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L’arbitre Jonny Murray revient sur la main de Timo Meier

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Si la prochaine saison dans la Ligue nationale de hockey (LNH) est à nos portes, le juge de lignes Jonny Murray est au repos forcé après une opération pour réparer ses deux hernies.

L’officiel reprendra le boulot en novembre prochain. Chez lui à Québec, Murray a profité d’un entretien avec la chaîne TVA Sports pour revenir sur ses dernières séries éliminatoires, qui ont été marquées par la controverse – on parle de ce fameux but des Sharks de San Jose en prolongation du troisième match de la finale de l’Association de l’Ouest face aux Blues de St. Louis, au printemps dernier.

L’attaquant des Sharks Timo Meier avait passé la rondelle avec une main en territoire offensif vers son coéquipier Erik Karlsson et le défenseur avait inscrit le but gagnant. Le geste interdit n’avait pas été aperçu par Murray ni par ses trois collègues sur la glace.

«Les personnes qui se sentent le plus mal dans ces situations, ce sont les quatre gars sur la glace, a confié l’arbitre mardi, évoquant les quatre officiels. On est fier de ce qu’on fait, on ne veut pas décevoir notre famille, nos amis, nous-mêmes, ni la Ligue.»

Maintenant que la poussière est retombée, plusieurs mois après que les Blues de St. Louis se soient relevés de cet écueil et aient remporté la première coupe Stanley de leur histoire, Murray se réjouit de la décision de la LNH d’inclure n’importe quelle séquence devant normalement nécessiter un arrêt de jeu dans les demandes de révision vidéo.

«Je dis souvent à mes amis, à ma famille : "Écoutez, vous me dites que j’ai manqué tel jeu; vous, à la télé, ils prennent le meilleur angle des 72 caméras, donnent tous les détails – vous n’avez pas vraiment à vous concentrer."»

«Nous, sur la glace, ce n’est pas pour nous excuser, mais on a 12 joueurs en même temps sur la glace à regarder, donc ça va arriver parfois qu’on va manquer des infractions. Ça fait partie du jeu.»

Encore plus qu’une passe à la Timo Meier, d’autres aspects «illégaux» du livre des règlements de la LNH, et ce, à compter de cette saison.

«Si la rondelle sort du jeu, touche le filet derrière le gardien et revient sur la glace sans qu’on le voie, les entraîneurs auront le droit de demander une révision, tout comme les passes avec la main. C’est pour empêcher les choses qui se sont produites comme l’année passée», a résumé Murray.

Une autre décennie en tant qu’homme zébré?

À 45 ans, Murray entreprend la 20e saison de sa carrière dans la Ligue nationale avec une nouvelle approche. Signe des temps et des changements du style de jeu nord-américain, son entraînement est désormais davantage axé sur la santé cardiovasculaire et que la masse musculaire, dans l’intention d’ajouter quelques campagnes à sa carrière déjà longue de deux décennies.

«Dans mes cinq ou six premières années, la LNH voulait que les gars soient gros, avec plus de bagarres. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus sur le cardio. Alors, on s’ajuste et on suit la tendance si on veut rester le plus longtemps possible. En espérant en faire huit ou 10 autres, si mon corps me le permet!»

Convalescence oblige, Murray devra attendre à novembre 2019 avant de sortir à nouveau son sifflet.