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La tempête laisse place à l’espoir

Le Challenge SSQ au PEPS ouvrira une nouvelle ère pour l’équipe féminine

Volleyball
Photo Richard BOUTIN Les entraîneurs Pascal Clément et Danny Da Costa entourent le libéro Rémi Cadoret et l’attaquante Maud Chapleau. Le Rouge et Or disputera le Challenge SSQ Assurance, vendredi et samedi.

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Le PEPS de l’Université Laval sera le théâtre de la 28e édition du Challenge de volleyball SSQ Assurance les 20 et 21 septembre.

Pour l’occasion, l’équipe féminine disputera son premier match sous les ordres du nouvel entraîneur-chef Danny Da Costa.

« C’est un gros nouveau départ, a raconté l’attaquante Maud Chapleau. Il y a beaucoup de nouvelles joueuses, un nouveau système de jeu, un nouvel entraîneur-chef et de nouveaux adjoints. On va jouer du volley qu’on n’a jamais joué dans le passé. »

« La dernière saison a été difficile et personne ne s’attendait à un changement d’entraîneur en cours de route, de poursuivre Chapleau. Personne ne s’attendait à ça. Nous avons été un mois sans pratiquer pendant la période des Fêtes, mais on a traversé la tempête en équipe et avec les adjoints. »

Silence radio

Les joueuses ne sont pas autorisées à commenter les raisons qui ont mené au départ d’Olivier Caron. Elles ont dû signer une entente de confidentialité.

En janvier dernier, quand la nouvelle est tombée, le Rouge et Or et Caron avaient convenu de ne pas commenter la séparation.

Avec le départ des finissantes et de quelques filles qui ont quitté, le Rouge et Or ne comptera que sur 12 joueuses, dont seulement quatre vétéranes.

« On peut avoir des aspirations, a assuré Chapleau. Ça me rappelle ma dernière saison à Garneau alors que nous étions jeunes. Nous avions néanmoins remporté le titre du RSEQ et terminé au 2e rang au championnat canadien. »

Da Costa est conscient du défi qui guette sa troupe. « Avec seulement 12 filles, il faudra éviter les blessures et bien gérer les périodes de repos, a-t-il mentionné. J’ai retiré les entraînements physiques du matin pour les remplacer par des sessions individuelles. On peut rivaliser avec les meilleures équipes si on demeure en santé, mais pourra-t-on le faire pendant 20 parties consécutives ? On ne pourra pas dépendre seulement de nos quatre vétéranes. Des recrues devront hausser leur jeu. Au départ, nous devions être seulement 10, mais j’ai recruté deux filles pendant l’été, dont Éloïse Ross-Tremblay qui est plus vieille et qui pourrait mériter un poste de partante ainsi que Lydia Lemelin qui a été joueuse par excellence en Division 2 avec Garneau. »

« Quant au système de jeu, on va miser sur les forces de chaque athlète, d’ajouter Da Costa. Nos adversaires ne sauront jamais ce que nous allons faire. On a adapté le système en fonction des athlètes. On essaie des choses. Parce que je suis nouveau, on repart à zéro avec les filles et leurs performances du passé ne comptent pas. »

Programme

Les filles affronteront les Aigles Bleus de l’Université de Moncton à compter de 18 h les 20 et 21 septembre.

Les hommes suivront face aux Mustangs de Western, formation qui devrait se retrouver parmi les quatre meilleures en Ontario selon l’entraîneur-chef Pascal Clément.

L’après Vicho

Que réserve l’après-Vicente Ignacio Parraguirre Villalobos à la formation masculine ?

« On ne remplacera pas Vicho qui est un joueur et un humain exceptionnel, mais nous avons un groupe homogène, a mentionné l’entraîneur-chef Pascal Clément d’entrée de jeu. On remplacera Vicho en équipe. Dix de nos 17 joueurs ont porté les couleurs des Titans de Limoilou. L’édition de cette année ressemble à celle de 2013 (championne canadienne). »

Clément ne souhaite pas identifier d’objectifs. « La question est plutôt de savoir si les gars ont le goût de relever le même défi qu’en 2019 en faisant aussi bien et pourquoi pas mieux. Relever un défi signifie qu’un gros travail attend les joueurs alors qu’un objectif vient avec une finalité. Malgré le retour de nombreux vétérans, il faudra éviter de faire un copier-coller avec la dernière saison qui a été exceptionnelle avec notre médaille de bronze au national. »

Toujours aux aguets

Rémi Cadoret estime que la compétition à l’interne sera un atout important malgré le départ de son colocataire chilien.

« Avec 17 joueurs, on n’aura pas le temps de niaiser et on va se faire changer rapidement si on connaît une mauvaise journée », a raconté le libero étoile qui revient d’une blessure qui lui a fait rater le championnat canadien.

« Ça va nous permettre de garder un bon rythme. Le départ de Vicho crée un trou dans l’équipe. On perd un excellent joueur, mais aussi un grand frère. Olivier Obomsawin a démontré au national qu’il possède le niveau pour affronter les meilleurs et la recrue Nicolas Fortin (joueur par excellence dans les rangs collégiaux) apporte de la puissance et de la hauteur. »