur s’est arrêté là. Il veut lui laisser quelques entraînements et matchs avant de forger sa véritable opinion.

Leçon importante

Flottant sur un nuage en début de campagne 2018-2019, Mike Reilly avait par la suite considérablement ralenti au fil de la saison. Si bien que lors du dernier mois d’activités, il avait été laissé de côté par Julien.

Cette fois, le défenseur gaucher ne lèvera pas le pied. Il a appris de ses erreurs.

« Après 10 ou 15 matchs, j’étais devenu trop à l’aise dans ma position, car les choses se déroulaient bien. Je dois plutôt approcher chaque journée comme un nouvel essai. Je ne suis pas un joueur établi dans la LNH », a indiqué celui qui compte 160 matchs en carrière.

À son premier match préparatoire, Reilly patrouillera la ligne bleue à la gauche de Folin. Il ne peut se permettre de s’empêtrer, car au sein de la troisième paire, Fleury l’aura à l’œil, prêt à bondir sur un poste.